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Henri Deleersnijder

Le Bar de l'Europe

Emission du
Dimanche 17 Décembre 2017

Henri Deleersnijder

Cet historien vient de publier "Dis, c'est quoi le populisme ?" à la Renaissance du Livre. Populisme, nationalisme, extrême droite, comment s'y retrouver dans ces termes qui entrent de plus en plus dans le paysage politique en Europe ? 

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    MENU DE LA SEMAINE

    Zoom:MENU DE LA SEMAINE
    Au menu cette semaine, une part de tarte...


    Même si notre invité affirme qu'expliquer le populisme, ce n'est pas de la tarte... C'est ce qu'il écrit dans son dernier livre !  Le populisme, c'est subtil ? 

    LA QUESTION SURPRISE

    Zoom:LA QUESTION SURPRISE
    Notre invité a tiré une boule rouge et est tombé sur la question suivante :

    - Trump, champion du populisme ?

    Voici d'autres questions iconoclastes auxquelles il a échappé :

    - Kim Jong-Un, anti-populiste  ?
    - Le peuple a-t-il toujours raison ?

    BREVES DE COMPTOIR

    "Le populisme est un terme totalement ambigu qui recouvre une notion fourre-tout, une sorte "d'auberge espagnole" d'un vocabulaire idéologique ou politique mal défini. Surtout, c'est un mot utilisé d'une façon polémique pour disqualifier un adversaire, qui dit beaucoup plus sur celui qui l'utilise, que sur celui qui le reçoit. (Ce terme) est aussi très souvent utilisé pour mettre au pilori une contestation sociale qui a sa pertinence... mais on veut s'en débarrasser." 

    Sur ceux qui votent pour les populistes : "Ce sont des gens qui se sentent floués, précarisés, par une société très brutale pour les plus pauvres ou pour ceux qui ne vivent que de leur travail (...) Mais les choses ne sont pas nécessairement aussi simplistes. A Anvers (Belgique), il y a quelques années, des gens bourgeois, pour qui la globalisation mondiale (ne pose pas de problème), ont aussi voté pour les populistes pour rejeter les catégories sociales les plus démunies. C'est ce que l'on appelle "un populisme de la prospérité"... Autrement dit "les pauvres n'ont qu'à se débrouiller." 

    "Si le populisme de droite évoque généralement les immigrés comme étant une menace pour l'intégrité soit-disant originelle de la nation, l'explication d'un populisme de gauche est beaucoup plus centré sur le socio-économique : il n'y a pas de xénophobie, c'est-à-dire, d'immigrés taxés comme une menace. Là, le schéma évoque la "lutte des classes", devenue un gros mot, mais qui pourrait peut-être ressurgir face à un monde qui fait peu de cas pour les plus pauvres." 


    CARTE D'IDENTITE

    * Henri Deleersnijder 
    * Historien 
    * Spécialiste du populisme 
    * Professeur à l’Université de Liège 
    * Né à Flémalle-Haute (Belgique) 
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