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Le blog planétaire

Le blog planétaire

De New-York (Etats-Unis)

04.11.2008 à 21.10

Par Matt Sanchez,  worlnet.online

Les grandes villes urbaines sont au centre du pouvoir du parti démocrate aux États-Unis.  À New York City, il y a peu de militants pro-McCain. Pour une ville qui possède une population de toutes les couleurs, où on peut manger de toutes les cuisines du monde, la diversité politique est assez faible.  

Depuis quelques semaines, le Sénateur Barack Obama a été considéré comme le prochain président de la nation.  Pourtant aux urnes, où je viens de voter, j'étais surpris par la faible participation dans une élection qui fait la une à travers le monde.

Malgré le va-et-vient de la longue campagne, le dénouement de ce drame électoral se déroule dans le calme d'une ville endormie depuis le récent krach de Wall St.

Vu de Moscou

04.11.2008 à 20h50

Serguei Mitrofanov

Les invités de l'Ambassadeur des Etats-Unis à Moscou ont exprimé une préférence pour l'icône candidat à la présidence de la République démocratique, c'est ce que nous dit INTERFAX.

Vu de Johannesbourg (Afrique du Sud)

04.11.2008 à 20h12

Liesl Louw

Fêtes organisées dans des hôtels et restaurants  de Johannesburg, T-shirts d'Obama à vendre  et déclaration de soutien du ministre de finances….En Afrique du Sud, on sent depuis plusieurs semaines un engouement en faveur du candidat démocrate dans ses élections américaines. Malgré cela, on ne sent pas vraiment la même émotion et le même enthousiasme sans réserve pour Barak Obama que dans les rues de Nairobi ou Kinshasa. Certains sud-africains doute de sa victoire, d'autres soutiennent peut-être Main et préfèrent se taire.... Les éditorialistes dans les journaux sud-africains ont analysé une éventuelle victoire d'Obama dans les détails et avec les opinions plutôt nuancées. "C'est trop tôt pour dire si la politique d'une présidence Obama va réellement être en faveur de l'Afrique…" déclare l'éditorial du quotidien Le Star à Johannesburg aujourd'hui.

La politique du parti democrat est traditionnellement plus protectionniste et favorise les mesures comme des subventions agricoles," selon un éditorial dans Le Weekender d'il y a quelques jours. Malgré ses mises en gardes, les deux journaux, comme la plupart des edito's et commentaires en Afrique du Sud, sont favorables a Obama.. Radios, télés et sites webs ont des programmes spéciaux pour les élections américaines ce soir en attendant les résultats….

Vu de Turquie - Un président pour le monde.

04.11.2008 à 19h40

Mine G.KIRIKKANAT - journaliste

Du statut d'allié historique à la tête de liste des pays ou 'Les EU sont  mal aimeé', la Turquie attend SON président mondial, avec une certaine tension. Tension et déchirement, devrait on dire, puisque sur ces élections précises on ne peut parler d'une unité nationale : les turcs sont pour Obama qui promet un changement de politique moins ingérante au Moyen Orient, donc en Irak et surtout de tendre une perche diplomatique à l'Iran. Tandis que les kurdes de Turquie préfèreraient plutôt le républicain McCain, avec l'espoir qu'il continuerait à épauler très fort la création d'un État kurde dans la région.

Néanmoins, les turcs et kurdes partagent le même et profond sentiment d'injustice dont plusieurs blogs sur le net font écho : Puisque le président des EU décide du sort de la région et même d'une grande partie du monde, pourquoi seulement les américains auraient droit à le choisir ? Beaucoup de turcs pensent qu'à commencer par eux, les élections américaines devraient être globales et que les citoyens du monde (enfin ceux qui ont envie) puissent voter pour LE président américain qui gouvernera de toute façon, leur gouvernement local.

Et là, au moins le résultat serait net et au dessus de tout soupçon : d'après les derniers sondages Obama aurait 82 % des votes.

Vu d'Israël

04.11.2008 à 19h39

De Lior Papirblat – ynet.co.il

Pour la plupart des Israéliens, les élections américaines sont les plus importantes après les élections nationales. Certains disent même, qu'elles sont plus importantes. Après tout, dans ce pays qui aime pensé qu'il est la petite soeur des États-Unis, le gens savent que l'influence du chef de la plus grande démocratie au monde sur le premier ministre israÉlien, quel qu'il soit, est énorme. Dans une semaine les israéliens vont voter aux élections municipales, mais ils s'intéressent plus à l'autre côté de l'atlantique.

La couverture médiatique est d'ailleurs sans précédent. Les médias israéliens ont envoyé des dizaines de journalistes pour les États-Unis, tout en essayant de célébrer la démocratie comme seuls les Américains savent.

Alors que les sondages ont montré que plus d'israéliens sont en faveur de John McCain, on voit que les médias israéliens ont été influencés par les sondages Américains, et ne peuvent pas attendre : ils déclarent déjà dans leur titres Barack Obama , vainqueur. Le quotidien populaire "Yedioth Ahronoth" a annoncé dans son premier titre, que le monde est "Sur le point de l'histoire".

"Haaretz", le journal de la gauche libérale, a été plus modéré. Son premier titre était "La course désespérée e de John McCain". "Maariv", le troisième grand quotidien, n'a pas pris position avec son titre "La ligne d'arrivée", mais n'a pas pu évité la question "Qui sera le meilleur pour les juifs?". En général, il semble que les trois grands journaux ne peuvent pas éviter la recherche de l'angle juif. L'un a donné une liste de juifs chiffrée de cette campagne et les autres essayent de trouver des représentants israéliens dans les sièges de candidats.

