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Le blog planétaire

Le blog planétaire

Tout commence et se termine en chansons, d'Abidjan

par Israël Yoroba, 10 h en Côte d'Ivoire, jeudi 22 janvier 2009

L`artiste international de reggae Tiken Jah Fakoly commence très fort le nouvel an avec la sortie prochaine de son nouvel album intitulé, "Radio Libre". Un titre assez évocateur et quatre autres inédits pour attirer l`attention du peuple africain sur les grands changements intervenus dans le monde. La star a décidé de commenter l`actualité afin d`affirmer une fois de plus son statut d`artiste engagé. Ainsi des quatre titres inédits, le premier est dédié au nouveau président américain Barack Obama.
L`artiste entend saluer l`élection du premier Noir à la Maison Blanche.

Peu avant, le président ivoirien Laurent  Gbagbo a souhaité que le nouveau président américain Barack Obama "apaise la situation dans le monde". 
"Je souhaite pour ma part que le président Obama apaise la situation dans le monde", a déclaré Laurent Gbagbo lors de la  traditionnelle cérémonie de présentation de voeux du Nouvel An au  palais présidentiel à Abidjan. 
"Je souhaite qu'avec l'Europe, il discute, qu'avec la Chine,  il discute, qu'avec la Russie, il discute, qu'avec le monde  musulman, il discute. Il nous faut des discussions au lieu de la  bataille", a ajouté M. Gbagbo. 
Pour le président ivoirien, l'investiture mardi de M. Obama  devrait être "perçue comme une nouvelle ère de paix dans le monde  parce que les Etats-Unis ont la clé de beaucoup de choses". 
"Les Etats-Unis peuvent apaiser ou réchauffer l'atmosphère  dans le monde", a-t-il dit. 
L'élection du premier Afro-Américain à la tête des Etats-Unis  avait été saluée par toute la classe politique de la Côte d'Ivoire, qui attend en 2009 des élections, reportées à plusieurs reprises  depuis 2005. 

Israël Yoroba (avec  Xinhua.net)

Un peu de nostalgie, beaucoup d'espoir, d'Albanie

Par Ilir Yzeiri, de Tirana, 20 heure locale, le 21 janvier 2009


L'Express, le quotidien national du Kosovo, affiche à la Une, un titre et une photo de Barack Obama, Michèle et les deux filles,. Mais dans leurs commentaires, ce journal, comme d’autres ici, n'oublie pas de saluer l’ex- président Bush et de se souvenir que c'était lui qui avait lancé le slogan « L'indépendance du Kosovo ». Les quotidiens albanais ont mis tous en premières pages la photo de Barak Obama mais les opinions et l'approfondissement sur son discours restent très vagues. Seul Edi Rama, le leader du Parti Socialiste albanais dans l’opposition et maire de Tirana, l'homme qui a transformé la capitale albanaise,  a osé dire que « Le temps est venu, on a changé d'époque ». La plupart des analystes ont mis l 'accent sur  le mot « corruption » souligné par le président élu en disant que les gouvernements corrompus sont sans avenir. Tous en Albanie veulent espérer que le rôle des USA pour générer l'espoir dans le monde touche l 'Albanie et que la vieille classe des politiciens corrompus s'éloigne. C'est seulement à ce titre que la manchette de l 'Express pourra avoir une signification : « L’espoir du monde ».
 

L’espoir haïtien

par Ladenson Fleurival, 18 h en Haïti, le 21 janvier 2009


Le discours d'investiture du président américain Barack Obama est salué par divers secteurs de la société où des voix s'élèvent en faveur de nouveaux rapports de coopération entre Port-au-Prince et Washington.
 
« Je lis dans ce discours et sur le visage du président américain, la détermination, le courage et la volonté de faire face, d'affronter les nombreuses difficultés qui l'attendent », déclare l'homme politique, Himmler Rébu.
 
Quant au président du regroupement politique Fusion, Victor Benoît dit relever des points assez importants comme le multilatéralisme, l'aide aux pays pauvres et la promotion d'une politique plus progressiste vis-à-vis des secteurs défavorisés des sociétés nord-américaines ». Le vice-président de l'international socialiste croit savoir que le nouveau président américain a de très bonnes dispositions à l'égard de l'Amérique latine et de la Caraïbe.
 
Le sénateur Youri Latortue retient dans ce sermon que Barack Obama entend redéfinir les rapports avec les différentes nations quand il dit : « Les Etats-Unis est l'ami de tout le monde ». Il souligne que c'est un signe fort qui présage une autre image de l'Amérique dans le reste du monde. »
 
Dans des foyers et administrations publics et privées, des téléspectateurs ont suivi avec intérêt les différentes étapes de l’événement retransmis en direct sur des chaînes locales et étrangères.
 
Ladenson Fleurival
Le Matin, Haïti.

La blogosphère ivoirienne en émoi, d'Abidjan

par Israël Yoroba, 21 h en Côte d'Ivoire, le 21 janvier 2009


Ils ont suivi avec attention l’investiture du nouveau président américain. Chacun y allant de son commentaire. Chacun y mettant son émotion.
C’est Fernand Dindé ([ http://regardscroises.ivoire-blog.com/ ]http://regardscroises.ivoire-blog.com/) qui parle de «Moments historiques et chargés en émotion». Pour lui cette cérémonie a été «marquée par un discours (qu’il a trouvé), personnellement, extrêmement pragmatique»
«Barack OBAMA commence par reconnaître son humilité face à l’immensité des défis à relever. Il nous fait, une fois de plus comprendre qu’il est le Président des américains, de tous les américains, et pas celui du monde entier (ce que nous devons tous saisir), même s’il indique clairement à tous les fauteurs de trouble de la terre qu’il «prendra la main à tous ceux qui ouvriront leur poing pour la lui serrer», souligne ce blogueur. «Nous trouvons en lui, en tant qu’africains, un puissant exemple de persévérance, de travail, de réussite et de réalisation», ajoute t-il.
Une autre blogueur Willi ([ http://willisblog.ivoire-blog.com/ ]http://willisblog.ivoire-blog.com/), partage avec les internautes un extrait de la vesrion française du discours de Barak Obama. Soulignant par la suite dans un autre post ([ http://willisblog.ivoire-blog.com/archive/2009/01/21/premier-pas-d-obama-vers-la-fermeture-de-guatanamo.html#more ]http://willisblog.ivoire-blog.com/archive/2009/01/21/premier-pas-d-obama-vers-la-fermeture-de-guatanamo.html#more)  qu’à peine investi, «le président des Etats-Unis Barack Obama a demandé la suspension des procédures judiciaires devant les tribunaux d'exception de Guantanamo pendant 120 jours».
Pour sa part, le blogueur camerounais Richman Mvouama (http://richman.ivoire-blog.com/) qui intervient sur la plate forme ivoirienne (ivoire-blog.com) ne manque de faire remarquer que «pendant 5 minutes l'Amérique n'a pas eu de Président». «Obama a prêté serment à 12h 05 heure locale, au lieu de 11h 57 comme cela était prévu au programme», écrit-il avant de souhaiter un «plein succès au nouveau président sans être débordant de fanatisme comme certain».
Hilaire Kouakou, le médécin-blogueur ([ http://hilairekouakou.blogspot.com/ ]http://hilairekouakou.blogspot.com/) se demande «si la grande classe politique Africaine pense, un seul instant, qu'elle peut en faire autant». Accepter une alternance. «Un candidat de l'opposition peut remporter les élections et se voir installer au pouvoir pour servir la nation, ça c'est au Ghana.
Un candidat issu de la minorité raciale, peut remporter une élection et se voir installer à la maison blanche par tous (comme aux Etats unis).
Je les entends tous, faisant des éloges et puis je me dis, peut être que du fond de leurs coeurs , ils maudissent cette alternance...C'est bien dommage», écrit-il.
 
