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Evelyne Gebhardt

Le Bar de l'Europe

Emission du
Dimanche 9 Avril 2017

Evelyne Gebhardt

La députée européenne Evelyne Gebhardt est née française, mais elle s'est engagée en politique en Allemagne, dans les rangs du Parti Social Démocrate. Et le SPD croit que son candidat, Martin Schulz, pourra détrôner Angela Merkel lors des élections de septembre...

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    MENU DE LA SEMAINE

    Zoom:MENU DE LA SEMAINE
    Au menu cette semaine, des pêches...


    Le parti politique de notre invitée, le SPD, a vraiment la pêche depuis que Martin Schulz en a pris les commandes. Martin Schulz, chancelier, elle y croit ?

    LA QUESTION SURPRISE

    Zoom:LA QUESTION SURPRISE
    Notre invitée a tiré une boule orange et est tombée sur la question suivante :

    - Hamon ou Macron ?

    Voici d'autres questions iconoclastes auxquelles elle a échappé :

    - Qu’y a-t-il de pire que le Brexit ?
    - L’Europe est-elle ménopausée ?

    BREVES DE COMPTOIR

    "Ce qui sera important, ce sont les élections le mois prochain en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Il s'agit du plus grand Land. Il faudra voir ce que sont les résultats. Cela donnera une bonne impression de ce qui se va se passer en septembre."

    "Nous voyons qu'un grand nombre de personnes sont de plus en plus dans des situations précaires. La pauvreté des personnes âgées nous cause beaucoup de problèmes, mais aussi les tout jeunes qui sont dans un état de pauvreté en Allemagne. Ce qui est assez sidérant, étant donné que nous sommes quand même le pays le plus riche."

    Au sujet des relations entre la Turquie et l'Allemagne : "Nous ne pouvons pas laisser passer la manière d'Erdogan de gérer la politique, d'être anti-démocratique, de faire des règles qui ne sont pas en accord avec ce qui est pour nous l'essence de la démocratie."

    POUR ALLER PLUS LOIN...

    Brexit : dans les coulisses du Parlement européen

    Par Margot Fellmann
    Le mercredi 5 avril, le Parlement européen s’emparait du Brexit et des conditions de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union. Moi, jeune journaliste stagiaire, j’y étais, à l'occasion du tournage du Bar de l'Europe ! Dans les couloirs du Parlement de Strasbourg, dans la tribune presse de l’hémicycle, aux abords des plateaux télé et des caméras, témoin de cette journée particulière qui fixe les lignes rouges à ne pas franchir au cours d’un divorce qui s’annonce difficile.

    Il est 9h07 dans l’hémicycle du Parlement européen de Strasbourg, les débats sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union commencent. Antonio Tajani, le nouveau président de l’assemblée, annonce : « Votre vote sera décisif. » Le ton est donné, grave. Pourtant, dans les couloirs, les mots s’échangent bien plus facilement à propos du débat présidentiel français de la veille que de la résolution en discussion. Les journalistes de toute l’Europe sont nombreux aujourd’hui, peu importe où l’on se tient dans la zone presse, on peut être sûr d’apparaître dans le champ d’une caméra. Les parlementaires sont là aussi car ils devront voter dans quelques heures. Le Parlement fourmille. Les visiteurs nombreux et curieux savent-ils ce qui se joue devant leurs yeux ?

    Soudainement, le Brexit refait du bruit dans les couloirs de l’institution européenne. Nigel Farage, ancien leader du UKIP, lance une salve qui marquera cette journée : « Vous vous comportez comme une mafia. Vous pensez que nous sommes otages. Nous ne le sommes pas, nous sommes libres de partir. » Rappelé à l’ordre par le président Tajani, le député trublion revient sur ses mots et choisit finalement de parler de « gangsters ». Pas bien mieux. Le débat est lancé, les réponses offusquées fusent jusqu’à l’heure du vote.

    Il est midi passé de quelques minutes. Les parlementaires affluent. De la droite à la gauche, l’hémicycle est presque plein. S’ouvre alors la valse des votes. Du haut de la tribune presse, la vue est imprenable sur les presque 650 députés présents. Des vagues de mains levées « pour », puis « contre », des boutons rouges ou verts, des pouces en l’air pour orienter les votes, en quelques minutes c’est l’ensemble de la résolution qui est passée en revue. Paragraphe par paragraphe, les eurodéputés se prononcent sur les conditions du Brexit. Le verdict tombe. La résolution est adoptée à une large majorité. La tribune presse se vide. Les parlementaires resteront encore quelque temps car d’autres votes sont à l’ordre du jour. Mais l’attention des journalistes est ailleurs.

    De retour dans la zone presse, nous préparons l’arrivée d’un invité pour le journal de 14h de TV5MONDE. Charles Tannock, eurodéputé conservateur britannique, arrive tout juste à temps pour le direct. Quelques mots échangés pour apprendre qu’il a enfin reçu son passeport irlandais qui lui permettra de rester citoyen de l’Union européenne, le voilà en train de répondre aux questions du présentateur, sous l’œil vigilant de son assistant. Une tristesse à peine cachée, une colère revendiquée, Tannock est le représentant de ces parlementaires et fonctionnaires britanniques pro-européens dont le sort est en suspens. L’interview commence. Une pique pour Nigel Farage, une autre pour Theresa May, la Première ministre britannique, les mots durs autour du Brexit n’ont manifestement pas fini de résonner dans les couloirs du Parlement.

    CARTE D'IDENTITE

    * Vice-présidente du Parlement européen
    * Membre du SPD
    * Etudes de lettres
    * Née à Montreuil-sous-bois (France)
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