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Royaume Uni: les femmes soldats bientôt en première ligne?

Un rapport officiel publié aujourd'hui, évoque la possible autorisation des femmes à combattre en première ligne dans l'armée britannique. L'idée vient du ministre de la Défense Michael Fallon, qui estime que ce sont les capacités et non le genre qui doivent prévaloir. Mais déjà des critiques ont été émises contre cette réforme. Ashley Merry, une ancienne femme officier de l'armée a estimé que ce n'était "pas le moment d'expérimenter quelque chose qui ne concerne qu'un nombre marginal de postes dans l'armée, juste pour faire du politiquement correct". Mais cette réforme reste conditionnée au résultat de recherches supplémentaires quant "aux exigences physiologiques", c'est-à-dire les capacités physiques des femmes. "Je crois à l'égalité des sexes mais nous sommes différents sur le plan physique", a souligné sur la BBC l'ancienne major Judith Webb. 
Pour l'instant les femmes de l'armée britannique sont autorisées à opérer sur le front mais pas à participer à des missions au contact avec l'ennemi. Des femmes pilotent en revanche déjà des avions de chasse de la Royal Air Force, notamment au-dessus de l'Irak. La Royal Navy a également levé l'interdiction pour les femmes de servir à bord d'un sous-marin. Dans l'armée américaine, les femmes ont été autorisées à monter au front en janvier 2013.

Nouvelle enlèvement collectif de femmes au Nigeria par Boko Haram

19.12.2014Au moins 185 personnes, femmes et enfants, ont été enlevées et 32 autres tuées par Boko Haram dans l'attaque d'un village du nord-est du Nigeria, selon un scénario quasi-identique et dans la même région où le groupe islamiste avait kidnappé en avril plus de 200 lycéennes dont on est toujours sans nouvelles. Ce nouveau raid, survenu dimanche 15 décembre, vient démontrer à nouveau la faiblesse de l'armée nigériane, mal équipée, en sous-effectif, dans une région qui est le théâtre d'attaques islamistes quasi quotidiennes et où Boko Haram a déclaré avoir instauré un "califat islamique". Si le drame de Chibok - 219 filles sont toujours otages de Boko Haram - avait marqué les esprits, en raison de la mobilisation internationale autour de la campagne #BringBackOurGirls #RendezNousNosFilles sur les réseaux sociaux, le kidnapping de femmes par les islamistes reste fréquent dans cette région du Nigeria. Ces femmes et jeunes filles servent d'esclaves sexuelles, font la cuisine et les tâches ménagères dans les camps de Boko Haram, et elles sont aussi utilisées en première ligne dans les combats, selon un récent rapport de Human Rights Watch. Les insurgés, arrivés  en convoi, ont attaqué le village de Gumsuri, à 70 kilomètres au sud de Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno. "Ils ont tué 32 personnes, dont l'imam de la localité et le chef de la milice locale", a déclaré un des responsables à l'AFP.

Manifestation à Paris contre les violences envers les prostituées

18.12.2014Environ 200 personnes, dont une majorité de prostituées chinoises et de prostituées transsexuelles, manifestaient mercredi soir à Paris pour dénoncer la violence dont elles sont victimes. Cette manifestation était organisée dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux travailleurs du sexe, à l'appel du Syndicat du travail sexuel (Strass), avec le soutien de Médecins du Monde et de plusieurs collectifs de prostituées. Devant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "non à la discrimination" et "pour nos droits, contre la violence", en français et en chinois, les manifestants, dont un grand nombre portaient des masques blancs pour cacher leur identité, ont allumé plusieurs dizaines de bougies sur une place du quartier de Belleville, dans l'est de Paris, où se concentre une majorité de prostituées chinoises. Après avoir observé une minute de silence, "en hommage à toutes nos collègues assassinées ou violentées dans l'année", selon les mots d'un porte-parole du Strass, Thierry Schaffauser, les participants sont partis en cortège, jusqu'à la place Pigalle, autre lieu connu de prostitution à Paris. Insultes, coups, vols, agressions sexuelles, meurtres, cette manifestation est destinée "à rendre visibles les violences dont sont victimes les prostituées", de la part de clients, de voleurs ou "d'individus déviants. Mais ces agressions ont lieu "dans un contexte de violence institutionnelle. L'Etat et la police sont les premiers acteurs de ces violences", a-t-il ajouté. 