Mais les sites internet portant sur les élections ont doublé les autres médias, dès le premier jour. Ynet, le premier site de nouvelles en Israël, dispose de son propre correspondant à Washington et a recruté certains experts. En raison de l'heure différente entre Israël et les États-Unis, il semble que le médias électroniques auront l'avantage sur les journaux de matin.

Lior Papirblat, 26 ans, est chef d'édition du site internet d'informations Ynet.com

Vu d'Algérie: l’effet Obama.

04.11.2008 à 19h20

De Ghania Mouffok - journaliste

« L'Amérique revient de loin, s'amuse Omar Zelig dans la très décapante émission Réactions en chaîne sur la chaîne trois (17hà18heures), rappelez vous il n'y a pas si longtemps on y canardait encore les noirs » et pour l'occasion il parle anglais plutôt que français comme on se met à l'heure américaine.

Rarement élection en Amérique aura autant passionné les algériens, ce matin tous les grands quotidiens en faisait leur Une, « L'Amérique va-t-elle changer de couleur ? » s'interroge Le soir d'Algérie, Un noir à la Maison Blanche est-ce possible ? se demande également El Watan.
 
Mais se mettre à l'heure américaine ne nous rend pas plus riche, et Omar Zelig de demander à ses auditeurs : « comment faire avec nos moyens minables pour parler de l'Amérique ? » sans envoyés spéciaux, reste alors la débrouille et le coup de fil à la copine qui vit à New York bien qu'algéroise. « Allô, Meriem Vergès, vous m'entendez ? » Oui parce que la copine c'est la fille de Maître Vergès et de Djamila Bouhired, un couple mythique de la révolution algérienne, et donc comme on dit à Alger ce n'est pas « n'importe lequi ».
Ouf, la communication marche et depuis New York la voix de cette envoyée bien spéciale est audible : « Pour vous, dit-elle, j'ai fait l'effort d'aller voir les bureaux de vote qui ne désemplissent pas depuis sept heures », « Comme chez nous pour acheter le pain ? demande hilare le benjamin de la troupe Yacine Hirèche. « Mais vous savez, continue l'algéroise de New York dans tous les bureaux de vote les signes sont écrits en quatre langues… » « En arabe ? » demande Omar Zelig, « Non pas encore, mais bientôt Inch Allah, les pancartes sont en coréen, en espagnol, en chinois et en anglais »
Bien entendu Meriem bien qu'étrangère vote avec son cœur Obama comme tous les algériens auxquels ils ne viendrait même pas l'idée de lui préférer McCain. « Mais pourquoi, lui demande Omar Zelig, vous pensez que cela va changer quelque chose ? » « Non, Cela ne va pas changer l'Amérique mais j'espère qu' Obama sera élu parce que je pense à toutes ces petites filles, à tous ces petits garçons issus des minorités et ce, dans n'importe quel pays, qui pourront désormais rêver d'être président dans leur pays. Est-ce que c'est possible en Algérie ? Silence… « C'est comme si demain on votait en Algérie pour un blond qui ne serait pas musulman. »
C'est ça l'effet Obama.

Vu du Québec - Comment, encore des élections ?

04.11.2008 à 18h32

Philippe Renaud – journaliste à Montréal

Mine de rien, les Canadiens n'auront jamais autant eu la politique en tête qu'en cet automne électoral. D'abord, le 14 octobre dernier, les électeurs étaient invités aux urnes pour choisir quel parti dirigera notre gouvernement fédéral. Ce n'est pas tout. Dès demain, les analystes s'attendent à ce que le Premier ministre Jean Charest, chef du Parti Libéral du Québec, déclenche à son tour des élections provinciales. Conséquence : les Québécois seront appelés aux urnes le 8 décembre prochain.

Est-ce à dire que la campagne électorale américaine n'intéresse pas les Canadiens ? Au contraire, et c'est tout le problème des politiciens d'ici qui cherchent à se faire réélire.

Par la force des choses, les campagnes américaine, canadienne et bientôt québécoise attirent la comparaison. En bref, nos candidats paraissent bien mornes à côté des Barack Obama, John McCain et leurs colorés colistiers! Au jeu des comparaisons, Stephen Harper et Jean Charest ressemblent davantage au candidat démocrate… de la présidentielle de 2004, John Kerry! Chacun ici cherche son Obama…

À l'image de la tendance mondiale, si les Canadiens pouvaient voter à la présente campagne présidentielle, ils accorderaient leur appui à 70% pour le sénateur de l'Illinois, alors que le candidat républicain récolterait 14% des voix. Mieux encore : en février dernier, la CBC a mené un sondage auprès de la population qui révélait que 15% des électeurs canadiens seraient prêt à échanger leur droit de vote contre une voix aux élections présidentielles américaines!

Si nous suivrons le dépouillement des urnes ce soir ? Et comment! Pour le bénéfice des lecteurs du Blogue planétaire de TV5, l'antenne montréalaise publiera en direct d'un sous-sol de bungalow où un comité d'une douzaine d'enthousiastes suivra la soirée sur les chaînes américaines jusqu'à ce qu'un victorieux émerge. En espérant que les machines Diebold ne plantent pas trop souvent…

Full disclosure (comme on dit chez nos voisins du sud) : le comité est férocement pro-Obama!