Israël Yoroba
[ http://leblogdeyoro.ivoire-blog.com/ ]http://leblogdeyoro.ivoire-blog.com/

Lendemain de fête, de New York

par Mathilde Schneider, 18 h sur la Côte Est, le 21 janvier 2009


Il y a toujours quelque chose d'étonnant, après les transports collectifs suscités par un événement d'une telle ampleur, à retourner à sa propre petite vie. Aujourd'hui, à New York, où je suis revenue hier dans la nuit, rien ne laisse vraiment présumer de ce qu'il s'est passé la veille. Mis à part, c'est vrai, la difficulté de se procurer une copie du New York Times ! Les Etats-Unis, aux prises aux difficultés qu'on lui connait, est un grand corps malade dont chacune des cellules est désormais responsable de son activité, pour elle et pour l'ensemble. Le discours d'investiture du nouveau chef a donné le ton:  bienvenue dans l'ère sobre mais possiblement lumineuse de la responsabilité collective.

Est-il bon pour la Russie ?, de Moscou

par Pavel Spiridonov, Moscou, 18 h locale, le 21 janvier 2009


Aujourd’hui je me suis posé une question sur les futures relations entre le président américain et son homologue russe. Bon, il aura plutôt l’affaire avec un tandem Medvedev-Putin... Et j’ai trouvé quelques mots officiels dans lesquels nous pouvons entrevoir les premiers signes de future entente ou mésentente.
Le 17 janvier déjà dans son entrevue à la presse allemande Vladimir Putin a dit qu’il attend beaucoup de la nouvelle administration américaine notamment dans la question de système antimissile en l’Europe de l’Est : « …nous sommes complètement d’accord, qu’avec la nouvelle administration nous avons beaucoup de points en commun pour pouvoir ensemble freiner la course aux armements et pouvoir contrôler ces armes.  Ça concerne aussi les problèmes au Proche-Orient,  en Iran et celui de la non prolifération des armes nucléaires. » Et Medvedev renchérit, après sa discussion téléphonique avec Obama : « Il (Obama) m’a confirmé qu’il voit les relations avec la Russie comme une des plus haut priorités de la politique extérieure américaine. Je suis d’accord avec lui à 100%. » Tous ça laisse espérer une nette amélioration entre les deux pays qui ne peuvent plus se permettre une confrontation comme au temps de la guerre froide.

Est-il bon pour le monde ?, du Chili

par Mauricio Tolosa, Santiago, 8 h, heure locale, le 21 janvier 2009

C’est le jour après la fête. Tout le monde en parle à Santiago. Pour le Mercurio, par exemple, toute la section A du journal est dédiée a l’investiture. C’est la conversation avec les amis, sur la grande politique ou le menu du dîner de gala ou les habits de la famille présidentielle ou la bonne forme d’Obama. 

Bien sûr toutes les conversations se terminent sur la question « est-ce  qu’il pourra amener le changement et redresser la marche du monde? » C’est curieux mais, jusqu'à présent, personne n’a mis en doute sa volonté et sa décision de le faire. Et ça c’est déjà très surprenant dans une communauté que se méfie profondément des  promesses de politiciens.

Obama est le leader mondial le plus médiatique et le plus connecté, regardé, admiré en transmission directe de l’histoire de l’humanité. Les technologies d’aujourd’hui créent ce phénomène, s’est comme les Olympiades de Beijing, aussi le plus planétaires de l’histoire.

Hier a terminé l’installation d’un nouveau type de leader mondial pour un nouveau scénario socio-médiatique mondial. C’est l’équivalent des grands leaders qui étaient absents depuis Clinton, Gorbatchev, Mitterrand, mais version XXIème siècle.

Le leader mondial installé hier, avec son discours, sa manière de comprendre une réalité complexe, de ne pas déqualifier les opinions d’autrui, c’est déjà un changement. Le reste, est l’impératif  de tous.

L'homme qui murmurait à l'oreille des Musulmans, de Turquie

par Miné Kirrikanat, 13 h à Istanbul, le 21 janvier 2009


Fins connaisseurs du pouvoir mondial, les Turcs ont accompagné Obama tout au long de la journée cérémoniale et compté chacun de ses pas félins vers l’investiture.
Ils avaient déjà fait le tour du "nègre" génial avec son discours.
Par contre, tous ces Turcs (75 millions) si bien informés, n’ont retenu de cette cérémonie d’investiture... qu’une seule chose : Obama a juré sur La Bible et s’est adressé aux Musulmans !
Les Turcs, qui en avaient vraiment assez d’un Bush qui ne jurait que sur La Bible, sont contents. Le nouveau président américain qui est aussi le leur, a le même geste envers les uns, mais parle quand même aux autres.
D’ailleurs le quotidien Vatan a publié aujourd’hui une enquête qui confirme l’espoir suscité par Obama: 51 % des Turcs pensent que les relations entre les EU et leur pays seront meilleures dorénavant. Ils n’étaient que 11 % à espérer cette amélioration sous la présidence Bush.
La presse turque n’a pas manque non plus de noter que le premier à avoir adressé ses voeux de bonne investiture au Président Obama, fut le Président Sarkozy, que les Turcs suivent de très près aussi pour d’autres raisons, plutôt européennes.

