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Hala Kodmani

Le Bar de l'Europe

Emission du
Dimanche 26 Janvier 2014

Hala Kodmani

Hala Kodmani est une opposante syrienne exilée à Paris, journaliste au quotidien Libération. Elle a remporté le prix 2013 de la presse diplomatique en France pour ses reportages en Syrie. Attend-t-elle quelque chose de la conférence de paix sur la Syrie qui s'est ouverte à Montreux, en Suisse ?

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    MENU DE LA SEMAINE

    Sur le bar cette semaine, des boudoirs. Allusion au fait qu'une partie de l’opposition syrienne a décidé de bouder la conférence de paix sur la Syrie qui s'est ouverte à Montreux, en Suisse.
     

    LA QUESTION VIDEO

    La question de la semaine est posée par Pierre Piccinin da Prata, historien et politologue à Bruxelles.
     
    "Ma question est la suivante : nous voyons actuellement se développer, en Syrie, un mouvement djihadiste de plus en plus prépondérant qui a remplacé l’Armée syrienne libre sur le terrain. Un mouvement à la fois proprement syrien mais également en provenance de l’étranger : d’Irak, de Tchétchénie, d’Asie centrale, d’Afghanistan et aussi de certaines métropoles européennes à forte immigration arabo-musulmane. Quel est votre sentiment à ce propos et par rapport aux décisions de certaines chancelleries occidentales de réhabiliter d’une certaine manière le président Bachar el-Assad et la dictature baasiste et notamment la volte-face des Etats-Unis qui se sont ralliés aux positions de Moscou, allié de Bachar el-Assad et de la dictature ?"

    BREVES DE COMPTOIR

    "Il faut comprendre qu’il y a eu de grosses hésitations dans toute l’opposition, quelles que soient les tendances, pour aller ou pas à cette conférence. Des hésitations un peu compréhensibles parce que l’agenda n’était pas complètement établi. Il y a une conviction que le régime ne voudra, de toute façon, rien céder."

    "Je crois que c’est surtout pour cette population syrienne qu’il fallait que cette conférence se tienne et on peut regretter qu’elle ne se soit pas tenue il y a deux ans et que les différentes puissances internationales n’aient pas réagi à temps ; avant d’attendre 150.000 morts et autant de drames et de destructions pour la Syrie."

    "Je crois que le grand problème des Américains, dans la crise syrienne, c’est qu’ils n’ont jamais vraiment su comment se comporter et leur politique a toujours été trouble. Leurs discours ne convenaient pas. Une fois c’était : « allez-y, il faut la tête d'Assad » et ensuite c’était finalement non. C’est un immense problème car les Américains ne font rien et ils empêchent de faire."

    CARTE D'IDENTITE

    *Opposante syrienne exilée en France
    *Présidente de Souria Houria (Syrie liberté)
    *Journaliste à Libération
    *Prix de la Presse Diplomatique en France
    *Née à Damas



    Et en partenariat avec La Libre Belgique.
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