De Roumanie

04.11.2008 à 17h49

Rodica Procop - Bucarest Hebdo

Cette fois-ci, les élections américaines ne suscitent  pas autant d'intérêt pour les roumains que les précédentes de 2004, même si la plus part des journaux qui ont envoyé des correspondants aux États-unis, mettent en avant des mots forts comme : la 3eme révolution depuis la fin de la Guerre Civile, l'Amérique face au changement radical, l'avenir du monde dépends des résultats du scrutin…
L'explication réside dans le fait que ces jours-ci les roumains sont plus intéressé par l'actualité locale, avec le début lundi d'une campagne électorale cruciale pour l'avenir du pays et des nouvelles de plus en plus inquiétantes venants de la Banque Centrale et la première victime de la crise financière en Roumanie, une jeune femme qui a pris sa vie car elle ne pouvait plus payer les  intérêts à la banque.
Comme l'expliquent les analystes, pour la Roumanie quel que soit le nouveau locataire de la Maison Blanche, les relations entre Bucarest et Washington ne vont pas connaître des changements importantes. Il y a deux raisons en faveur de cet argument : la première est que la Roumanie est un partenaire stratégique des États-unis en Europe, un pays qui soutient fortement la politique américaine au sein de l'OTAN et de l'UE, un pays qui aujourd'hui même continue à soutenir fortement Washington dans les dossiers les plus controversés comme l'Irak ou les bases militaires américaines en Europe.  Dans ce contexte, l'élection du républicain John McCain ne sera qu'une continuation normale des bonnes relations que Bucarest a eu avec l'administration Bush pendant les huit dernières années.  La deuxième raison est que si Barak Obama arrive a la Maison Blanche, il emmène avec lui le vice-président Joe Biden, un grand supporteur de l'entrée de la Roumanie dans l'Otan, un politicien respecté à Bucarest, qui connaît bien le parcours du pays depuis l'époque communiste.
L'envoyé du journal 'Gardianul' aux États-unis  affirme aujourd'hui que la plupart des Roumains établis en Amérique votent pour Obama. «J'espère qu'il va mettre fin à cette guerre absurde», a déclaré un roumain aux États-Unis. Il faux dire aussi que le roumains qui sont partis aux États-Unis depuis l'époque du communisme, sont plus favorables à McCain.

Chine - XU Tiebing de Pékin

04.11.2008 à 17h10

Les surchauffes chez les blogs chinois par rapport aux élections présidentielles de 2004 sont moins nombreux, pour les raisons suivantes : la visite du représentant du Continent (chef de l'Association d'échanges entre deux côtés du détroit de Taïwan à Taipei, capitale de l'île de Taiwan) attira une grande attention du public chinois.  

Différente de la précédente, la Chine ne constitue pas un thème de controverse majeur cette fois-ci dans l'élection en cours,  

Plus profondément, les Etats-Unis ne sont pas en Chine comme ailleurs le sujet d'une idolâtrie excessivement  idéalisée. C'est-à-dire: l'image des USA, est en train de connaître un processus de la banalisation.

Inde – par Sanjay D'Humières

04.11.2008 à 16h50

Selon the Times of India, la course à la Maison Blanche ne serait pas seulement celle entre deux sénateurs. Voici ce qui expliquerait selon le quotidien la perte de vitesse de John McCain pendant les dernières semaines de campagne.
Un article daté de ce matin met en avant un sondage mené par CNN ou l'électorat critique la colistière du Sénateur John McCain, Sarah Palin pour avoir freiné ce dernier à un moment crucial pendant la dernière ligne droite de la campagne présidentielle.

Selon le sondage la cote de popularité de Sarah Palin, en chute libre depuis quelques jours pourrait coûter à John McCain sa place à la Maison Blanche.

57% de l'opinion estime que Sarah Palin est loin d'avoir les qualités requises pour incarner leurs valeurs et être une bonne vice-présidente.

L'article met en évidence la réticence de certains membres du parti républicain à l'égard de John McCain et de son choix d'avoir Sarah Palin à ses côtés sur le ticket républicain.

Japon : la ville d'Obama soutient Barack Obama

04.11.2008 à 16h28

Vu du Kenya

04.11.2008 à 15h35

Par Etienne Sengegera
… la victoire annoncée de « l'enfant du pays »