Cap-Vert : une femme élue pour la première fois chef du parti au pouvoir

17.12.2014Avec 51,24% des voix, la ministre Janira Hopffer Almada, 36 ans est élue présidente du Parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert (PAICV), devenant la première femme à diriger cette formation dont est issu le Premier ministre. Mme Almada, actuellement ministre de la Jeunesse, de l'Emploi et du Développement des ressources humaines, un portefeuille en général dévolu aux femmes, succède à ce poste à l'actuel Premier ministre et chef de l'exécutif dans le pays, José Maria Neves. En tant que chef du PAICV (socialiste), elle sera la candidate du parti lors des élections législatives prévues en 2016 dans cet archipel lusophone au large du Sénégal. Elle aura également pour mission de faire gagner le PAICV à l'élection présidentielle et à des élections locales prévues la même année.

Espagne/Maroc : arrestations au sein d'une cellule de recrutement de femmes pour le groupe Etat islamique

17.12.2014Sept personnes ont été arrêtées mardi en Espagne et au Maroc dans le cadre d'une enquête sur le recrutement de femmes devant être envoyées en Syrie et en Irak pour le compte de l'organisation Etat islamique (EI). Quatre femmes, dont une mineure, et trois hommes ont été interpellés à Barcelone (nord-est), dans les enclaves espagnoles au Maroc de Ceuta et Melilla ainsi que dans la ville marocaine de Fnideq (Castillejos en espagnol), à 2 km de Ceuta, a indiqué le ministère espagnol de l'Intérieur. "Toutes les personnes interpellées sont accusées d'être des membres d'un réseau de recrutement et d'envoi de femmes sur le front syro-irakien de l'organisation terroriste Daech (Etat islamique)", précise le communiqué, ajoutant que des perquisitions étaient encore en cours mardi matin. Une centaine d'Espagnols auraient rejoint les rangs de "milices jihadistes" en Irak ou en Syrie, selon l'ambassadeur d'Espagne en Irak, Jose Maria Ferre de la Pena. Ce chiffre est relativement faible par rapport aux centaines de jihadistes français, britanniques ou allemands impliqués.

Angleterre : Libby Lane désignée première femme évêque anglicane

17.12.2014Jour historique pour l'Eglise anglicane d'Angleterre qui a désigné aujourd'hui sa première femme évêque, un mois après l'adoption d'une réforme mettant fin à la prédominance masculine dans la hiérarchie cléricale. La religieuse s'appelle Libby Lane, elle officiait jusque là comme vicaire. Le synode général de l'Eglise anglicane avait approuvé le 17 novembre dernier à Londres la réforme ouvrant à l'ordination de femmes évêques. L'amendement appelé "Canon 33" établit désormais qu"un homme ou une femme peut être consacré à la fonction d'évêque". Une décision qui fait suite à plusieurs décennies de divisions sur cette question. En 2012, l'Eglise d'Angleterre avait d'abord dit non à l'ordination des femmes évêques. Mais elle s'est vue reprocher depuis plusieurs années son approche rétrograde, en contraste avec d'autres Eglises anglicanes plus progressistes comme celles du pays de Galles, des Etats-Unis, d'Australie, du Canada ou du Swaziland qui autorisent l'ordination de femmes évêques. Les femmes pouvaient depuis 1992 être ordonnées prêtres en Angleterre. Elles représentent aujourd'hui un tiers du clergé.  

