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Gérard Deprez

Le Bar de l'Europe

Emission du
Dimanche 8 Février 2015

Gérard Deprez

Gérard Deprez est député européen et vice-président du Parti libéral en Belgique. Oui, dit-il, les Grecs n'en peuvent plus et il faut renégocier la dette de la Grèce... mais pas l'annuler...

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    MENU DE LA SEMAINE

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    Au menu cette semaine, de la Feta...


    En ce moment, tout le monde parle de la Grèce et de l'arrivée au pouvoir de Syriza. Mais faut-il vraiment faire un fromage de la volonté d'Alexis Tsipras de renégocier la dette grecque ?

    LA QUESTION SURPRISE

    Zoom:LA QUESTION SURPRISE
    Notre invité a tiré une boule rouge et est tombé sur la question suivante :

    - La Belgique fait-elle des cadeaux fiscaux aux entreprises, comme le Luxembourg ?

    Voici quelques autres questions iconoclastes auxquelles il a échappé :

    - Le pape a-t-il raison de dire que l'Europe a perdu son âme ?
    - Avec qui aimeriez-vous dîner : Alexis Tsipras, Angela Merkel, miss Univers ?

    BREVES DE COMPTOIR

    "Tous les économistes sérieux, et ils n'ont pas attendu la victoire de Syriza pour le dire, étaient acquis à l'idée que le montant massif de la dette grecque, avec ce que cela implique comme remboursements qui pèsent en permanence sur le budget de l'Etat, crée une situation impossible à la fois pour un certain nombre de Grecs et pour le redéploiement économique de la Grèce."

    Au sujet de la suppression du mécanisme de financement des banques grecques par la Banque centrale européenne (BCE) : "Techniquement, la BCE dit : 'nous sommes obligés de le faire parce que nous n'avons pas la possibilité, d'après les traités, d'intervenir financièrement pour aider les Etats'. La question qu'on peut se poser alors, c'est pourquoi elle l'avait fait avant ! Donc si elle y met fin maintenant c'est qu'il s'est passé quelque chose dans l'intervalle, qui le justifierait. Donc je crois qu'elle envoie aussi un message politique en disant 'bien sûr on va vous aider, mais ce n'est pas vous qui allez définir les conditions de l'aide'."

    A propos des mesures sociales prises par Alexis Tsipras : "Il a le droit de faire cela pour autant qu'il ne le fasse pas payer par les autres pays européens."

    Pour aller plus loin...

    Zoom:Pour aller plus loin...
    Le Parlement à Strasbourg (cc/Wikimedia Commons/CherryX)

    Une commission ad hoc

    08.02.2015Bénédicte Weiss"Lorsqu'on a fait le compte des pays européens qui avaient mis en place un mécanisme approximativement équivalent, peut-être pas aussi avantageux, que ce qui a été fait au Grand-Duché de Luxembourg, on a recensé 22 pays européens sur les 28 de l'Union européenne qui pratiquaient ce type de mécanisme qu'on appelle le ruling." Voilà un élément de la réponse de Gérard Deprez, après qu'il a tiré la boule rouge de la bonbonnière du Bar, cette semaine.

    C'est bien parce que de nombreux pays de l'UE seraient concernés par ces pratiques mises au jour par le "Lux Leaks" notamment, que le groupe parlementaire des Verts a lancé l'idée d'une commission d'enquête pour examiner ces pratiques fiscales. Pour rappel, l'affaire luxembourgeoise concerne des accords fiscaux entre le Grand Duché et des entreprises. Cela consiste en un échange : siège au Luxembourg contre fiscalité (très) intéressante, favorisant ainsi l'évasion fiscale des multinationales.

    Le 14 janvier, 194 signatures d'eurodéputés (sur 751), essentiellement des groupes des Verts et de la Gauche unitaire européenne, avaient été recueillies en ce sens. De quoi requérir un vote sur cette question - selon le règlement du Parlement, il faut 188 signatures pour demander une commission d'enquête.

    Le vote s'est tenu ce jeudi 5 février. Il a débouché sur une commission... spéciale. Quelle différence avec la commission d'enquête réclamée par les députés signataires ? "Lorsqu'il s'agit de documents nationaux - et devinez quoi - en matière fiscale, les documents sont nationaux, il n'y a pas de droit d'accès pour les commission spéciales alors qu'il y en a pour les commissions d'enquête, or cela fait une sacrée différence", a ironisé le co-président du groupe des Verts, Philippe Lamberts. L'une des raisons invoquées pour ce choix : les services juridiques du Parlement ont émis un avis défavorable à la création d'une telle commission...

    Ce n'est pas la première fois que le Parlement avance à reculons. Notre consœur de la RTBF Anne Blanpain s'est amusée dans sa chronique européenne de ce vendredi 6 février à recenser d'autres dossiers "recalés" malgré l'apparente volonté des membres de l'Hémicycle... "les députés européens sont souvent jouettes. Et leur principal jeu s'appelle 'on disait que'."

    CARTE D'IDENTITE

    * député européen
    * ministre d'Etat en Belgique
    * né à Noville (Belgique)
    Et en partenariat avec La Libre Belgique.
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