« It's D-Day », titre le quotidien Kenya Times à la une de son édition électronique. Il revient, dans son article, sur les dernières étapes du marathon électoral dont on connaîtra l'issue dans les prochaines heures. « C'est le jour J », pour les Kenyans qui ne doutent de rien, pariant sur la victoire de Barack Obama, «  le premier noir à avoir été investi pour porter les couleurs de l'un des deux principaux partis politiques américains » dans la course à la Maison Blanche. Il a maintenant toutes les chances de remporter cette compétition et de s'installer aux commandes de la première puissance politique, militaire et économique du monde, résume en substance le Kenya Times. « Il va l'emporter largement et il donnera l'élan de changements significatifs pour son pays et pour le reste du monde, y compris le Kenya », s'enthousiasme un habitant de Kisumu dont les propos sur l'antenne d'une station de télévision locale sont repris par le quotidien. Kisumu, c'est la ville natale de feu le père de Barack Obama.
De son côté, le Daily Nation, rapporte que des célébrations religieuses sont prévues ce mardi, avec au programme des prières en faveur de la victoire de Barack Obama, dans le petit village de Kogelo, à une heure de route au nord-ouest de Kisumu. C'est dans ce village que vit la grand-mère paternelle d'Obama, âgée de 87 ans. Les journalistes de la presse locale et de la presse étrangère y affluent en grand-nombre, de même que des foules enthousiastes, et la police y renforce les mesures de sécurité.
« Mon frère peut ne pas avoir d'influence directe en ce qui concerne le développement dans notre village », estime le demi-frère de Barack Obama, Abongo Malik Obama, cité par le Daily Nation. Avant d'ajouter : « Il y a cependant les principes et les objectifs qui lui tiennent à cœur, et c'est le peuple qui croit en ces principes et objectifs qui fera avancer la marche vers l'amélioration des conditions de vie. »
 

De Haïti

04.11.2008 à 15.28

Par Ladenson Fleurival
 
Une victoire d'Obama attendue !
La fièvre électorale américaine a gagné les cœurs et les esprits en Haïti quelques heures après le début des opérations de vote. On en parle partout dans les restaurants, les supermarchés ; dans l'administration publique et privée, dans les véhicules de transport en commun et même dans les plus hautes instances de pouvoir du pays.
 
Au-delà des discussions, le phénomène Obama retient toute l'attention. « Moi je me prépare à fêter la victoire de Barack Obama sur Jhon Mc Cain dans les prochaines heures. Je passerai toute la nuit à me délirer dans la rue », dit un jeune garçon sur une place publique de Port-au-Prince.
 
Osner H. Févry, avocat et homme politique a créé récemment un club des amis d'Obama en Haïti qu'il préside. Les membres du club se réuniront toute la journée du 4 novembre pour suivre le déroulement des élections américaines.
 
Assuré de la victoire d'Obama qu'il présente comme un phénomène, M. Févry a déjà programmé une messe d'action de grâce le 20 janvier 2009, à l'occasion de l'investiture du nouveau président des Etats-Unis.
 
La couleur de la peau du sénateur de l'Illinois n'a guère convaincu le juriste, mais le nouveau partenariat que le sénateur de l'Illinois promet entre Haïti et les Etats-Unis. « Barak Obama est un phénomène nouveau dans la politique américaine et dans les relations internationales », assure Osner Févry.
 
L'engouement que suscite l'accession d'un premier président noir à la tête de la première puissance mondiale est à son comble dans les bidonvilles d'Haïti, sensibles au parti démocrate. Des bandes à pied se préparent à gagner la rue au terme des résultats, qui, de l'avis de plusieurs, donneront Obama gagnant.
 
Des restaurants de la place promettent de garder leurs portes ouvertes durant toute la nuit électorale et envisagent de mettre à la disposition de leur clients des écrans géants, leur permettant d'avoir une idée de l'ambiance.
 
Des parlementaires de la 48 e législature, souhaitent également la victoire de l'Afro-américain sur son rival républicain. D'autres nuancent que quelque soit le candidat élu, la politique américaine ne va pas changer vis-à-vis d'Haïti.
 
Tenant compte de la passion suscitée par une potentielle victoire du candidat démocrate, on comprend combien grande sera la déception des Haïtiens au cas où le républicain gagnerait la présidentielle américaine du 4 novembre.

De Tirana (Albanie)

04.11.2008 à 15h24


Par Ilir Yzeiri

D'après l'agence de presse de Pristina RTK, le Kosovo attend les élections américaines en pleine fête. La presse de Pristina au Kosovo a consacré les titres principaux aux élections américaines. En plein nuit, on organisera un grand meeting populaire sur la place centrale de Pristina ou l'ambassadeur des Etats –Unis au Kosovo Tina Kaidinov parlera  à l'occasion de cet événement. Le Premier ministre de Kosovo, Hashim Thaçi a déclaré : "Je remercie toutes les administrations américaines qui ont soutenu le Kosovo, le président Bush le Père, le président Clinton et l'administration du président W Bush. Le slogan d'un des qoutiodiens de Pristina a été : " Il n'y aura pas de perdant, Les Etats-Unis gagnent toujours". "Après les élections, l'Amérique et l'Europe seront ensemble au Kosovo"- ajoute un autre. 

De Ouagadougou (Afrique)

04.11.2008 à 15h18


Propos recueillis par Lassina Fabrice SANOU et Gontran ZOUNGRANA

Pour l'élection présidentielle aux Etats-Unis, Barack Obama est le candidat le plus supporté à Ouagadougou. C'est ce que révèle le micro-trottoir ci-dessous réalisé à travers la capitale.

