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Emission :Acoustic

Kimberose

6 octobre 2018Durée :25 min

Elle est présentée comme la nouvelle diva de la soul : Kimberly Kitson Mills. À la tête du groupe de pop-soul français Kimberose, voix envoûtante, interprétation sobre, elle rend hommage à toutes les chanteuses de jazz et de soul qui l'inspirent, de Billie Holiday à Amy Winehouse, en passant par Nina Simone et Etta James. Sorti en 2017, l'EP « It's probably me » regroupait quatre titres, dont le très remarqué « I'm sorry » que l'on retrouve sur « Chapter one », le premier album de Kimberose.

Présentation : Sébastien Folin ; réalisation : Philippe Sommet.
Avec Kimberly Kitson Mills (chant), Anthony Hadjadj (guitare), Alexandre Delange (claviers), François Fuchs (contrebasse), Frédéric Drouillard (batterie).

Plus d'info sur l'épisode

Biographie

© Arno Lam

Cela vient d’abord des yeux. Avant même de la voix. Cette intensité, cette fêlure, on la reçoit en premier lieu par le regard de Kimberly Kitson Mills, ces prunelles de jais qui vous capturent instantanément, comme pour prévenir qu’il va se passer quelque chose de rare, que vous allez entrer dans un autre monde, où plus rien n’aura d’importance que les vibrations, les caresses, les révoltes d’une voix sans pareille. Cette voix convoque instantanément la mémoire des divas douloureuses du jazz et de la soul, de Billie Holiday à Amy Winehouse en passant par Nina Simone. Celles là, comme d’autres, avaient infusé leur organe dans les vapeurs délétères des hommes toxiques et des substances assorties. Kimberly a aussi cette lancinante souffrance intime qui fait les grandes chanteuses de musique de l’âme. Petite française née de l’immigration, elle a un père anglais, scientifique qui travaille alors en France, puis un peu partout dans le monde, et une mère également anglophone, immigrée du Ghana à Paris, parce qu’elle n’avait pu obtenir de visa pour l’Angleterre. Les migrations sont une chance, on ne le répètera jamais assez. Kimberly éprouve cette douleur fondatrice quand ses parents se séparent, lorsqu’elle a deux ans. Le manque de ce père trop peu vu, puis disparu brutalement quand elle a vingt ans, devient le socle de son expression, lui inspire une chanson signature, “George”, et transfigure son interprétation d’une soul intime : quand elle chante, sur scène, on sait pour qui elle vit sa musique. Lire la suite

Discographie

2018 : Chapter One

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