Est-il bon pour Israël ?, de Jérusalem

par Lior Pabirblat, 21 janvier 2009, 14 h, heure locale

Quelque chose s'est passé à Tel-Aviv, hier soir. La ville était presque vide. Au cours de l'inauguration, la plupart des citoyens ont préféré rester à la maison, et regarder le moment historique à la télévision. Les trois grandes chaînes ont donné au peuple ce qu'il voulait.
Après trois semaines de près de 24 / 7 en direct de la frontière de la bande de Gaza, les chaînes de télévision n'ont pas eu besoin de s'adapter et de se préparer techniquement à l'événement majeur. A partir de 16h00 (heure locale) la télévision israélienne a montré en direct des images de Washington DC, en essayant de joindre à la fête. L'inauguration s'est terminée miraculeusement juste avant les infos de 20:00.

Alors qu'un panel était invité à discuter la grande question locale : "Barack Obama est-il bon pour Israël?", à Jérusalem, la section locale du Parti Démocrate des États-Unis a organisé une fête dans un petit pub.
Tous les grands journaux ont choisi ce matin comme titre principal, celui d'un nouveau départ : Maariv (Le soir) a déclaré que "Le temps est venu", Haaretz  (Le pays) a choisi de mettre l'accent sur les promesses d'Obama que  "l'Amérique va conduire une nouvelle ère de paix", et Yedioth Aharonoth (Les dernières nouvelles) ont salué les Américains avec "Good Morning America".

Lior Papirblat, 26 ans, est le chef d'édition du site internet d'informations ynet.
[ http://www.ynet.co.il ]http://www.ynet.co.il

Notre ami américain, de Moscou

par Pavel Spiridonov, 7 h, le 21 janvier 2009


Fini. Ouf… Pas du tout, en ce moment commence le plus intéressant. La presse russe, comme partout dans le monde, est en attente des déclarations du nouveau président promises pour aujourd’hui dans l’interview à la chaîne ABC.  Selon RIA Novosti ce mercredi Obama aura une réunion avec ses conseillers économiques, puis avec les dirigeants du ministère de défense (avec le directeur de Pentagone). Dans l’ordre de jour la crise économique, 825 milliards dollars à distribuer, Irak, Proche-Orient.  La presse russe de ce matin est assez unanime qu’il ne faut pas s’attendre à de grandes déclarations internationales, mais tout le monde pense que la nouvelle équipe sera favorable au dialogue plus soutenu avec la Russie, notamment dans la résolution des problèmes du Caucase et du Proche Orient où la Russie joue un rôle actif…

Un nouveau Lula, du Brésil

Par Roberto Martele-Blum, 4 h du matin à Rio, le 21 janvier 2009


Dans son discours, Obama a déclaré : "nous choisissons l'histoire plutôt que la peur ! (...) Nous avons choisi de mettre fin à nos petits désaccords et préféré l'harmonie au conflit et à la discorde." En 2003, lors de son élection, Lula avait promis : "L'espoir finalement l'a emporté sur la peur, la société brésilienne a décidé qu'il était temps de se remettre en marche. (...) Nous avons mis en échec une culture de l'individualisme, d'égoïsme, d'indifférence à l'autre, de désintégration des familles et des communautés."

À l'Est rien de nouveau, de Moscou

par Pavel Priridonov, 21 h, heure de Moscou, le 20 janvier 2009


En comparant l’impact médiatique de l’investiture d’un nouveau président américain dans les médias occidentaux et russes, nous voyons très claire la différence de perception de cet événement.
En France pas moins que 3 chaînes principales diffusent en direct depuis Washington. En Russie à peine quelques minutes dans les JTs.

C’est exactement en ce moment qu’on voit le fossé qui sépare les deux mondes. La politique américaine influence profondément et la Russie et l’Europe, mais à l’Est on n’aime pas trop parler de cette influence. En plus, vu les dernières tractations entre les deux pays, l’opinion publique en Russie, en ce moment, n’est pas très pro-américaine. Car les
gens crois que les Etats Unis ne devraient pas s’imposer dans les zones d’influence historiques de la Russie (Ukraine, l’Asie centrale), d’où le désintérêt à tout ce qui ce passe dans la politique américaine.

Et il ne faut pas oublier que dans la presse écrite et électronique ont lieux asses souvent les discussions sur la responsabilité des Etats Unis dans la crise mondiale qui a frappé de plein fouet la Russie. Le Rouble a perdu beaucoup de valeur en même temps que les économies des Russes, le chômage explose et l’avenir est plus qu’incertain. Et la différence entre les riches et les autres est marqué de plus en plus.

Le déclin de l'Empire américain, vu de Chine

Avec Al Jazeera, 4 h du matin à Pékin, le 21 janvier 2009

Une rencontre avec le directeur de l'alzjazeera office Beijing qui commente le discours de Obama: "un bon début de mobilisation en vue de refonder la confiance érodée, un peu classique : leadership, des valeurs etc, mais, pas très claire sur l'éventuel changement ou plutôt ajustement concret de la politique internationale, pas mal de gens préconisent ou souhaitent la fin de l'unilatéralisme de W Bush, bien justifié, en attente..."

une autre surprise: la fréquence du mot: la "crise". et derrière ce mot quelle est vraimen la solution, on n'arrête pas de s'interroger : est-ce le début d'un très long processus du déclin américian, et Obama n'est que le retardement de ce processus et moins le rétablssement de la puissance.

La fête et l'attente, au Chili

par Mauricio Tolosa, 14 h à Santigo du Chili, le 20 janvier 2009


Toutes les principales chaines de télévision ont transmis en direct la cérémonie d’'investiture du Président Obama. La bourse légèrement a la baisse et le dollar a la hausse, 81% des chiliens pensent que l’économie doit être la première priorité du nouveau président.

 Loin du froid de Washington, en plein été de Santiago, avec plus de 30 degrés, commencent les célébrations chez des nombreux immigrés des Etats Unis au Chili. Barbecues, plongeons dans la piscine réunissent les citoyens du nord qui annoncent avec joie et soulagement une nouvelle époque pour les Etas Unis. 