Amed Moussa Diallo (Burkinabè résidant à Washington) : "Obama, mon candidat"
"Je soutiens Barack Obama, compte tenu de ses origines exotiques, comme on dit là-bas. En 1960, son père était toujours au Kenya, 48 ans après, lui est un candidat sérieux à l'élection présidentielle. Je pense qu'il sera élu, je fais même partie des 3 millions d'Américains qui ont contribué à sa campagne. La campagne de Barack Obama a été essentiellement financée par de petits donateurs comme moi, parce que nous croyons au changement, nous croyons que grâce à lui, les Africains seront bien perçus, qu'ils seront vus autrement plutôt que comme des êtres paresseux, des êtres qui ne sont pas à la hauteur et qui sont inférieurs aux Blancs. Son élection permettra aussi de réconcilier les Américains avec le reste du monde. Aujourd'hui, malheureusement, les Américains sont mal perçus à travers le monde, à cause de Bush. Ils sont considérés comme arrogants. Avec Obama, la perception des autres vis-à-vis des Américains changera. Son élection est très importante pour nous Africains. Après l'abolition de l'esclavage, l'élection d'Obama sera le second acte majeur dans l'émancipation des Noirs. Ce sera la véritable fin de l'esclavage. Cela est important pour nous. "

Agnan Kayorgo (Journaliste) : "Je suis pour Obama" "Ces élections aux Etats-unis se déroulent dans un climat passionnel, parce que les uns et les autres se positionnent et donnent leur opinion sur l'un ou l'autre candidat. Pour ma part, je pense qu'il y a effectivement un enjeu dans ces élections, parce que c'est la première fois qu'un Noir américain est à ce niveau où on le donne déjà même pour vainqueur. Si on s'en tient aux sondages, on peut penser que l'issue de l'élection sera favorable à Barack Obama, mais il faut vraiment attendre, car il peut y avoir des imprévus. Je suis pour Obama, mais parce que je pense que l'Amérique mérite qu'un Noir arrive au pouvoir ; si cela arrivait, ce serait l'honneur même de la démocratie américaine."


D'Abidjan (Côte d'Ivoire)

04.11.2008 à 14h55


Par Israël Yoroba

La Presse ivoirienne "choisit" Obama
Pour la presse d'Abidjan, Obama sera vainqueur. C'est L'Inter, le quotidien qui suit de près l'actualité internationale, qui lance les couleurs en se demandant si Obama peut encore perde. En effet, selon le compte rendu de l'envoyé spécial dudit journal, «la confiance règne dans le camp des démocrates». «Rita Fargas, responsable dans l'un des QG de campagne de Barack Obama, est certaine que son candidat tient le bon bout», rapporte le correspondant de L'Inter.
Le Nouveau Réveil, quotidien proche de l'ancien parti au pouvoir (PDCI) présente pour sa part «les dernières nouvelles qui rassurent» quant à l'élection «ce soir» du candidat démocrate. Et ce, en ce basant sur des révélations d'un «homme de Dieu (qui) annonce la victoire d'Obama».
«La somme des chiffres du nom Barack Obama donne 1. Or les personnes animées par l'énergie 1 sont motivée par l'indépendance. Ce sont des leaders, des organisatrices, des pionnières (…) Spirituellement, Barack Obama est bien placé pour gagner ces élections», prédit ledit «Homme de Dieu», dans les colonnes du «Nouveau Réveil».

Le Patriote, un autre quotidien de l'opposition (Rassemblement des républicains de l'ancien premier ministre ivoirien) s'interroge : «Les Etats Unis sont-ils prêts pour le changemLa presse ivoirienne s'est faite un large écho de l'ambiance qui prévaut à la faveur du scrutin électoral présidentiel aux Etats Unis d' Amérique.
Le quotidien gouvernemental Fraternité Matin (Frat mat) titre dans sa parution du jour «Obama-Mc Cain : le jour du jugement», - reprenant les termes du colistier d'Obama, Joe Biden – et précise également que les candidats démocrate et républicain «ont achevé depuis hier lundi leurs derniers sprints».
Pour Frat mat, cette campagne s'achève avec «une légère inquiétude pour Obama et un léger enthousiasme pour McCain». «En Virginie et en Floride où selon les derniers sondages, Obama avait 8 et 7 points d'avance sur son concurrent, il est retombé désormais à 4 longueurs d'avance et le candidat républicain, qui veut rattraper le temps perdu le dernier jour de campagne, a décidé d'aller à la pêche aux voix dans 7 Etats clés en 24 heures», peut-on lire.
Soir Info, le journal des faits divers se penche également sur la question des élections américaines et annonce que c'est «le jour de vérité». Rappelant que «Obama est en tête dans 3 Etats clés mais… (que) Mc Cain fait vibrer la Floride».

Nord Sud quotidien, ne manque pas de se faire un large écho de l'ambiance ici à Abidjan.
Dans sa parution de ce mardi 4, cet autre journal d'opposition, reprend les termes des Wanda Nesbitt, ambassadeur des Usa en Côte d'Ivoire qui annonce «Obama favori». Précisant que «le choix d'un Africain-américain pour défendre les couleurs du Parti démocrate à la course à la maison blanche constitue un évènement historique». Pour Wandit Nesbit, «le choix d'Obama constitue déjà une victoire».
C'est également le point de vue de Palé Diamaté, député ivoirien et président du Réseau des parlementaires pour Obama. Selon lui, les jeunes Ivoiriens doivent s'inspirer du courage d'Obama. «L'Afrique gagnerait à faire en sorte qu'Obama gagne», affirmait ledit député au cours d'une conférence qu'il animait hier à l'assemblée nationale et dont le thème était : «Analyse comparée des systèmes politiques français nord-américain : Quelle chance pour Obama ?». «Obama est l'affaire de tout le monde», selon les termes du parlementaire repris dans «Nord sud».

