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Tournoi de Roland Garros 2011 - 25 mai

Tournoi de Roland Garros 2011 - 25 mai

Mercredi 25 mai 2011

JEU, SET ET STRASS : Adil Rami, premier coup franc à Roland Garros

Il commence par s’excuser, il a la voix cassée. «On n’arrête pas de faire la fête». Avec Lille, le footballeur a réalisé le doublé champion de France-Coupe de France. Le défenseur du LOSC et de l’équipe de France découvre Roland Garros et s’emballe pour … Tsonga !



Disponible, souriant, sans faux-semblant. Adil Rami se prête avec humour au jeu de l’interview. Il imaginait Roland Garros plus petit et avec moins de chapeaux. Il avoue être fan de… Tsonga ! La saison prochaine, le défenseur jouera à Valence, en Espagne. Là-bas, il faudra prononcer… Nadal !

LA BALLE AU BOND : Les enfants de la balle

Ils sont considérés comme les meilleurs du monde. Ce sont les joueurs qui le disent. Les ramasseurs de balle de Roland Garros sont devenus une institution. Ils ne doivent pas décevoir.



Le matin, Roland Garros (et moi aussi) aime se réveiller en douceur. Là, c’est raté. 9h3O. Les cheveux sont encore ébouriffés, la tenue vert pâle pas toujours bien ajustée. Les retardataires se faufilent dans le rang, l'air de rien. Après le briefing quotidien, c'est l'échauffement. Au pas de course. D'abord, quelques tours autour du Suzanne Lenglen. Ca papote et ça rigole. Puis, les étirements. Ca rit moins, ça serre les dents. Une jambe en l'air, un coude à terre. Ouille, aïe, ouille. « Ca fait mal », se plaint l'un. « C'est horriiiiible », renchérit l'autre. Enfin, la relaxation. C'est le début de la journée, ce n'est pas le moment de flancher. Surtout qu'ils ont tout fait pour être ici. Ce sont les ramasseurs de balles de Roland Garros.

C’est pas toujours de la balle !

Leur quartier général est caché sous le court Numéro 1. C’est pas vraiment grand, on s'y sent vite à l'étroit. Entre deux rotations, les jeunes ne tiennent pas en place. Il y a de l'impatience et de l'excitation. « Au départ, ils étaient près de 3000 candidats, m'explique David Portier, le responsable du service depuis trois ans. A l'arrivée, il ne sont plus que 258 ». Tous ont passé des tests de sélection. « Si ils sont là, c'est qu'ils ont gagné leur place. Roland Garros se mérite ». Ils arrivent de toute la France. Pendant le tournoi, ceux qui viennent de loin sont hébergés par les petits parisiens. Le jour, c'est tennis, le soir, devoirs d'école.
Ils sont âgés entre 12 et16 ans, naviguent entre enfance et adolescence. Ici, ils ont un code de bonne conduite à respecter. Chaque  ramasseur dispose d’un permis à six points. En cas de manquement grave, il peut être renvoyé chez lui. « Le comportement doit-être irréprochable, insiste David. Sur le court et en dehors ».



Le plus beau des cadeaux

Sur le terrain, rapidité et discrétion. Ils doivent s’adapter aux petites manies des joueurs et parfois aussi à leurs caprices. Exemple. Quand Rafael Nadal demande sa serviette, le ramasseur doit lui donner et rester tout ce temps-là à ses côtés. Chacun d’entre eux est observé, noté. Les meilleurs sont envoyés sur les plus grands, les plus beaux courts. Les meilleurs des meilleurs seront sur le Central pour la finale. On les verra à la télé. Ils repartiront peut-être avec la casquette ou la serviette du vainqueur. C’est une chance, disent-ils, d’être au plus près des étoiles. L’autre jour, Novak Djokovic a échangé quelques balles avec l'un d'eux. Il lui a ensuite offert sa raquette. C'est tout ce dont les ramasseurs rêvent en fait. Vivre eux aussi un moment magique.
 

PORTRAIT : Matteo se voit déjà en finale

Il est en quelque sorte l’exception qui confirme la règle. Matteo a 13 ans, il est italien, vit à Bologne, et normalement, il n’aurait pas pu être ici. Mais voilà, le jeune garçon joue l’été à Cannes, dans le sud de la France. Il a pris sa licence à la Fédération française de tennis. Et c’est comme ça qu’il a pu être ramasseur de balle à Roland Garros.



Quand il a su qu’il était sélectionné, il s’est dit, avec ce petit accent qui fait craquer les filles de l’équipe, que  « c’était une très jolie chose » d’aller à Roland Garros. La vie ici lui plaît bien.
L’air de rien, il a la confiance des gagnants. Il a débuté sur le court numéro 12. A continué sur le 8, puis le 2. Apparemment, il est bien noté. Et doucement, il se rapproche du Central. Lui est sûr qu’il sera là jusqu’au bout. Matteo se voit déjà en finale. Forza Italia !

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