Une fausse note, de la Nouvelle Orléans

par Thomas Sancton, 16 h à la Nouvelle Orléans, le 20 janvier 2009


Pendant le serment présidentiel, John Roberts, le président de la Cour suprême des États-Unis, l'un des plus conservateurs que G. Bush ait nommés, s'est emmêlé les pinceaux, rendant le moment si étrange que même Obama s'en est trouvé quelque peu destabilisé. Ironiquement, Obama, alors sénateur, avait voté contre la nomination de Roberts. (Et bien que Roberts n'y était pas encore en 2000, les membres de la Cour suprême, pour la plupart conservateurs, avaient eu à statuer sur l'élection de Bush, très serrée cette année-là). C'est pourquoi de nombreux commentateurs avaient suggéré que la rencontre rapide des deux hommes sur la scène aujourd'hui pouvait être délicate. Et elle l'a été. Serait-il possible que Roberts ait délibérément embrouillé son discours afin de saboter l'heure de gloire d'Obama ?

Le doigt de Dieu, de New York

par Matt Sanchez, journaliste à Fox News, 14 h à N Y, le 20 janvier 2009

Le révérend Rick Warren, un évangéliste de 54 ans, a prononce la prière inaugurale de la investiture présidentielle.  Traditionnellement un membre du clergé prononce l'invocation de la cérémonie, mais le média ainsi que quelques supporter de Barack Obama ont vivement critique le choix de Rick Warren pour son appui de la Proposition 8 en Californie--une loi pour définir le mariage comme une union entre une femme et un homme, ainsi excluant le mariage homosexuel. 
 
Warren a ouvertement prie pour la santé et sagesse du président et évoque le nomme de Jésus Christ, ce qui a fait controverse parmi ceux qui défend la tradition mixte de la laïcité américaine. 
 
"Je suis révérend chrétien et je prie a dieu, ce qui est la seule façon que je sais prier."
 
Le ton religieux de la cérémonie a été souligné par plusieurs références à la Bible dans le discours d'acceptation de Barack Obama.  La religion a toujours joué un rôle prépondérant dans la vie civique ainsi que politique aux États Unis, surtout pour la population noire américaine qui dans sa majorité a rejeté le proposition du mariage homosexuel.
 
"Le peuple noir américain voir le main de dieu dans l'élection de Barack Obama, là il n'y a pas de doute." m'a raconté Lauren Green, le correspondent de religion pour Fox News.

Le sens caché d'une élection, de Chine

de Xiu Tiebing, 3 h du matin à Pékin, le 21 janvier 2009


La télévision chinoise organise des débats et pose des questions : c'est un progrès indéniable dans la concrétisation de l'égalité raciale aux USA, pourtant, on s'autorise de demander: s'agit-il d'un élargissement de la nomenklatura américaine en acceptant une présence plus visible et plus présentable d'une élite afro-américiane qui la rend plus colorée et que l'égalité quotidienne et la paix interraciale demeurera longtemps dans l'agenda nationale de ce grand pays?

Obama, l'Africain, de Côte d'Ivoire

par Israël Yoroba, d'Abidjan, 19 h à Abidjan, le 20 janvier 2009

Les ménages n’ont rien voulu rater
16 heures 00 à Abidjan.. Dans le quartier de la riviera Golf (un quartier huppé d’Abidjan) les rues sont moins animées que d’habitude. Dans les foyers les postes téléviseurs sont captés sur l’investiture du nouveau président américain.
Certaines maisons ont voulu faire de cette investiture un moment inoubliable. «Nous avons invité des amis. Avec eux nous allons suivre en direct l’investiture et partager un petit repas dans le même temps», explique Gérard Assouhan, entrepreneur et père de 3 enfants.
17 heures 05. Quand Barak Obama prête serment. C’est le calme dans certaines rues. A la fin de son discours clameurs et cris de joie peuvent se faire entendre. Les débats peuvent commencer. Certains sont convaincus qu’Obama tourne la page Bush. D’autres retiennent la main tendue aux pays Arabes. Tous sont aussi sûrs que «demain sera un autre jour différent avec Obama».

En ville les gadgets Obama ont refait surface. Plus flambants. Plus imaginatifs. Mais aussi plus chers. «Les tee-shirts sont passés de 1500 francs à 5000 francs CFA», témoigne Aristide N’Goran, un fan d’Obama. Il s’est rendu au marché ce jour pour se procurer des habits à l’effigie du nouveau président Américain.
Casquette, chemise, calendrier, portrait. Tout y est ! Les vendeurs espèrent faire un bon bénéfice. «Lors des élections de novembre derniers nous avons été surpris par l’Obamania à Abidjan. Cette fois-ci, nous nous sommes préparés», explique Moussa, un vendeur ambulant au Plateau (quartier des affaires d’Abidjan). Pourtant, ils constatent que la ferveur (même si elle est présente) n’est pas à la dimension de celle des élections passées. «Nous avons néanmoins vendu une bonne partie de nos articles qui portent la photo de Barak Obama», se réjouit un autre vendeur.

"Nous devrons changer" de Tirana (Albanie)

20 janvier 2009, 19h30

Par Ilir Izeiri, journaliste
 
Deux heures avant la cérémonie d'intronisation de Barak Obama à la Maison-Blanche deux chaines locales de Tv albanias et un chaine nationale se sont associées directement aux chaines internationales pour suivre en direct cet évenement planétaire. Après le discours tant attendu d'Obama, j'ai fait l'interview d'un des journalistes très connus albanais, Andrea Stefani. Ce qu'il m'a confirmé a été le slogan « Le monde a changé. Nous devrons changer » et la phrase : « les années dogmatiques ». Ces deux slogans et l'engagement d'Obama pour defendre les valeurs de la liberté et l'esprit de changement devront enthousiasmer les jeunes pour éviter les vielles ideologies. Les Albanais attendent beaucoup d 'Obama et de son administration. Les Albanais qui vivent dans la région des Balkans ; en Albanie, au Kosovo et en Macedoine vivent les populuations les plus proaméricaines du monde. Aujourd'hui une des chaînes de la TV locale de Tirana a transmis les images de la visite du Président Bush en Albanie en juin de 2007 et l'enthousiasme de la foule d'une petite ville du nom de Fushe-Kruja. Dans ces images qui ont fait le tour du monde, on voyait la foule qui scandait le nom du president Bush. Elles illustraient les sentiments des Albanais envers les Etats Unis et le fait que c'etait le president Bush qui a déclaré durant cette visite l'independance du Kosovo. Mais maintenant les choses ont changé. L'Albanie sous le regime de Berisha souffre de la corruption, le Kosovo souffre aussi de la corruption et de la pauvreté. C'est pourquoi les jeunes, surtout en Albanie et au Kosovo veulent espérer que le changement va arriver en Albanie et dans la region des Balkans. 