Visage de femme découvert en Arabie Saoudite: grosse controverse

16.12.2014Un religieux saoudien s'est affiché à la télévision avec sa femme le visage découvert. Un choc dans le royaume ultra-conservateur, dans lequel la tradition religieuse veut que les femmes doivent se couvrir le visage en public. Celles-ci portent donc souvent des lunettes de soleil et un léger maquillage accompagné de l'abaya, la robe noire du Golfe ainsi que le voile. Mais le Cheikh Ahmed al-Ghamedi, qui a dirigé la police religieuse à la Mecque, a proclamé dans une émission de MBC (une chaine de télévision basée à Dubai) que "le prophète n'a pas ordonné aux femmes de se couvrir le visage.. il leur est aussi permis de se maquiller". Il s'est aussitôt attiré les foudres du grand mufti d'Arabie saoudite, le cheikh Abdel Aziz al-Cheikh qui a appelé le cheikh Ghamedi à "se repentir". Sur Twitter aussi les commentaires ont fusé. "Content maintenant? Chaque téléphone mobile porte la photo de votre femme. Cocu que vous êtes!" peut-on y lire, à propos de la photo du couple avec la femme au visage non couvert. En 2012, le géant suédois Ikea avait dû publier un catalogue saoudiens sans photos de femmes dans le respect des traditions du pays, ce qui avait choqué la population suédoise. L'Arabie saoudite est l'un des Etats les plus rétrogrades en matière de droits des femmes

Un centre d'hébergement d'urgence créé pour les jeunes femmes SDF à Paris

16.12.2014Selon une étude de l'Insee, environ 141.500 personnes étaient sans domicile fixe début 2012, dont 38% de femmes. Parmi elles, des jeunes filles de 18 à 25 ans dorment aussi dans la rue, en grande insécurité. Un centre d'hébergement d'urgence leur étant réservé a donc été inauguré le 15 décembre à Paris. "On s'est rendu compte qu'il y avait de plus en plus de jeunes femmes à la rue, et qu'il y avait un besoin de telles structures", a expliqué la directrice du centre, Monique Bonnet. "Le problème numéro 1 c'est la sécurité. A la rue, elles sont plus en danger que les hommes, victimes de viol, de trafics, d'agressions, de réseau de prostitution", ajoute-t-elle. Géré par la Croix-Rouge française, le centre "Inès Lyautey" (du nom de l'ancienne vice-présidente de la Croix Rouge) accueille au total 40 jeunes femmes sorties de la rue (30 toute l'année et 10 places supplémentaires pendant l'hiver). En plus d'une aide matérielle et administrative, le centre offre à ces jeunes femmes un accès aux soins -certaines souffrent de graves problèmes de santé - et tente de leur redonner confiance en soi. Le passé de ces jeunes femmes est en effet souvent difficile: violences familiales, maltraitante, mariage forcé, prostitution… Elles restent en moyenne deux mois dans le centre, le temps d'intégrer des formations professionnelles.

Georges Tron et son adjointe Brigitte Gruel renvoyés aux assises pour viols sur deux employées de mairie

15.12.2014Dans cette affaire, la parité est tristement respectée. L'ancien secrétaire d'Etat UMP Georges Tron est donc aux assises pour viols et agressions sexuelles sur deux anciennes employées de sa mairie de Draveil (Essonne) qui avaient porté plainte. Brigitte Gruel, ancienne adjointe à la culture, est également renvoyée pour viol, complicité de viol et agressions sexuelles.. La cour d'appel de Paris a infirmé l'ordonnance de non-lieu rendue par des juges d'instruction d'Evry en décembre 2013.  Réélu maire de Draveil en mars 2014, Georges Tron a annoncé à l'AFP qu'il allait se pourvoir en cassation. En mai 2011, quelques jours après la révélation de la plainte des deux anciennes employées, l'affaire avait déjà coûté son poste à l'ancien secrétaire d'Etat de Nicolas Sarkozy, contraint à la démission. A l'époque, dans le sillage du scandale Strauss-Kahn (accusé par une employée du Sofitel de New York de lui avoir imposé une fellation), les deux ex-employées avaient accusé Georges Tron et Brigitte Gruel de viols et agressions sexuelles, sous couvert de réflexologie, l'art du massage thérapeutique des pieds auquel s'adonnait l'élu. Après deux ans d'enquête, le parquet d'Evry avait requis un non-lieu, confirmé six mois plus tard par les juges d'instruction. Devant la cour d'appel, le parquet général avait également requis la confirmation du non-lieu avant le rebondissement survenu ce lundi.

