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Daniel Tanuro

Le Bar de l'Europe

Emission du
Dimanche 19 Février 2017

Daniel Tanuro

Daniel Tanuro, membre fondateur de "Climat et justice sociale", lance un manifeste pour notre terre... qui est surtout un manifeste contre Donald Trump ! Selon lui, le président américain devrait être jugé pour crime contre la planète...

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    MENU DE LA SEMAINE

    Zoom:MENU DE LA SEMAINE
    Au menu cette semaine, une salade à l'oseille...


    Parce que l'oseille, l'argent, est la source de tous les maux selon notre invité. Le capitalisme est-il responsable du réchauffement climatique ?

    LA QUESTION SURPRISE

    Zoom:LA QUESTION SURPRISE
    Notre invité a tiré une boule rouge et est tombé sur la question suivante :

    - Faut-il juger Trump pour crime contre la planète ?
     
    Voici d'autres questions iconoclastes auxquelles il a échappé :

    - Ne seriez-vous pas un peu marxiste ?
    - L’Europe, bon élève climatique ?

    BREVES DE COMPTOIR

    "Il n'y a pas de capitalisme sans croissance. On a tellement reporté les mesures à prendre pour limiter ou contrer le réchauffement climatique qu'il n'y a plus moyen, aujourd'hui, dans l'urgence, d'agir sans remettre en cause un certain nombre de mécanismes fondamentaux du capitalisme et du marché."

    À propos de Donald Trump : "Un aspect tout de même positif de la situation, c'est qu'aucun autre grand pays émetteur n'a embrayé dans le négationnisme climatique."

    Au sujet des considérations de Donald Trump sur le réchauffement climatique : "Il ne s'agit pas de scepticisme. Si vous me dîtes que je peux sauter par la fenêtre parce qu'il n'est pas prouvé que la loi de la pesanteur va me faire m'écraser sur le sol, je n'appelle pas ça du scepticisme, mais du déni."

    POUR ALLER PLUS LOIN...

    Le texte du manifeste "pour notre Terre"

    MANIFESTONS POUR NOTRE TERRE

    Dès le début de son mandat, Donald Trump a concrétisé ses attaques contre la protection de l'environnement et du climat.

    La personne désignée par Trump pour diriger l’Environmental Protection Agency (l'Agence de protection de l'environnement), Scott Pruitt, a consacré l’essentiel de sa carrière à combattre l’Agence qu’il est maintenant appelé à piloter. C’est le renard dans le poulailler, mais il n’est pas seul : toute l’équipe du nouveau président est truffée de semeurs de confusion climatique liés aux secteurs des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz…).

    Le nouveau président des Etats-Unis a relancé la construction des pipelines Keystone XL et Dakota Access, dont la mobilisation sociale avait imposé l’arrêt, parfois au prix de luttes acharnées. De plus, Donald Trump a promis d’abolir les dispositions en faveur de l’efficience énergétique des moteurs automobiles et d’examiner favorablement toutes les conditions que les constructeurs mettraient à la relance de leurs investissements aux Etats-Unis.

    Alors que nous sommes au bord d’un basculement climatique irréversible, alors que l’accumulation des richesses n’a jamais été aussi grande et aussi inégalitaire, alors qu’une politique écologique et sociale devrait partager le travail et donner un revenu décent à tous et toutes, la protection de l’emploi sert de prétexte pour une politique insensée de soutien aux énergies fossiles.

    Les redoutables conséquences sociales et écologiques de cette politique ne font pas hésiter le nouveau président. Sa totale irrationalité non plus. Au contraire : le programme de recherche de la NASA sur le changement climatique est dans le collimateur. Et, afin de faire taire les alertes, les chercheurs/euses dépendant de budgets fédéraux se voient totalement interdit-e-s de communiquer directement leurs recherches au grand public, de quelque manière que ce soit. Quand le message ne lui plaît pas, Donald Trump baillonne le messager !

    Nous tirons la sonnette d’alarme. La seule économie digne de notre espèce est celle qui commande de prendre prudemment soin de la Terre pour assurer à tou·te·s ses habitant·e·s et ses écosystèmes les meilleures conditions d’existence. Or, celles-ci sont menacées par l‘économie du pillage des ressources et du saccage de la planète, par la concurrence pour le profit immédiat et maximum.

    Nous sommes tous et toutes concerné·e·s. L’avenir de la planète, notre avenir, celui de nos enfants, sont en jeu.

    C’est le moment d’entrer en résistance. Aux Etats-Unis, dans le sillage de l’énorme succès de la Marche des Femmes, deux marches sont organisées : pour les sciences le 22 avril, pour le climat le 29 avril. Nous soussigné·e·s, scientifiques et activistes sociaux, nous rassemblerons à Bruxelles le 22 avril, jour de la Terre, en  solidarité avec nos collègues et ami.e.s des Etats-Unis.

    Non au déni climatique
    Laissons les fossiles dans le sol
    Changeons le système, pas le climat
    Respect Women. Respect People. Respect the Earth.


    Retrouver également en ligne l'analyse que Daniel Tanuro fait du "trumpisme".
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