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Jennifer Nille

Le Bar de l'Europe

Emission du
Dimanche 30 Mars 2014

Jennifer Nille

Jennifer Nille est une jeune économiste. Elle vient de publier " Dettes publiques, un piège infernal ". Un nouveau choc financier menace-t-il l'Europe ? Ou la dette publique est-elle un capital fictif qui ne se rembourse jamais ? 

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    MENU DE LA SEMAINE

    Au menu cette semaine : des radis. Parce que beaucoup de pays européens n'en ont plus aucun...

    LA QUESTION VIDEO

    La question de la semaine est posée par Robin Delobel, chargé de recherche au Comité pour l'annulation de la dette du tiers-monde et membre de l'Audit citoyen de la dette.

    "En Belgique, comme dans d'autres pays européens, une grande partie de la dette publique vient surtout de la crise économique et financière de 2007-2008, des sauvetages bancaires qui ont suivi, mais aussi des politiques fiscales injustes qui ont favorisé les grandes fortunes et les grandes entreprises privées. L'augmentation de la dette publique ne vient pas d'un excès des dépenses publiques, car celles-ci sont restées stables ces vingt dernières années, mais plutôt des politiques irresponsables des banques et des politiques fiscales qui ont favorisé les plus riches. Alors, dans ce contexte, pensez-vous qu'il est légitime que la population continue de rembourser une dette illégitime qui n'a pas profité à la majorité de la population ?" 

    BREVES DE COMPTOIR

    "On dit que les Etats ont des dettes idéales parce qu'ils vont toujours pouvoir se rembourser : la dette se finance par les impôts qu'on arrive à collecter auprès du particulier, mais on a des exemples dans l'Histoire qui montrent qu'à un moment, un niveau de dette peut étrangler le pays parce que les créanciers ne lui font plus confiance."

    "Il y a un autre moyen de rembourser la dette : c'est par la répression financière. Là, on demande aux compagnies d'assurance et aux banques d'investir dans la dette du pays. C'est le cas en Belgique."

    A propos du concept de "dette illégitime" : "Si on prend la terminologie allemande, 'dette' c'est 'Schuld' ('tort' en français, ndlr). C'est quelque chose de mauvais, déjà à la base. Donc associer les mots 'dette' et 'illégitime', c'est associer des termes qui se contredisent. Puisqu'une dette, en soi, c'est déjà quelque chose de mauvais."

    CARTE D'IDENTITE

    *Journaliste au quotidien financier belge L'Echo
    *Spécialiste des marchés financiers
    *Née à Charleroi (Belgique)
    Et en partenariat avec La Libre Belgique.
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