 

De Shangaï (Chine)

04.11.2008 à 12h47

Par Zheng Ruolin – Wen Hui Bao

Une élection qui ne changera pas grande chose...
Au moment où les médias français mettaient tant de temps à la télévision et autant de places dans la presse écrite pour les élections américaines, comme si ça pouvait changer le statistique de chômage en France, les médias chinois ne changeront pas leurs habitudes: aucune Une ne se consacre ni à Obama ni à McCain, car pour la Chine, c'est le « bonnet blanc et blanc bonnet ». Au moins pour les politiques étrangères ! Et surtout envers la Chine. L'histoire avait déjà prouvé que Démocrates ou Républicains, ils ont pratiquement la même politique sur la Chine. Et aujourd'hui sous le contexte de la crise financière, Obama ou McCain pourraient-ils sauver les Wells Street sans la Chine ? Donc il ne faut pas rêver ! Un jeune Noir à la Maison Blanche, ça donne un nouveau visage, rien de plus. 

De Russie

04.11.2008 à 12h44


Par Pavel Spiridonov
Les premières réactions des medias russes sur les élections américaines sont asses modestes.
 
Pravda, RIA Novosti, Rossijsakaya Gazeta et Izvestija font une analyse des coûts des élections pour les candidats. Notamment l'augmentation de « prix par vote » de 5,5 dollars  en 2004 à 8 dollars dans la campagne actuelle.
 
Pour l'instant il y a beaucoup plus de réactions à l'explosion à Moscou sur les rails des chemins de fer (heureusement sans victimes) et à la Journée de l'unité nationale.
Car aujourd'hui en Russie c'est la « Journée de l'unité nationale » qui à remplacée le feu 7 novembre (date de la Révolution bolchevique) et la plupart des médias se concentrent sur cet événement.
 
Pour assurer l'ordre public et la sécurité à Moscou le 4 Novembre - Journée de l'unité nationale, environ 6500 policiers et soldats des troupes du Ministère de l'intérieur de la Russie ont été mobilisés, a déclaré à RIA Novosti le samedi un représentant de l'administration des informations GUVD de Moscou.
Des « Marches Russes »  (http://rusmarsh.org/) sont organisées dans la plupart de grandes villes de la Russie par les partis et les organisations nationalistes. La tâche principale de la police sera d'essayer d'éviter les collisions entre les groupes des nationalistes et les mouvements antifascistes.
 
« RIA Novosti. Près de 1.500 personnes (5 000 selon les organisateurs) se sont rassemblées dans le centre de Moscou pour participer à une "Marche russe" sanctionnée par les autorités, rapporte un journaliste de RIA Novosti sur le terrain.
Aucun incident majeur n'a pour l'instant été enregistré, hormis quelques prises de bec entre manifestants et policiers.
Parmi les revendications des manifestants figurent l'interdiction des avortements, la liberté de manifestations à l'exception de celles qui portent atteinte à la morale, à la religion et à la famille ainsi que le durcissement de la législation à l'égard des immigrés. »
Lenta.Ru. Au centre de Moscou, les forces de l'ordre ont arrêté une centaine de personnes dans la carde d'une réunion non autorisée par les autorités moscovites près de la station métro « Arbatskaya ».

De Tirana (Albanie)

04.11.2008 à 12h31

Par Ilir Yzeiri – universitaire

Les Albanais semblent un peu indifférents sur les élections américaines. C'est seulement un des quotidiens, le journal "SHQIP" (ça veut dire "albanais"), un des quotidiens principaux de l'Albanie qui a choisi de présenter en première page la photo des deux candidats. Il a ajouté l'opinion des Américains sur ces élections plutôt que de donner le climat albanais pour ces élections. Hier soir le Parlement albanais est devenu un champs de bataille entre l'opposition et le Premier ministre Sali Beria en cherchant sa démission à cause de la corruption.
L'attention des médias a été concentrée sur cette affaire. Seule une chaîne de télé, la plus grande chaîne privée Top Chanel a choisi de faire un émission spéciale sur cet événement en invitant en direct l'ambassadeur des Etas-Unis à Tirana, Mrs Withers, et des jeunes Albanais qui ont étudié aux Etats-Unis.
Les quatre invités se sont divisés en deux groupes : deux vêtus en chemises blanches et cravates style Obama qui ont soutenu le candidat noir et les deux autres en costumes, style MacCain qui ont soutenu ce dernier. L'ambassadeur américain a parlé de la démocratie et les quatre autres se sont efforcés de dire leur point de vue sur l'Amérique.


De Phoenix, USA

04.11.2008 à 11h10

Par Benoît Clair
Visite au QG de McCain :
Hier lundi etait la journee de repetition generale pour les 2.400 journalistes arrives du monde entier en Arizona. Essais des satellites, calages des lumieres pour les metteurs en scene de ce que les Republicains appelent ici "la nuit de la victoire". Plus de 500 techniciens mobilises autour du site de l'hotel de luxe Biltmore, un eldorado dans l'eldorado qu'est Phoenix. Visite egalement au siege de campagne du candidat Republicain; accueil des plus mitiges: on ne recoit pas les journalistes etrangers, seuls ceux de l'Arizona sont les bienvenus...L'ambiance est un peu morose malgre la "methode Coue": "On va gagner ce mardi soir, tous les sondages se trompent": c'est le leitmotiv...Qui vivra verra...

