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Tournoi de Roland Garros 2011 - 02 juin

Tournoi de Roland Garros 2011 - 02 juin

Jeudi 2 juin 2011

LA BALLE AU BOND : La théorie tennistique des statistiques

Des centaines de câbles électriques ceinturent les bâtiments. Dans la « zone production », il y a toutes les télévisions du monde. Et au milieu de l'enchevêtrement des fils multicolores, on découvre le bureau des statistiques. C'est peut-être pour moi le reportage le plus risqué. J'aime pas les maths !

Bon, concentration. Allez, courage. A l'entrée, je retrouve Claire et Antoine. Ils travaillent pour IBM, partenaire de Roland Garros depuis 26 ans. Je leur fais promettre d'être patients. Ils me rassurent. C'est parti. « Notre rôle, c'est de collecter, de traiter et d'analyser un nombre extraordinaire de données », m'explique Claire. « Une fois décryptées, ces informations sont destinées à tous, au public et aux joueurs ». Il paraît que certains ne peuvent plus s'en passer, ils adorent le calcul mental...

Début de l'équation. « On a posé des radars sur sept courts ». Ce sont les mêmes que ceux qui vous flashent sur les routes. « Sauf qu'ici, blague Claire, tous les excès sont permis! ». Ces radars permettent de calculer la vitesse de la balle de service. Et pour l'instant cette année, c'est John Isner, l'Américain, qui détient le record avec 232 km/h. Rafael Nadal, Roger Federer et Novak Djokovic ne sont même pas dans le Top 20. « Les soeurs Williams ne sont pas là, et ça manque, regrette Claire, chez les Dames, on ne dépasse pas les 197 km/h ». Jusque là, tout va bien, je comprends.

Les dessous du match en direct

On passe au niveau supérieur. « Sur chaque court, nous avons aussi deux personnes qui enregistrent les points, ce sont des marqueurs. L'un indique si le point est gagnant ou pas, l'autre si c'est un coup droit, un revers, une volée... Il note aussi l'endroit précis du terrain où la balle est tombée ». Ca se complique. Claire confirme. « Il faut du métier et de la passion ».

A Roland Garros, 12 statisticiens veillent au bon fonctionnement des opérations. Les doubles fautes, les aces, les retours gagnants, les balles de break, le plus long échange. Tout est maintenant décrypté. Dans la salle internet, les informaticiens gardent les yeux rivés sur leurs ordinateurs, à l'affût du moindre bug. Claire se plante devant un écran géant. A l'image, le match entre Andy Murray et Viktor Troicki. La technologie « Point Stream » permet de suivre les statistiques et les analyses détaillées en temps réel. Chaque joueur est représenté par une couleur, on peut visualiser en direct sa stratégie de jeu. « Là, on peut voir que Murray est très mal parti ». Travaux pratiques avec Claire. « Mais il revient fort, ici sa courbe prend le dessus ». Des petits ronds signalent les points décisifs, il suffit de cliquer dessus, et hop tous les détails apparaissent, vitesse du service, score, type de faute... Les dessous du tennis se dévoilent. Et c'est accès libre. Tout est diffusé sur le site officiel de Roland Garros. Trop facile.
Avant de partir, Claire et Antoine me présentent la grande nouveauté. C'est, disent-ils, encore expérimental. Aïe, le mot (me) fait peur. « Voici le HbbTV, le nouveau standard européen ». Au milieu de la pièce, une grande télévision retransmet un match en direct. Tout autour de l'image, des informations apparaissent au gré de vos envies et de la télécommande. Difficile à croire. « C'est ce qu'on appelle la télévision connectée. C'est une première européenne. En même temps que vous regardez un match, vous pouvez afficher sur votre écran une multitude d'infos, les scores, les statistiques, la fiche descriptive des joueurs, des photo de presse et même des vidéos en 3D ». En fait, c'est trop facile, j'adore la théorie de l'analyse.

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