La Saoudienne qui aimait trop le foot

15.12.2014Une Saoudienne qui s'était déguisée pour entrer dans un stade de football réservé exclusivement aux hommes, a reçu un carton rouge, c'est-à-dire qu'elle fait désormais l'objet d'une enquête des autorités. La mixité est totalement interdite dans le royaume saoudien où les femmes ne peuvent pas accéder aux stades de football. Mais une supportrice du club al-Shabab de la capitale Ryad a réussi à se faufiler dans le stade al-Jawhara de la ville de Jeddah (ouest de l'Arabie saoudite) pour un match qu'elle ne voulait pas manquer entre al-Shabab et al-Ittihad. Elle portait des vêtements masculins et avait recouvert de manière délibérée sa tête pour ne pas être repérée par la sécurité et attirer l'attention. Une vidéo filmée par on ne sait qui et postée sur YouTube montre donc cette femme assise seule parmi des sièges vides réservés aux visiteurs d'al-Shabab. Un homme à côté semble regarder intentionnellement la femme qui porte un grand chapeau, des lunettes et une écharpe aux couleurs noire et blanche des Shabab. Le porte-parole de la police n'a pas précisé si la supportrice allait être poursuivie, mais a souligné que son dossier avait été "transmis aux autorités compétentes". Le non droit d'entrer dans une enceinte sportives n'est qu'un parmi les nombreux non droits qui entravent les Saoudiennes malgré des annonces chimériques et des combats … 

Miss Monde 2014 est sud-africaine

15.12.2014Miss Afrique du Sud, Rolene Strauss, une étudiante en médecine de 22 ans, a été désignée le 14 décembre 2014 à Londres Miss Monde 2014 parmi 121 jeunes femmes venues des quatre coins du globe. Mais le concours était endeuillé cette année par le meurtre récent de Miss Honduras qui devait y participer. Rolene Strauss, une jeune femme de 1,77 mètres aux longs cheveux bruns et aux yeux effilés, passionnée de sport et de musique, était la favorite des bookmakers britanniques. Elle succède à la Philippine Megan Young. Miss Hongrie, Edina Kulcsar, et Miss Etats-Unis, Elizabeth Safrit, se classent respectivement deuxième et troisième. "Afrique du Sud, c'est pour toi!", a dit, très émue, la nouvelle reine de beauté à l'issue d'une cérémonie retransmise dans monde entier face à un milliard de téléspectateurs. Cette simple adresse montre à quel point le concours est devenu politique, loin des intentions de ses créateurs en 1951 qui n'avaient alors en tête que l'esthétique. Depuis, des compétitions alternatives, adaptées aux cultures ou religions, et même au physique, ont vu jour, et certains avatars, comme les championnats de mini miss, font polémique. Le concours s'attire les critiques des féministes qui dénoncent son caractère "misogyne", ralliant leurs partisans sur Twitter avec le mot clef #missworldoldworldmisogyny. Prochain épisode en janvier 2015 avec Miss Univers, mais sans les Martiennes…

Le gouvernement allemand adopte un texte sur des quotas de femmes dans les entreprises #çabouge

12.12.2014Le conseil des ministres allemand a adopté un projet de loi imposant à partir de 2016 un quota de femmes dans les conseils de surveillance d'une centaine d'entreprises, texte à la genèse difficile car peu du goût des conservateurs d'Angela Merkel, malgré les engagements de campagne en 2013. Les conseils de surveillance de 108 entreprises allemandes, qui ont la double particularité d'être cotées en Bourse et d'obéir aux principes de la cogestion, devront compter au moins 30% de femmes à partir de 2016, faute de quoi les sièges non pourvus demeureront vides. La cogestion, dont le champ d'application est défini par la loi, prévoit que les représentants du personnel soient fortement impliqués dans les décisions d'entreprise. Concrètement "nous parlons de 170 femmes qu'il va falloir trouver en plus", a expliqué lors d'une conférence de presse jeudi le ministre de la Justice, le social-démocrate Heiko Maas. Le sujet occupe depuis longtemps les esprits dans une Allemagne qui fait figure de mauvaise élève en matière de présence des femmes à des postes de direction - et de participation des femmes à la vie économique en général. Le camp conservateur de Mme Merkel est très réticent à légiférer et aurait préféré des engagements volontaires. Le partenaire de coalition social-démocrate (SPD) voulait des quotas fixés par la loi. Ces dernières semaines, le ton était monté entre les deux partis, arrivés finalement à un compromis fin novembre. 