De Phoenix, USA

04.11.2008 à 9h41

Par Benoît Clair
Cher Passe de Presse...
Sans ce viatique a 690 dollars, on ne rentre nulle part. Les candidats démocrates comme Républicains auront eu le nez creux : faire payer les journalistes pour rendre compte de la soiree electorale. Le show politique devient Hollywoodien: les stars de la politique se font desormais payer pour passer a la TV; c'est le monde a l'envers et aucun des candidats ne s'en est offusqué. Rapport direct dans les caisses du parti Republicain : prés de 2 millions de $ avec ces simples bouts de plastique...

De Phoenix, USA

04.11.2008 à 9h36

Par Benoît Clair
Quand l'Eurovision se met en 4...
600 reporters europeens sont presents, 800 connections en 1 nuit avec 10 cameras: un tour de force realise pa les equipes de EBU a Washington avec une quinzaine de personnes, techniciens de l'ombre auxquels il convient de rendre hommage: ce sont elles et eux qui "transportent" quotidiennement toutes les images de TV venant des USA a destination de l'Europe.

De Phoenix, USA

04.11.2008 à 8h30

Par Benoît Clair
Hier lundi, l'hotel Biltmore etait un lieu ouvert a tous et on pouvait s'y promener sans encombre. Vers 21 heures, les services secrets se sont empares des lieux: survol en helicopteres, tireurs d'elites sur les toits des maisons de luxe autour de l'hotel pendant la nuit;on se croirait dans un film de james Bond... Plus une voiture ne devait entrer dans ce qu'on pourrait appeler fort Chabrol ce mardi matin: impossible de dejouer les controles de securite, passage obligatoire aux rayons X, meme pour le moindre telephone portable...Du coup, des heures d'attentes perdues pour les journalistes...

De Russie

03.11.2008 à 23h

Par  Serguei Mitrofanov
Interfax fait savoir à ses abonnés qu'un astrologue, directeur de l'école russe d'astrologie, affirme qu'Obama est plus fort et plus brillant comme homme politique… Selon l'agence, Obama a en tout cas bien compris qu'il faut renforcer le dialogue avec d'autres pays. Comparé à McCain, Obama possède plus de qualités de leader, à l'image de John Kennedy. Interfax dit aussi que le Kremlin préfère Obama. Un choix qui coïncide avec celui du chef de file du petit groupe démocratique Iabloko : Sergueï Mitrokhine dit que « le conservateur McCain est le continuateur d'une politique qui a apporté la crise dans le monde entier, une nouvelle épine dans les relations entre le parti républicain et le Kremlin ».
La première chaîne russe, rapporte elle, que dans leurs derniers meetings de campagne, les candidats s'accompagnent de stars de la pop : McCain renconntre ses supporters aux sons d'un vieil air de rock « Johnny, tu seras un sacré gaillard », tandis qu'Obama montre des goûts plus éclectiques, puisqu'ils vont du rocker patriote Bruce Springsteen, au rappeur Daddy Paff.

L'élection vue de Russie

03.11.2008 à 15.38

Par Sylvie Braibant
Donc, partout, on se prépare au Jour J, au D Day aux États-Unis, au денъ -д en Russie. La presse russe, malgré la vie nationale qui fait le plus souvent la Une, entre crises financière et géorgienne, a entamé son chemin américain, en consacrant des reportages plus ou moins anecdotiques à l'événement planétaire qui s'annonce.

 Les Izvestia (Les Nouvelles) choisissent par exemple de donner l'explication de l'origine des emblèmes animaliers, côtés républicains et démocrates : l'éléphant pour les uns, l'âne pour les autres. Au-delà des fables amusantes autour de caricaturistes inspirés, le quotidien utilise cet abécédaire pour manier l'ironie à coups de jeux de mots, une moquerie qui n'épargne ni Obama, ni McCain. Un petit relent de guerre froide peut-être…

L'élection vue d'Afrique

30.10.2008 à 16h21

Par Denise Epoté
Jamais une élection américaine n'aura autant passionné les foules sur le continent africain. De Tunis au Cap et de Dakar à Nairobi, on ne compte plus les clubs de soutien au candidat démocrate. Dans toutes les capitales et même dans les coins les plus reculés, jeunes et vieux exhibent fièrement tee-shirts, casquettes et autres pagnes à l'effigie de leur champion. Depuis son investiture en juin dernier face à Hillary Clinton, il ne se passe pas un seul jour où les médias consacrent des pages ou du temps d'antenne à l'enfant du pays, comme on dit ici. Dans de nombreux états d'Afrique Centrale, le nom Obama est un nom courant chez les Fangs et signifie aigle ou épervier...
Pour la majorité des Africains, l'élection du 4 novembre ne sera qu'une simple formalité.
L'Afrique a déjà élu Obama.