Un nouveau monde, de la Nouvelle Orléans

par Thomas Sancton, une heure après l'investiture, 20 janvier 2009


Et voilà, c'est fait. Barack Hussein Obama, 47 ans, fils d'un immigrant africain, est devenu le 44ème président des États-Unis. Son discours appelait à une reconstruction de l'Amérique, réparant son image dans le monde, la redessinant avec les pinceaux des valeurs et des vertus du passé pour faire face au présent. Il l'a fait sur un ton présidentiel, avec sérieux et gravité, sans sourire, sans légèreté. C'est seulement à la fin qu'il a fait preuve d'émotion, lorsqu'il a évoqué son père, qui 60 ans plus tôt n'aurait pas pu être dans un restaurant de Washington tandis que son fils est entré dans le plus haut lieu du pays.

God save America, de Chine

de Xu Tiebing (professeur de relations internationales) – de Pékin, après l'investiture, 20 janvier 2009


J'ai suivi l'investiture à l'ambassade de France. Me voici en train d'interviewer l'ambassadeur. On essaie de comprendre la surproportion de la religion dans l'investure. Cela nous surprend.   Le peuple est souverain dans la vie politique, d'accord, mais, est ce le Dieu est-il suprême juge dans la vie sociale?  

Images du passé, de la Nouvelle Orléans

par Thomas Sancton, 13 h à Washington, ce 2à janvier 2009

Tandis que les dignitaires arrivent à la tribune officielle devant le capitole, je suis frappé par l’âge qu’ils paraissent tous.
H.W. Bush, le père du Président sortant marche en boitant, foulard violet, paraissant très faible à côté de sa femme Barbara, blanchie.

Jimmy Carter, qui semblait une image de jeunesse et de vigueur lorsqu’il devint président en 1977 est une vieille prune ridée sous une couverture de cheveux blancs ; sa femme Roslyn, une magnifique Première dame en son temps paraît altérée et marche lentement.

Le Vice-Président sortant Dick Cheney , torturé par un mal de dos, émerge dans son fauteuil roulant. Bill Clinton, en dépit de son pontage coronarien opéré deux ans plus tôt conserve uneétincelle de jeunesse et un pétillement dans ses yeux malgré ses tempes argentées ; à son côté, la future secrétaire d’Etat Hillary Clinton rayonne et semble vigoureuse. Le sénateur Edward Kennedy, récemment remis d’une opération du cerveau est l’ainé d’un parti d’anciens ; sa présence ici ce jour, 48 ans après le jour où son frère JFK prit sa fonction est un remarquable témoignage de la ténacité du clan Kennedy en dépit de toutes les tragédies auquel il a fait face.
En un contraste saisissant de tous ces dinosaures blessés, les filles d’Obama émergent sur la plateforme, épanouies, mobiles, vêtues de couleurs vives, Malia en bleu, Sacha en rouge, toutes deux portant juste une touche de rouge à lèvre. Leur présence à la maison blanche nous rappelle à tous les jours « Camelot » de la présidence de JFK avec ses deux jeunes enfants, Carolyn (possible future sénateur de New York) et John Jr, jouant dans le bureau ovale.

La démesure des fans, de New York

par Matt Sanchez, Foxnews, 20 janvier 2009, après l'investiture


Plusieurs vedettes hollywoodiennes sont sans mesure pour le président Américain Barack Obama.  
 Dans un court métrage dirigé et édité par Demi Moore, la femme de Ashton Kutcher et ancienne épouse de Bruce Willis, les célébrités les plus connues prêtent serment à changer leur vie, protéger l'environnement, aider autrui et rester fidèle a Barack Obama.

"Il y a la présomption qu'un seule homme prendra la présidence, fera un geste de sa baguette magique et tout changera, je n'y crois pas," Ashton Kutcher dit a Reuters, "Je crois qu'il faut que nous soyons tous des leaders, et je ne parle pas seulement des célébrités, je crois qu'il faut que nous soyons tous leaders dans le mouvement que nous voulons créer."

 Ashton Kutcher n'as pas précisé <> auquel il faisait référence
 Les vedettes figurant dans le film du titre "Presidential Pledge" sont : Cameron Diaz, Hayden Panetierre, Laura Linney, Dakota Fanning, Jaime Pressley, Ashlee Simpson, Nicole Richie, Ashton Kutcher, Tobey Maguire, Diddy, Alyssa Milano, Marisa Tomei, Courteney Cox Arquette and David Arquette, and others.
 
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=50632298">MySpace

Connecté, de Norvège

par Calixte Tayolo, 18 h 30, heure d'Oslo


La Norvège est un des pays où la population communiquant via Facebook est la plus élevée au monde. Je le constate en ce moment-même: une grande partie de mes amis suivent comme moi l'inauguration de Barack Obama sur internet. Plus exactement sur CNN / Facebook. Tout le monde réagi en direct. Le sentiment général est celui d'une émotion partagée, le sentiment de vivre ensemble un moment doublement historique - politique et technologique.

Drapeaux et prières, de Washington , dans la foule

de Mathilde Schneider, par SMS, 20 janvier, 12 h en Amérique


Une mer de drapeau s’agite frénétiquement dès que le visage de b o apparaît sur l’immense écran. On scande son nom. Le soleil a fait son entrée avec le cortège présidentiel. Et l’humeur est d’une bienveillance que beaucoup veulent qualifier d’inédite. Beaucoup courbent la tête en prière. 

Le chaud blues de l'Amérique, de Nouvelle Orléans

par Thomas Sancton, lors du discours d'investiture, 20 janvier 2009, 11 h 15 à Washington


Je suis en larmes, tandis que j'écoute Aretha Franklin. Elle chante notre inofficiel hymne "My Country Tis of Thee". Personne ne l'a jamais chanté comme ça. Sa voix pleine et rauque lance une version blues et noire de cet hymne à l'Amérique et à la liberté. Aretha nous trace un nouveau chemin pour aimer ce pays et ce peuple. Je n'avais jamais été aussi ému par de la musique dans ma vie.

Génération Obama, du Chili

par Mauricio Tolosa, 20 janvier 2009, 12 h, heure de Washington

Au Chili, plusieurs politiciens locaux se sont auto proclamés les Obama chiliens, la première d’entre eux la propre présidente Michelle Bachelet, suivie par plusieurs dirigeants de divers partis qui ont en commun avec Obama d’avoir autour de quarante et cinquante ans.

Pendant toute cette journée les différents leaders chiliens ont eu des mots d’éloge et d’espérance pour Obama. La présidente Bachelet a dit que « des millions de personnes dans tous les continents lui souhaitent un grand succès comme président et dans la solution de la crise de son pays».

