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Guy Verhofstadt

Le Bar de l'Europe

Emission du
Dimanche 21 Juin 2015

Guy Verhofstadt

Guy Verhofstadt est chef du groupe démocrate-libéral au Parlement européen, et ex-Premier ministre en Belgique. Il vient d'être inscrit par Vladimir Poutine sur une liste noire qui l'interdit de mettre les pieds en Russie. Mais qu'a-t-il fait ?

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Au menu cette semaine, de la Vodka, russe…


Notre invité serait-il prêt à trinquer avec Vladimir Poutine qui vient de l'inscrire sur une liste noire lui interdisant de mettre les pieds en Russie ? Que lui reproche le président russe ?

LA QUESTION SURPRISE

Zoom:LA QUESTION SURPRISE
Notre invité a tiré une boule bleue et est tombé sur la question suivante :

Qui vous agace le plus : les Britanniques ou les Grecs ?

Voici d'autres questions iconoclastes auxquelles il a échappé :
- Uber, un service à consommer ou à boycotter ?
- Votre prochain tweet à Yanis Varoufakis, ce sera "Hurry and reform Greece" ?

BREVES DE COMPTOIR

A propos d'une hypothétique alliance avec la Russie sur le dossier syrien : "Il ne faut pas être l'allié de quelqu'un qui est un vrai autocrate et qui, petit à petit, est en train de devenir un dictateur de son pays."

Au sujet du traité transatlantique de libre-échange TAFTA : "Plus tard, ce ne seront pas les Américains, ni les Européens, qui vont décider de tout cela. Ce sont les Chinois. Une autre raison pour faire cet accord, pour faire cette alliance, c'est justement d'être plus fort pour défendre nos intérêts contre les Chinois, dans l'avenir."

A propos des négociations entre la Grèce et l'Eurogroupe : "Depuis des mois maintenant, ils sont en train de négocier derrière les portes... Personne ne sait ce qu'il se passe. Ce Parlement (européen) n'est pas au courant des différentes propositions sur la table."

Pour aller plus loin...

Zoom:Pour aller plus loin...
Le traité transatlantique, alias TAFTA ou TTIP, est parfois comparé à un cheval de Troie par ses détracteurs (cc/FlickR/greensefa)

Deux millions de citoyens européens contre TAFTA

19.06.2015Bénédicte Weiss
2 202 382. C'est, à l'heure où nous écrivons ces lignes, le nombre de signataires de l'initiative citoyenne européenne (ICE) anti-traités transatlantiques, lancée en septembre 2014 par plus de 300 organisations de la société civile. Une "ICE", c'est une pétition de citoyens européens destinée à faire légiférer la Commission européenne sur un sujet donné. Cette possibilité d'action existe depuis 2012. En l'occurrence, il s'agit de stopper les négociations en cours sur le TAFTA (pour TransAtlantic Free Trade Agreement - Traité transatlantique de libre-échange, avec les États-Unis) et de demander aux États-membres de l'Union européenne de ne pas ratifier le CETA, son homologue conclu avec le Canada en septembre 2014.

Concrètement, pour être prise en compte, une ICE doit être enregistrée par la Commission, puis signée par au moins un million de citoyens issus de sept pays minimum (chacun d'entre eux devant atteindre un certain seuil de signatures, défini en fonction du nombre de ses ressortissants). Le collectif Stop-TTIP a lancé une ICE. A ce jour, ce sont donc plus de deux millions de personnes qui ont rejoint le mouvement. Quatorze pays ont dépassé le seuil minimal qui leur est imposé. Cela sans compter les nombreuses villes ou régions vigilantes sur cette question des traités de libre-échange. En France, plus de 300 collectivités territoriales se sont ainsi déclarées "hors TAFTA".

Le TAFTA sera-t-il pour autant discuté hors des arcanes de la Commission européenne, voire oublié, tout cela à la demande des citoyens ? Que nenni. Le 4 décembre 2014, la pétition dépassait le million de signatures. Dès le lendemain, la Commission lui opposait une fin de non-recevoir. La raison ? Les ICE sont prévues pour instaurer de nouvelles lois, pas pour contester un texte en cours d'élaboration.

Pourtant, comme l'entretien entre notre invité et Paul Germain le souligne, le TAFTA interroge. Pour le collectif français Stop-TAFTA, "c'est la nécessaire transition vers des sociétés plus sobres et plus écologiques qui est remise en question" par ce projet de traité. Ces interrogations vont loin : c'est ainsi que le 10 juin, faute d'une majorité assurée pour le projet, le président du Parlement européen, Martin Schulz, a préféré reporter un vote consultatif sur le sujet...

CARTE D'IDENTITE

Guy Verhofstadt

* Chef du groupe démocrate-libéral au Parlement européen
* Ex-Premier ministre belge
* Né à Termonde (Belgique)
Et en partenariat avec La Libre Belgique.
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