L'élection vue du Japon (2)

29.10.2008 à 21h

Richard Colasse, président de Chanel au Japon, nous confie comment le peuple japonais perçoit le futur président des Etats-Unis. (Interview : Claude Vittiglio)

L'élection vue d'Orient

27.10.2008, 10h30

Par Slimane Zeghidour
Rarement le monde arabe mais aussi le Pakistan, l'Iran, la Palestine, Israël et la Turquie, en un mot toute la zone du Grand Moyen-Orient chère à George Bush, auront attendu le verdict d'une élection américaine avec autant de suspens, d'appréhension et d'espoir. Pour la première fois, en effet, un changement hautement symbolique paraît enfin possible à la tête de la Maison-Blanche. Un homme de couleur, fils d'un immigrant africain, noir et musulman de surcroît, a une sérieuse chance d'accéder au poste de l'homme le plus puissant de la planète.
Un changement inédit donc, puisqu'en deux siècles d'histoire, l'État américain n'aura eu que des présidents blancs, anglo-saxons et protestants, à l'exception notable de John Kennedy, un américano-irlandais catholique.
Que Barack Obama soit élu ou exclu, chacun y verra une leçon majeure sur l'évolution des Etats-Unis. Et déjà questions et spéculations abondent » ou plutôt « vont bon train, du « Dawn » d'Islamabad à l' »Opinion » de Rabat en passant par le « Keyhan » de Téhéran, le « Khalij » de Koweït-City, le « Haaretz » de Tel-Aviv, le « Cumhuriyyet » d'Ankara, le « Ahram » du Caire et le « Akhbar » d'Alger. En vertu de son héritage afro-musulman, Obama sera-t-il plus sensible aux attentes légitimes des Palestiniens? Ou, plutôt, cela le conduira-t-il à montrer qu'il n'obéit pas à cet héritage mais aux seuls intérêts supérieurs de son pays? En un mot, sera-t-il le président du changement de fond ou celui du statu quo, et ce afin de poursuivre la même politique avec un visage plus jeune, avenant et souriant?

L'élection vue de Suisse (2)

27.10.2008 à 12h27

A une semaine de la présidentielle aux Etats-Unis, la crise financière est au coeur de la campagne. L'occasionde revenir sur les enjeux de politique intérieure qui dominent la course entre John McCain et Barack Obama pour la conquête de la Maison Blanche.

C'est dans un bureau constellé de bibelots venus du monde entier à l'Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développement (IHEID) que Dr Daniel Warner, réputé proche du candidat démocrate, a accepté de nous rencontrer. (Extrait d'interview de TXT)

 
TXT: Ce scrutin suscite un enthousiasme particulier. En quoi est-il spécial ?

DANIEL WARNER: Il y a 3 éléments exceptionnels. Premièrement, ni le président ni le vice-président ne sont candidats, ce qui ne s'est plus vu depuis longtemps. Deuxièmement, c'est la première fois qu'un Afro-Américain est en mesure de devenir président. Troisièmement, Sarah Palin n'est que la deuxième femme -la première dans le camp républicain- à figurer sur un ticket présidentiel.

TXT: John McCain est-il défavorisé par l'impopularité historique de G.W.Bush ?

DW: Avant la crise financière, la stratégie de Barack Obama visant à lier McCain à Bush ne portait pas vraiment.
John McCain a fortement insisté sur sa réputation de "maverick", de franc-ti-reur, pour se distancier du président Bush, et ce avec un certain succès.   

TXT: Qu'est-ce que l'éclatement de la crise financière a changé ?

DW: Dans l'esprit de la population, la responsabilité de la crise est imputable au pouvoir, donc aux républicains.
Les démocrates peuvent ainsi mettre en avant la faillite de l'idéologie républicaine (moins d'impôts, moins de régulation), qui a, selon eux, conduit à la débâcle actuelle. Sur ces questions, McCain a toujours partagé les vues de son parti. Quand quelque chose ne va pas, les Américains veulent que cela change : Obama incarne ce changement.

L'élection vue de Suisse (1)

21.10.2008 à 18h03

Professeur à l'Institut des hautes études internationales et du développement de Genève et spécialisé dans la politique étrangère américaine, Jussi Hanhimaeki nous présente les grands enjeux internationaux qui attendent le prochain président américain.  (Extrait d'une interview de TXT)

TXT : Très globalement, les 2 candidats ont-ils des visions différentes de la  place des Etats-Unis dans le monde ?   

J. Hanhimaeki : Dans le principe, je pense qu'ils partagent la même vision.
Sur le fond, ils estiment tous les deux que les USA doivent rester la 1ère puissance mondiale et que le pays doit continuer à jouer le premier rôle dans les relations transatlantiques, au
Moyen-Orient ou ailleurs.

TXT : Quelles sont les différences ?

J.H : La différence se situe dans les méthodes pour arriver à maintenir ce rôle de leader. Obama mise clairement  moins sur la puissance militaire. Pour lui, c'est la diplomatie et la puissance économique qui aideront les USA à  garder leur importance. Au contraire,
McCain est plus traditionnel car il estime que la puissance militaire reste le moyen le plus important pour les Etats-Unis d'exercer leur puissance.
Ici, on assiste à un conflit de génération. D'un côté, on a le vétéran du Vietnam, très marqué par ce conflit et par la Guerre froide. Et de l'autre, on a Obama, qui avait 14 ans quand la  guerre du Vietnam s'est terminée.
 
TXT : Quels sont actuellement les grands enjeux de la politique extérieure US ?
 
J.H : Cette semaine, c'est la crise financière qui a pris le dessus. Mais il est possible que d'autres thèmes refassent surface, notamment l'Irak ou l'Afghanistan. Il y a encore beaucoup de soldats américains dans ces pays, donc ce sont des sujets très sensibles. La guerre contre le terrorisme restera quoi qu'il se passe l'un des grands défis du prochain président américain

L'élection vue du Japon (1)

26.10.2008 à 13.35
Interview de Christian Polak, président et fondateur d'une société de conseil pour les entreprises étrangères au Japon. (Interview : Claude Vittiglio)

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