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Philippe Lamberts

Le Bar de l'Europe

Emission du
Dimanche 28 Janvier 2018

Philippe Lamberts

Ce député européen, co-président du groupe des Verts, ne comprend pas la décision de l'Europe de retirer 8 pays dont le Panama de la toute fraîche liste noire des paradis fiscaux. Ou plutôt, il comprend trop bien... 

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    MENU DE LA SEMAINE

    Zoom:MENU DE LA SEMAINE
    Au menu cette semaine, de la viande de cheval...


    Parce qu'il y a une série de sujets qui le font monter sur ses grands chevaux, et notamment le dossier de l'évasion fiscale...

    LA QUESTION SURPRISE

    Zoom:LA QUESTION SURPRISE
    Notre invité a tiré une boule violette et est tombé sur la question suivante :

    - Que va-t-on faire de nos déchets ?

    Voici d'autres questions iconoclastes auxquelles il a échappé :

    - Erdogan, ami ou ennemi ? ?
    - On fait quoi du glyphosate ?

    BREVES DE COMPTOIR

    Sur la liste noire des paradis fiscaux de l'Union européenne : "Les critères retenus par la Commission européenne (pour classer les pays) étaient déjà extrêmement laxistes (...) et les 28 Etats membres se sont arrangés pour les édenter de manière à ce que certains n'y apparaissent pas (...), alors que chacun sait que le Benelux, l'Irlande, Malte, Chypre sont des paradis fiscaux (...). On arrive à une liste où tous les "suspects" habituels qui apparaissent dans les Panama papers ou les Paradise papers, comme par hasard, ne se trouvent pas sur la liste de l'Union européenne." 

    Sur la réforme du système fiscal : "Il n'y a pas de volonté politique majoritaire (...). Les majorités en place aujourd'hui restent dans un dogme néo-libéral. On l'a encore entendu avec Emmanuel Macron, qui lui, au moins, assume vouloir rendre les riches plus riches." 

    Sur le Brexit : "Le scénario qui me semble le plus probable : le fait que l'accord de paix impose qu'il n'y ait pas de frontière en Irlande rend obligatoire le fait que l'Irlande du Nord, donc une partie du Royaume-Uni, reste à l'intérieur du marché unique et de l'union douanière. Or les unionistes nord-irlandais, très attachés aux liens avec Londres, ont aussi obtenu de Theresa May (Première ministre du Royaume-Uni) qu'il n'y ait pas de divergences législatives entre l'Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni. Ce qui me laisse penser que la seule solution à une équation autrement impossible, est que l'entièreté du Royaume-Uni reste à l'intérieur du marché unique et de l'union douanière." 

    CARTE D'IDENTITE

    * Philippe Lamberts 
    * Député européen 
    * Co-président des Verts au Parlement européen 
    * Ingénieur civil 
    * Né à Bruxelles (Belgique) 
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