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Richard Corbett

Le Bar de l'Europe

Emission du
Dimanche 11 Septembre 2016

Richard Corbett

Pour le député européen britannique Richard Corbett, membre du Labour Party, les temps sont difficiles : il est en effet... pro-européen ! Mais pense-t-il comme Tony Blair que le Brexit peut encore être évité ?

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    MENU DE LA SEMAINE

    Zoom:MENU DE LA SEMAINE
    Au menu cette semaine, des carottes…


    Les carottes sont-elles cuites pour la Grande-Bretagne ? Début septembre, l'ancien Premier ministre Tony Blair disait que les Britanniques peuvent encore changer d'avis. Est-ce vrai ?

    LA QUESTION SURPRISE

    Zoom:LA QUESTION SURPRISE
    Notre invité a tiré une boule bleue et est tombé sur la question suivante :

    - Etes-vous fasciné par les chaussures de Theresa May ?
     
    Voici d'autres questions iconoclastes auxquelles il a échappé :

    - Allez-vous prendre la nationalité belge ?
    - Si vous deviez parier, la sortie officielle de la Grande-Bretagne de l'Union européenne c'est pour : 2018, 2020, jamais ?
    - Défi : vous avez dix secondes pour trouver un slogan pro-européen.

    BREVES DE COMPTOIR

    "Il y a un tas de problèmes à régler si l'on veut effectivement quitter l'Union européenne. C'est le divorce après quarante ans de mariage, avec toutes sortes de propriétés, de programmes et de dettes en commun."

    "A priori, si l'on veut être dans le marché intérieur, c'est la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes. Donc elle (Theresa May, ndlr) ne peut pas avoir tout et son contraire !"

    A propos de la construction d'un mur à Calais pour freiner les migrants : "C'est quelque chose que l'on fait dans l'urgence, mais ce n'est pas une solution à long terme, évidemment."

    POUR ALLER PLUS LOIN...

    L'un des terminaux de l'aéroport de Roissy.

    Brexit : Roissy-Charles-de-Gaulle, premier aéroport européen ?

    Par Romain Sacré
    Il existe, en termes de fréquentation, une différence de dix millions de voyageurs entre les deux premiers aéroports européens. Avantage aux Britanniques : 73 millions de voyageurs annuels pour l’aéroport d’Heathrow, basé à Londres. Mais le Brexit pourrait redistribuer les cartes… Et Paris pourrait en bénéficier !

     
    Pour une fois, les économistes sont presque unanimes : le Brexit, quand il se réalisera, entraînera une chute de la livre sterling. Conséquence ? Même sans boule de cristal, cela veut dire une disette pour une grande majorité de la population et aucun secteur économique ne sera épargné par la baisse du pouvoir d’achat. Chez Harrods, le camembert « Made in Normandy » coûtera plus cher. Les concessionnaires Rolls Royce, Aston Martin et Lotus afficheront des tarifs encore plus démentiels. Et enfin, la facture d’un Londres-Los Angeles avec British Airways se verra gonflée.

    Pourtant, les Britanniques sont très friands de city-trips et de voyages. Rien qu’en 2015, ils étaient trente millions à partir à l’étranger, dont 22,5 millions en Europe. Mais une explosion du prix des billets d’avions risque de diminuer cet engouement. Pourquoi ? D’abord, la chute de la livre sterling apportera moins de revenus aux compagnies aériennes qui se rattraperont sur la valeur des trajets. Ensuite, les notes de kérosène seront augmentées, ce qui se répercutera sur l’addition finale.

    Pour ces raisons, une baisse de la fréquentation des aéroports britanniques est à prévoir. Roissy-Charles-de-Gaulle, première plateforme aéroportuaire française et seconde européenne avec ses 63 millions de clients par an, peut profiter de la situation et ravir la place de numéro un à Heathrow. Seule condition requise : que le Brexit ait bien lieu…

    CARTE D'IDENTITE

    * Député européen (groupe socialiste)
    * Membre du Labour Party
    * Né à Southport (Royaume-Uni)
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