Violences sexuelles dans l'armée française : 66 cas recensés par la cellule Thémis

12.12.2014La cellule Thémis, mise en place pour prendre en charge et accompagner des victimes de violences sexuelles dans l'armée française, a été saisie de 66 cas depuis sa création à la mi-avril. "Elle a été saisie au total 192 fois mais les deux-tiers des appels concernaient des problèmes de harcèlement moral au travail" qui ne relèvent pas d'elle, a indiqué le contrôleur général Bernard Ducateau. Thémis s'est saisi du tiers restant, soit 66 dossiers au 1er décembre, concernant des situations de harcèlement sexuel ou des violences et des discriminations sexuelles. Sur ce total, 83% portent sur des personnels militaires, 17% sur des personnels civils et la grande majorité des cas (88%) concerne des femmes. Les victimes contactent le plus souvent la cellule par téléphone (50% des cas) ou via l'intranet du ministère (32%). La cellule peut aussi réaliser des enquêtes, les contrôleurs généraux qui y travaillent ayant un pouvoir très important et agissant au nom du ministre. La grande majorité des dossiers - 53 cas sur 66 - concernent des faits antérieurs à la création de Thémis le 15 avril. Peu après la parution de "La guerre invisible", un livre-enquête qui a dénoncé l'ampleur des violences et du harcèlement dans les armées, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé le 15 avril une série de mesures visant en premier lieu à accompagner les victimes, dont la création de la cellule Thémis.

En Jordanie une députée devient vedette des réseaux sociaux après une altercation au Parlement

12.12.2014Une députée jordanienne est devenue célèbre sur les réseaux sociaux après une altercation au Parlement, où certains de ses collègues, voulant la faire taire, se sont moqués du quota réservé aux femmes à l'Assemblée. Une vidéo circule depuis plusieurs jours montrant la députée Hind al-Fayez dans une chaude discussion avec un collègue lors d'un débat la semaine dernière sur un important accord gazier prévu avec Israël, qui fait polémique dans le royaume. Sur les images, visionnées des dizaines de milliers de fois sur Youtube, on voit des députés demandant à Mme Fayez de s'assoir pour permettre à d'autres de s'exprimer, sans parvenir à interrompre leur collègue. Yehya al-Saoud, assis juste à sa gauche prend alors la parole d'une voix forte, lançant à l'attention de Mme Fayez : "Hind s'il vous plaît, Hind asseyez-vous, Hind asseyez-vous". Mais la députée reste debout et demande à pouvoir reprendre la parole. Et M. Saoud de l'implorer de nouveau: "Ca suffit Hind, s'il vous plaît !" en tapant sur son pupitre et en levant la voix, en vain. Il lance alors: "Que Dieu maudisse ceux qui ont permis un quota pour les femmes au Parlement", ce à quoi elle répond: "Quelle honte! C'est ce quota qui défend les intérêts arabes". La loi électorale jordanienne réserve aux femmes 15 des 150 sièges du Parlement. La célébrité est désormais atteinte avec le mot dièse ou hashtag #sitdownhind

#MyDressMyChoice : deux Kenyans risquent la peine de mort pour avoir déshabillé de force une concitoyenne

11.12.2014Deux hommes inculpés d'agression sexuelle et de vol avec violence pour avoir notamment déshabillé de force une femme à Nairobi en septembre 2014, comparaissent devant leurs juges et risquent la peine de mort s'ils sont déclarés coupables. Cette agression s'inscrit dans une série d'autres affaires où des femmes ont été déshabillées de force, en public, dans des bus, en raison de leurs vêtements prétendument provocants. Cette série de violences contre des femmes avait fait descendre un millier de personnes dans la rue et déclenché une campagne sur internet intitulée #MyDressMyChoice (ma robe c'est mon choix). Les deux hommes avaient opéré dans un faubourg de Nairobi, et après avoir arraché les vêtements de leur victime, l’avaient pénétrée avec les doigts et lui avait dérobé son téléphone portable, son parfum et de l'argent liquide. Les députés débattent en ce moment même au Parlement d'un projet de loi sur la sécurité. Un des amendements propose de rendre punissable de 20 ans de prison le fait de déshabiller une femme de force.

