menu.title
TOUTES NOS RUBRIQUES
Imprimer
envoyer à un ami

Bruno Colmant

Le Bar de l'Europe

Emission du
Dimanche 17 Mai 2015

Bruno Colmant

Bruno Colmant est économiste et ex-président de la Bourse de Bruxelles. Le printemps économique est-il arrivé en Europe, comme l'a annoncé le commissaire Pierre Moscovici ?

MENU DE LA SEMAINE

Zoom:MENU DE LA SEMAINE
Au menu cette semaine, des rouleaux de printemps…


Le commissaire européen Pierre Moscovici l'a annoncé : l'Europe connaîtrait un printemps économique... C'est vrai de vrai ?

LA QUESTION SURPRISE

Zoom:LA QUESTION SURPRISE
Notre invité a tiré une boule bleue et est tombé sur la question suivante : 


La situation économique de l'Europe, c'est : 
Hère comes the sun, Help ou Misery ?


Voici d'autres questions iconoclastes auxquelles il a échappé :

- Quel est le plus grand criminel, celui qui vole une banque ou celui qui en fonde une (Bertold Brecht) ? 
- Pierre Moscovici fait-il finalement un bon "garde chasse" ?

BREVES DE COMPTOIR

"On sent effectivement un regain de croissance. Ceci étant, dans certains pays comme l'Italie, la croissance reste très faible et la richesse nationale plus basse qu'avant la crise."

"Ce qui manque encore aujourd'hui, c'est un regain en matière d'emploi."

"Je crois que le commerce est quasiment libéralisé entre l'Europe et les États-Unis et que les traités de libre-échange sont bons pour l'économie."

Pour aller plus loin...

Zoom:Pour aller plus loin...
(cc/Pixabay/Baklava)

Europe : la feta Grecque risque de faire capoter l’accord de libre échange avec le Canada

17.05.2015Matthieu Agosta
Alors que l’Europe et les États-Unis sont en pleine négociation sur le TTIP, un autre accord de libre-échange avec le Canada (Ceta) a déjà été conclu. Problème : la Grèce menace de ne pas ratifier l’accord si la feta, sa célèbre spécialité fromagère, n’est pas mieux protégée.

Bouclé en 2013, le traité censé donner aux Européens un accès total aux biens et services canadiens - et vice-versa - semblait tout proche. Tout proche, jusqu’à ce que la Grèce vienne mettre son grain de sel et menace de mettre un veto à l’accord qui doit être soumis au conseil de l’UE en octobre. Raison : l’accord ne protège pas assez le produit phare de la Grèce, la feta, ce fromage blanc issu d’un mélange de lait de brebis et de chèvre, et conservé en saumure. 

Lors des négociations, l’Europe a obtenu du Canada qu’il protège 144 produits dotés d’une indication géographique particulière. Un très bon résultat, selon les spécialistes de l’économie. Parmi eux, de nombreux produits français et italiens. Les producteurs canadiens ne pourront, par exemple, donner à leurs fromages le nom de Parmigiano ou de Roquefort. Mais si l'Union européenne a octroyé à la feta une indication protégée, elle n’a pas obtenu l'interdiction de la commercialisation de fromages canadiens portant le titre « feta ». L’accord limite simplement l’usage d’images trompeuses sur les emballages du fromage comme un drapeau grec.

« En l'état, c'est une protection zéro » explique une source grecque. La Grèce souhaiterait l’introduction d’un amendement imposant une appellation du genre « de type feta ». 

Mais la Commission européenne n’a pas l’intention de renégocier le traité. « La Grèce se réveille tard mais elle a sans doute raison », a commenté un diplomate européen. « La Commission doit nous dire ce qu'elle peut faire, mais il n'est pas question de rouvrir l'accord », a-t-il ajouté.

Pour la Grèce, le manque à gagner est grand : 90 % du fromage vendu au Canada sous le nom de feta vient d’entreprises canadiennes. Dans les faits, le fromage grec et celui produit par son voisin nord-américain diffèrent. Le premier est composé de fromage de chèvre et de brebis tandis que les Canadiens utilisent du lait de vache.

La feta, c’est l’un des dix premiers produits exportés par la Grèce, qui a intérêt à ne pas trop froisser son voisin outre-Atlantique. Les exportations grecques au Canada représentent environ 10 % du marché local pour une valeur d'environ trois millions d'euros.

CARTE D'IDENTITE

Bruno Colmant

* Économiste
* Professeur d'université
* Ex-président de la Bourse de Bruxelles
* Né à Nivelles (Belgique)
Et en partenariat avec La Libre Belgique.
Imprimer
envoyer à un ami