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Philippe Lamberts

Le Bar de l'Europe

Emission du
Dimanche 31 Mai 2015

Philippe Lamberts

Philippe Lamberts est le co-président des Verts au Parlement européen. Il commente l'agenda européen qui risque d'être très britannique au cours des mois qui viennent. David Cameron a en effet l'ambition de réformer l'Union européenne, avec à la clé la menace d'un Brexit, une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

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Au menu cette semaine, une bière anglaise…


On peut se demander si les Britanniques ne vont pas dicter l'agenda de l'Union européenne dans les prochains mois, après la récente réélection de David Cameron, et avec la menace d'un Brexit, c'est-à-dire la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. Cette bière, c'est une Black Saison... est-ce un signe ?

LA QUESTION SURPRISE

Zoom:LA QUESTION SURPRISE
Notre invité a tiré une boule bleue et est tombé sur la question suivante :

Le printemps économique, vous y croyez ?

Voici d'autres questions iconoclastes auxquelles il a échappé :
 - Quel est le point commun entre Apple, Fiat, Macdo, Starbucks et Amazon ?
 - Un diner avec Marine Le Pen ou Nigel Farage ?

BREVES DE COMPTOIR

"Les quelques études scientifiques dont on dispose aujourd'hui sur l'impact des migrations de travailleurs sur les systèmes de sécurité sociale concluent, grossomodo, que de temps en temps, cela coûte un petit peu à l'État qui les accueille, et de temps en temps, cela lui rapporte un petit peu. (...) Grossomodo, c'est un jeu à sommes nulles."

"Lorsque des travailleurs venus d'autres pays, à régime de sécurité sociale relativement peu favorable, viennent travailler à ces conditions-là dans nos pays, ils poussent les standards sociaux au nivellement vers le bas, dans les pays d'accueil. C'est cela qui pose problème. (...) La seule réponse à cela, ce n'est pas d'ériger des frontières mais, au contraire, d'harmoniser socialement."

"Aujourd'hui, des travailleurs britanniques sont considérés comme non-chômeurs lorsqu'ils reçoivent un contrat de travail qui prévoit comme temps minimum de travail zéro heures (...) Si ça ce sont les standards que les Britanniques veulent imposer à l'Europe, je dis 'non, merci'!"

Pour aller plus loin...

Zoom:Pour aller plus loin...
(cc/Wikimedia/Abuk Sabuk)

La bière anglo-saxonne survivrait-t-elle au Brexit ?

31.05.2015Matthieu Agosta
Les brasseries britanniques, qui montent en puissance au gré de leurs ventes à l’international, pourraient être coupées dans leur élan par une sortie de l’UE.


Comment se porterait la bière britannique si David Cameron disait bye bye ? Comme les Britanniques vont moins au pub que par le passé, leur consommation de bière a diminué de 6 % entre 2008 et 2012. Face à cette baisse désastreuse pour les « petits » (environ 31 brasseries ferment chaque semaine) l’exportation semblait être la solution toute trouvée au renouveau des brasseries britanniques. Elles sont de plus en plus tournées vers l’étranger : en 2013, le nombre de pintes exportées a augmenté de 2 %, avec au moins un milliard de pintes vendues dans 113 pays différents.
 
Mais cet engouement des étrangers pour la bière anglo-saxonne, en particulier celle de production artisanale, pourrait être mis à mal par un éventuel Brexit. Avec la sortie de l’UE, ce serait la fin de la libre circulation de personnes et de capitaux. La Grande-Bretagne et ses voisins devraient revoir leur politique de barrières douanières. En guise de représailles, des taxes à l’exportation élevées pourraient être imposées aux entreprises britanniques.

La bière d’Outre-Manche serait inévitablement affectée. Un coup dur pour beaucoup de brasseries. Chez l’Ecossais Brewdog par exemple, on ne peut se passer de l’exportation, qui représente 60 % des ventes. Ses bières « punk » ont la côte à l’étranger, au point que la firme a ouvert huit brasseries en dehors de ses terres, en Suède, en Italie, ou encore en Espagne.

Même risque pour La Brasserie Wells & Young. Ses bières originales, comme la bière chocolatée « Young’s Double Chocolate Stout », ou la « gentle nose of Banana » aromatisée à la banane, ont du succès à l’étranger. « Nos ventes à l’étranger nous rapportent 10 millions de livres, soit 10 % de nos ventes totales », considère Tim Sprake (lien en anglais). Le directeur de la brasserie ne cache pas ses ambitions : « nous avons l’ambition de générer au moins 20 millions de livres à l’internationale d’ici cinq ans ». Au total, 21 % des brasseries anglo-saxonnes (lien en anglais) exporteraient à l’étranger.

Depuis son élection, David Cameron agite la menace d’une sortie de l’UE pour faire pression sur ses voisins et obtenir plus d’indépendance. Mais les brasseurs sont avertis : un Cameron qui roule n’amasse pas mousse. Et la mousse pourrait se faire plus rare en cas de Brexit. L’économie britannique serait aussi éclaboussée : la bière génère plus de 600 milliards de livres chaque année.

CARTE D'IDENTITE

Philippe Lamberts

* Député européen
* Co-président des Verts au Parlement européen
* Ingénieur civil
* Né à Bruxelles
Et en partenariat avec La Libre Belgique.
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