Chine : la burqa interdite dans la capitale du Xinjiang

11.12.2014Les autorités de la capitale du Xinjiang, la région de l'ouest chinois à dominante musulmane en proie à une meurtrière agitation, ont voté l'interdiction de la burqa dans les lieux publics. Ces règlements vont être soumis "pour examen et application" à l'instance régionale de l'assemblée de la Région autonome ouïghoure du Xinjiang. L'immense région, frontalière de huit pays d'Asie centrale, dont l'Afghanistan, est le théâtre ces derniers mois de violences récurrentes, à caractère ethnique et religieux, qui ont fait des centaines de morts. Les autorités chinoises ont lancé une violente campagne de répression contre ceux qu'elles qualifient de "séparatistes" et "terroristes", une frange radicalisée de la population ouïghoure, turcophone et musulmane. Pékin tente régulièrement par des "campagnes" de décourager les femmes de porter le voile au Xinjiang, et les hommes de se laisser pousser de longues barbes. A Kashgar, deuxième ville du Xinjiang, les autorités ont lancé un "projet pour la beauté" dans cette ville à dominante ouïghoure pour encourager les femmes à abandonner l'habit traditionnel. Ailleurs, à Karamay, les hijabs, niqabs, burqas et autres vêtements arborant l'étoile et le croissant islamiques ont été interdits en août dans les transports publics. Le voile intégral est relativement répandu au Xinjiang, surtout dans les campagnes, mais le fichu coloré traditionnel est le plus souvent porté par les femmes en ville. 

Radiothérapie excessive pour la majorité des femmes avec un cancer du sein ?

11.12.2014Les deux-tiers des femmes atteintes d'un cancer précoce du sein aux Etats-Unis sont traitées par radiothérapie plus longtemps que nécessaire, selon une étude publiée en ligne dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). La majorité des femmes ayant subi une ablation de la tumeur tout en préservant le sein ont reçu six à sept semaines de radiothérapie. Mais quatre essais cliniques et les recommandations de plusieurs associations médicales, dont l'American Society for Radiation Oncology, indiquent que trois semaines sont suffisantes avec la technique dite de radiothérapie hypofractionnée. Celle-ci consiste en l'administration de doses plus élevées de radiations par séance pendant deux fois moins longtemps. Cette approche est tout aussi efficace pour traiter un cancer du sein tout en étant plus pratique et moins coûteuse, expliquent ces chercheurs. La radiothérapie pour des femmes opérées d'une tumeur non-avancée du sein prodiguée quotidiennement pendant cinq à sept semaines a été le traitement de choix aux Etats-Unis pendant des décennies. Mammographies et radiothérapies soulèvent de nombreuses questions aujourd'hui sur les risques que ces méthodes comportent pour les patientes.

Viol en Inde dans un taxi : une femme avait alerté la compagnie, américaine, en vain

10.12.2014Une Indienne avait alerté la société de voiturage Uber sur le comportement de l'un de ses chauffeurs 10 jours avant son arrestation pour le viol présumé d'une jeune femme à New Delhi. Elle a aussi diffusé la réponse de la start up américaine à son alerte, le service de voiturage lui indiquant que sa plainte serait traitée par le service concerné. Uber est interdit d'opérer à New Delhi depuis le 8 décembre dernier après qu'une passagère eut accusé l’un de ses chauffeurs de l'avoir violée. Mais la compagnie américaine n’a pas obtempéré. Le chauffeur incriminé était sous le coup de plusieurs mises en examen dans d'autres affaires, notamment pour viol, vol et agression. Il était en liberté sous caution au moment des faits. L'Inde peine à améliorer sa réputation concernant l'attitude des hommes envers les femmes pratiquement deux ans après un viol en réunion d'une étudiante dans un bus à New Delhi, décédée de ses blessures, qui avait suscité une vague d'indignation dans tout le pays et à l'étranger. Le ministre de l'Intérieur Rajnath Singh a déclaré devant le parlement que 25 000 viols avaient été enregistrés depuis le début de l'année en Inde et qu'il s'agissait d'une "honte nationale".
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