L’enthousiasme continue avec les déclarations du Ministre des Affaires Étrangères, Foxley, qui n’a pas hésité a dire que  « les Etats Unis sont le pays le plus important du monde » et qu’il attend d’ Obama, la tolérance, l’acceptation de la diversité et l’utilisation du dialogue dans les situations plus difficiles.

L’ambassadeur des Etats Unis a remercié les très cordiales salutations publiques de la présidente et a dit que les relations entre les deux pays sont très bonnes et qu’elles vont se renforcer et s’approfondir pendant le mandat d’Obama.

 

Capitaines à bord, de Nouvelle Orléans

de Thomas Sancton, 11 h 47, à Washington le 20 janvier 2009


Ces derniers jours, deux sujets ont dominé les médias américains : l’investiture d’Obama et le miracle de l’Airbus amerri sur les eaux glacées de l’Hudson. Les deux rendent les Américains contents de leur pays, fiers, reconnaissants, et unis. La grandeur et l’héroïsme du pilote, Captain Chesley "Sully” Sullenberger, s’est incarnée dans sa calme maîtrise de son avion face au désastre annoncé. Sa main sûre sur le manche à balais a sauvé la vie de 155 passagers. La grandeur de notre président doit encore être testée. Mais ce défi n’est pas moins urgent, pas moins critique pour l’avenir de notre pays. Les Etats-Unis aujourd’hui sont comme un avion paralysé volant à 3000 pieds. La fin heureuse n’est pas encore bien visible. Mais s’il y a bien un moment où nous avons envie de croire aux héros, c’est bien en ce moment. Merci Capitaine.

Pôles Nord, de Norvège

par Calixte Taroyo, 17 h 40, heure d'Oslo, 20 janvier 2009


La Norvège retient son souffle: le moment tant attendu se rapproche. Obama va enfin devenir président. Et ensuite... Justement, qu'attendent les Norvégiens de la présidence d'Obama? C'est cette question que se sont posés deux journaux parmi les plus importants du pays: Dagbladet a interrogé ceux qui comptent (les hommes politiques); quant à Aftenposten, c'est aux spécialistes des relations internationales que le journal donne la parole.

Mais de la gauche à la droite, qu'il s'agisse des hommes ou des femmes politiques, des jeunes ou des moins jeunes, le constat est unanime: les Norvégiens attendent avant tout d'Obama qu'il s'engage sur la question du changement climatique. Vient ensuite la crise financière, qui passe par une relance de l'économie américaine. Le troisième souhait concerne le Moyen Orient. Certains insistent sur la fin de la guerre en Iraq comme un préalable, et d'autres espère une résolution rapide du conflit palestinien comme l'urgence suprême. Mais tous espèrent que la présidence Obama apportera une paix juste dans la région.

Changement climatique, crise financière, Moyen Orient: la Norvège attend de Barack Obama qu'il réussisse là où Bush a échoué. Ce n'est pas très original, mais le message est sans ambiguité. C'est encore une preuve du pragmatisme scandinave: sauver d'abord la planète, ensuite l'économie mondiale, avant d'apporter la paix au Moyen Orient.

Pôles sud, depuis le Chili

Mauricio Tolosa, 11 h 15, heure de Washington, le 20 janvier 2009


Le premier leader latino-américain à rencontrer le président élu, Obama, pendant la période de transition, a été le président du Mexique, Felipe Calderón. Ils ont déclaré leur volonté de renforcer leur alliance bilatérale dans les aspects économiques et surtout de sécurité. Eloges mutuelles, sourires et coïncidences stratégiques. Obama a annoncé que «malgré les tensions qui ont existé avec l’Amérique Latine il est temps d’écrire un nouveau chapitre de cette histoire»  

Le loquace président du Venezuela, Hugo Chavez, en pleine campagne pour obtenir une modification de la constitution que permettrait sa réélection perpétuelle, annonce dans son style caractéristique que « Obama sera la même puanteur que son prédécesseur » et qu’il constituera « un fiasco pour les Etats Unis et le monde ».  

La roue tourne, d'Israël

de Lior Papirblat, 19 h à Jérusalem, 20 janvier 2009


Après 1.300 Palestiniens et 13 Israéliens morts, Israël a aussi besoin d'un changement. Depuis plus de trois semaines, l'opération militaire dans la bande de Gaza a rempli tous les journaux et les médias israéliens n'ont parlé que de ça. Tout au long de l'opération militaire, l'hypothèse en Israël était que l'armée déclare un cessez-le-feu avant l'entrer de Barack Obama à la Maison Blanche. Et c'est ce qui s'est passé. Dimanche pendant la nuit, la grande titre de ynet, le premier site internet d'informations en Israël, a été "Obama rentre, Tzahal sort". Cela a été le signe pour tous les autres médias pour passer à la mode Obama. En raison du cessez-le-feu, les histoires du Sud ont été repoussés, et les médias israéliens ont rejoint le festival Obama.

Selon la presse israélienne, sauf imprévu de dernière minute, le dernier soldat israélien aura quitté Gaza avant que le président américain Obama ne prête serment. Ce matin, les trois grands quotidiens israéliens consacrent leur Une a Obama. Maariv (Le soir) a declare "Un moment historique", Haaretz (Le pays) a indique que "Barack Obama prêtera aujourd’hui serment et deviendra le premier président noir des États-Unis", et Yedioth Aharonoth (Les dernières nouvelles) a souhaite tout simplement "Good Luck".

Danny Ayalon, ancien ambassadeur d’Israël aux États-Unis, affirme a Yedioth Aharonoth que "il n’y aura pas de changement. Au contraire: les intérêts américains ne sont pas dictés par l’identité de la personne qui réside à la Maison Blanche et l’Amérique continuera à voir en Israël un allié fidèle". Itamar Rabinowitz, lui aussi ancien ambassadeur aux États-Unis, estime que les relations vont connaître un certain changement et ne seront probablement pas aussi proches que celles qui existaient entre les dirigeants israéliens et le président George Bush.

Lior Papirblat, 26 ans, est le chef d'édition du site internet 
d’informations ynet.
http://www.ynet.co.il

Les hommes debout, de la Nouvelle Orléans

par Thomas Sancton, 20 avril 2009, 10 h à Washington


L’arrivée de Barck Obama à la Maison-Blanche entraîne une révolution qui abasourdit ceux d’entre nous qui ont grandi au Sud des Etats-Unis. Quand j’étais enfant, ici à la Nouvelle Orléans, nous vivions sous un véritable régime d’apartheid : les écoles, les hôtels et les restaurants, étaient séparés, et même les toilettes et les fontaines. Les Noirs ne venaient jamais nous rendre visite, sauf comme domestiques ou serviteurs. Ils ne déambulaient jamais dans les parcs publics, sauf pour couper l’herbe. Lorsque les tribunaux ordonnèrent la dissolution de l’organisation des écoles publiques au début des années 60, mes compagnons de classe répondirent à cette injonction en jetant des pierres contre les bus nous transportant vers nos nouveaux camarades de classe, le Ku Klux Klan brulèrent des croix sur les pelouses de leurs familles terrifiées. En Alabama, la police lâcha des chiens d’attaque contre une manifestation pacifique de Noirs. Dans le Mississipi, des racistes locaux tuèrent des militants des droits civiques. Et Martin Luther King fut assassiné à Memphis. C’était ça le monde dans lequel j’ai grandi.

Il y a un vieil homme ici, pas loin de moi qui voit cette révolution d’une autre et lointaine perspective. Alors qu’il vient de fêter ses 94 ans, il reste assis devant son téléviseur et regarde l’océan de gens en train de se rassembler à Washington ce matin, sans doute deux millions. Dans les années quarante, cet ancien journaliste fut l’un des premiers blancs de ce Sud à s’élever contre la ségrégation et à demander l’égalité raciale ou la justice. Il dut déménager vers le Nord pour pouvoir s’exprimer dans une presse progressiste. Les politiciens du Sud le dénoncèrent même au Congrès d’attiser une guerre raciale.

Alors qu’il regardait la télévision ce matin, il souriait d’une calme satisfaction : « je savais que ce jour arriverait, mais je pensais que cela prendrait encore plusieurs générations pour surmonter les barrières des préjugés raciaux. C’est une vraie révolution mon fils. Et je pense que j’ai aidé à l’entreprendre. »
Il l’a fait sans aucun doute. Son nom est Thomas Sancton Sr. Il est mon père. Et je suis fier de lui.

Sur les murs, d'Haïti

Landenson Fleurival, 20 janvier 2009, 9 h 30 à Port au Prince


À Port-au-Prince, dans la capitale haïtienne, en plus des calendriers, des t-shirts, des porte-clés et autres gadgets à l’effigie du premier président noir des Etats-Unis, des artistes improvisé ont dessiné le portrait de l’Afro-américain des murs longeant des espaces publics
Antoine vient d’acquérir un calendrier et une montre à l’image du 44e président des Etats-Unis. Fier comme un gamin qui a eu son premier jouet, il les exhibe à la vue de tous et, très rapidement, c’est un attroupement qui se forme autour de lui.  
 « Ce calendrier est un cadeau de mon cousin qui habite aux États-Unis. Il avait participé à la campagne de Barack Obama. J’avais suivi avec émotion la campagne électorale et la victoire de ce dernier m’a ému. Sa victoire est une cause de fierté pour nous tous .C’est une première dans l’histoire et du même coup c’est le champ des possibles qui s’élargit. Cet gadget, c’est une façon de participer à sa victoire », déclare, quant à lui, Guy Pierre, 38 ans, peintre.
 « La victoire de Barack Obama ressemblerait à l’Indépendance nationale en 1804. Elle montre qu’aucun rêve n’est impossible. Donc, Obama est le digne héritier de nos ancêtres et c’est pourquoi j’ai jugé important de peindre son portrait. Son investiture, est une grande victoire pour les Noirs et pour ceux et celles qui sont victimes de discrimination. Je suis fier d’être noir et fier d’être haïtien. Je vais prendre tout mon temps et j’aimerais que ce portrait soit le plus fidèle que possible », soutient un badaud qui adule une affiche du premier noir président des Etats-Unis.

Havana Club, de Cuba

Mauricio Tolosa, 20 janvier 2009, 15 h 15, heure de Paris, 9 h 15 à Washington


Cristina Fernández, présidente d’Argentine, regardera l'investiture du Président Obama à La Havane, avec son collègue cubain, Raul Castro. Ce n’est pas la première présidente de la gauche latino américaine qui visite Cuba juste avant l’arrivée d’Obama. Quelques jours avant Rafael Correa, président de l’Equateur et Martin Torrijos, président du Panama.
Ce n’est pas étonnant si on pense que Cuba a été toujours un aspect symboliquement très important dans la relation de l’Amérique Latine avec les Etats-Unis. La fin du blocage économique imposé par les Etats Unis, depuis 1962, et le retour de Cuba dans l’Organisation des Etats Américains OEA, sont des revendications historiques de la gauche de l’Amérique Latine.
A ce sujet, Obama a dit que bien qu'il ne lèverait pas le blocage, il y aurait une plus grande flexibilité dans le voyages des cubains-américains, l’envoi d’argent de familles cubaines vers l’Ile et qu’il réviserait la situation de Guantanamo. Ce sont des mesures unilatérales que permettent d’abriter un peu d'espoir. Pour sa part le leader cubain a dit qu’il répondrait aux mesures du nouveau gouvernement américain «geste par geste».

Au milieu de la foule, de Washington

Mathilde Schneider, par SMS, 20 janvier 2009, 14 h 20, h de Paris


Solidarité ce matin dans les rues. Beaucoup de voitures s'arrêtent pour rapprocher les gens du centre des festivités. Malheureusement, elles doivent vite s'arrêter, bloquées par les barrières de sécurité. Le reste se fera à l'huile de genou.

Vite la rupture, de Grèce

Alexia Kefalas, 20 janvier 2009, 14 h 15, heure de Paris


La Grèce n'échappe pas à la règle. Il y pléthore de commentaires et d'analyse sur Obama. Notre quotidien, Kathimerini, rend hommage au 44è président et mise sur une rupture qui sera très vite cisible...D'autres, comme le quotidien To Ethnos (centre gauche) estiment qu'il faut laisser du temps au nouveau président américain pour que celui-ci puisse répondre aux attentes. "Il n'a peut-être pas composé le gouvernement que souhaitaient de nombreux citoyens progressistes aux Etats-Unis et dans le monde entier. Il en sait peut-être plus que nous et donne la priorité au réalisme et à l'équilibre. ... Il faudra du temps pour découvrir si Obama constituera vraiment un changement important pour les Etats-Unis et le reste du monde." 

Notre ami George, de Moscou

Pavel Spiridonov, 20 janvier 2009, 14 h, heure de Paris


C’est aujourd’hui le grand jour ! Jours, quand tous les espoirs sont  permis. L’ambiance est bon enfant aux réjouissances accompagnées par  la musique de Bruce Springsteen de U2 et de Shakira. La crise, les  Madoffs, le pétrole qui fait yo-yo et le terrorisme, tout ça est pour  
demain, voir l’après-demain. Aujourd’hui on retrouve la fête  insouciante de notre enfance. On dirait le Nouvel An…Et comme toujours à la veille d’un changement, on regarde derrière  nous pour ce souvenir de notre passé.
Bien sûr qu’on parle de George W. Bush. Ces gaffes, ces erreurs, ces  guerres et son (im)popularité. Gazeta.Ru remarque que dans son dernier  discours de 13 janvier, il avoue de commettre les erreurs  mais ne  manque pas d’occasion pour qualifier son mandat « bon » et « sérieux ».  Interfax cite le communiqué de presse de Kremlin qui parle d’une  conversation téléphonique entre le président russe Medvedev et le  président Bush. Le premier a remercié son homologue américain pour la  coopération et l’invité à visiter Moscou.Toute la presse parle de la popularité désastreuse de président  sortant et les résultats économiques plus que douteux. Mais le site  Newsru.com rappelle que 76% des Américains sympathisent à Laura Bush  (56% pour Hillary Clinton à la fin de mandat de son époux).Ce n’est que bien plus tard que nous pourrions vraiment avoir une  opinion claire et objective de ces 8 années. Mais pour l’instant il  nous reste quelques images amusantes pour rigoler de temps à autre.

Obama chez les afroturcs, d'Istanbul

Mine G. Kirikkanat, 20 janvier 2009, 14 h (heure de Paris)


À quelques heures de l’aube Obama, les habitants de trois villages au sud de La Turquie sont en émoi. Ils manifestent dans les rues du département de Mugla, et laisse éclater leur joie de voir enfin ‘un frère’ à La Maison-Blanche. Car ils ont les mêmes origines  que le nouveau président des EU: Citoyens turcs de notre ère, leurs ancêtres étaient sujets africains de l’Empire Ottoman qui les avaient déplacés vers cette belle région de la Méditerranée anatolienne.
Ce matin donc, les Turcs ont découvert stupéfaits que les afroturcs ne leur manquaient pas au paysage. Tandis que ces derniers invitent leur frère Obama, par le biais de la presse, à visiter leurs villages Ortanca, Dalaman et Köyceğiz, reconnus autant pour les plaisirs estivaux que les agrumes.
Les joyeux villageois ont imprimé pour l’occasion, un portrait du grand frère sur une pancarte et y ont écrit: ‘Les afroturcs t’aiment beaucoup’.
Il leur reste a espérer qu’Obama puisse lire le turc.

Un culte à la Lady Di, d'Afrique du Sud

Liesl Louw, 20 janvier 2009, 13 h (heure de Paris)


En Afrique du Sud, Obama inspire: "Yes we can” est le slogan sur les T-shirts de chacun des employés d’une entreprise de consulting à Johannesburg. Leur patron raconte à la radio locale "702” comment il a fait le voyage à Washington quelques jours après l’élection d’Obama pour acheter les T-shirts. "On porte nos T-shirts aujourd’hui et on va doubler notre chiffre d’affaires,” raconte-il. Malgré tous ce que l’Afrique du Sud a pu accomplir, et malgré la popularité d’un Mandela ou un Desmond Tutu, l’Amérique est toujours le rêve pour le Sud-africain moyen qui veut réussir. "Comment Obama va aider un enfant, qui a perdu sa mère et son père à cause du Sida, qui vit dans un bidonville et qui n’a rien à manger?” demande l’hôte de l’émission de la radio.Ce n’est pas "Yes I can” c’est "Yes we can” répond une auditrice. On peut s’entraider pour s’en sortir.
Au moment d’un grand changement politique ici �" élections dans trois mois, leader du parti au pouvoir accusé de corruption �" beaucoup de Sud-africains demandent du neuf : "ou est notre Obama?” Ça fait un peu penser à Lady Di. Pour être un peu cynique. L’Obamamania qu’on voit partout dans le monde, surtout en Afrique, montre très bien le désir du monde pour une idole, cet homme qui est beau, jeune, intelligent…Sauf qu’Obama a un pays à gérer, une crise au Moyen Orient à régler et une guerre en Iraq a arrêter.

L’obamania ne connaît pas de répit, de Paris

Sylvie Braibant, 20 janvier 2009, 11 h (heure de Paris)


Depuis hier soir, chaînes de radio ou de télévision n’ont qu’un seul titre : Obama ! Les Israéliens et les Gazouis ont bien fait d’observer une fragile trêve, personne depuis 24 heures ne s’intéressent à eux. À droite comme à gauche, les éditorialistes français sont unanimes : ils aiment le 44ème président des Etats-Unis, ils l’adorent même. Les quotidiens du jour affichent des variantes d’une même Une, celle d’un président planétaire. Seule ombre au tableau : pour cause de crise économique, le président Sarkozy ne regardera pas la cérémonie d’investiture, ou alors d’un �"il, puisque à cette heure-là, il recevra tout ce que la France compte comme dirigeants de l’industrie automobile.
Au parti socialiste, ce jour très spécial devient un nouveau sujet de polémique entre dames de fer : Martine Aubry, dirigeante du parti, qui restera devant son téléviseur, se moque de Ségolène Royal, sa rivale éternelle partie sur place vivre ce moment d’histoire…

Une nouvelle relation avec l'Amérique latine, du Brésil

Roberto Martele-Blum, 20 janvier 2009, 3 h (heure de Paris)

Après le serment, le 44ème Président des Etats-Unis devra commencer à faire face à la dure réalité. Barack Obama devra commencer à prendre des décisions importantes, face à un tableau très noir : crise économique, menace d’une grave récession et des guerres en Irak, Afghanistan et au Moyen-Orient. Le Brésil espère des changements dans la relation des États-Unis avec l’Amérique latine. Selon le Président Luiz Inácio Lula da Silva, le gouvernement Obama devrait changer cette relation des États-Unis avec l’Amérique latine. Un des changements possibles, a dit Lula, c’est la fin du blocus contre l’économie cubaine. « Il est important qu’Obama envoie un signe à Cuba. Il est important que Cuba puisse avoir une vie normale comme tous les pays. »
Les États-Unis ont longtemps eu une politique du pire en l’Amérique latine,  c’est ce que le président a souligné dans son émission de radio hebdomadaire « Café avec le président », citant le rôle de Washington dans l’installation des dictatures militaires sur le continent dans les années 1960. Lula estime qu’Obama devra se tourner vers l’Amérique latine avec deux  projets : démocratie et développement.

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