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Olivier De Schutter

Le Bar de l'Europe

Emission du
samedi 19 Octobre 2013

Olivier De Schutter

Olivier De Schutter est rapporteur spécial de l'ONU pour l’alimentation, spécialiste des droits de l'homme et professeur d'université (UCL et Collège d'Europe)

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    MENU DE LA SEMAINE

    Sur le Bar cette semaine, une omelette paysanne. Pour Olivier De Schutter, ce sont les paysans qui sauveront la planète mais on les a malheureusement trop souvent oubliés.



    LA QUESTION VIDEO

    La question de la semaine est posée par Nathalie Moll, secrétaire générale d'EuropaBio, l'Association européenne des biotechnologies.

    "J'aurai trois faits à vous présenter pour que vous puissiez donner votre avis.

    Premièrement, la FAO, l'organisation des Nations Unies sur l'agriculture et l'alimentation a récemment rappelé qu'il est impératif de produire plus avec moins pour faire face aux défis démographiques et environnementaux.

    Deuxièmement, dans le monde entier depuis plus de seize ans, on cultive des plantes améliorées avec des biotechnologies, et récemment, ce sont les petits agriculteurs des pays en voie de développement qui ont dépassé les autres agriculteurs en terme de mise en culture.

    Troisièmement, en Europe, vingt-huit académies des sciences ont récemment publié un rapport qui rappelle que les biotechnologies présentent des atouts pour les agriculteurs qui font face à des défis en Afrique. Que répondez-vous à ces faits ?"

    BREVES DE COMPTOIR

    " Les paysans qui pratiquent une agriculture à petites échelles contribuent beaucoup plus que les gros industriels au développement rural, à la préservation de la biodiversité et à l'entretien des sols pour lesquels les petits agriculteurs sont beaucoup mieux équipés."

    " La généralisation des OGM ne peut pas être une solution pour la réduction de la faim dans le monde ou de la pauvreté rurale, simplement parce que ça ne permettrait pas le développement de l'agrodiversité dont nous avons besoin pour l'avenir, notamment pour faire face au choc climatique."

    " Le problème de la malnutrition s'est déplacée, on parle de moins en moins de la sous-alimentation du nombre de personnes qui ne mangent à leur faim même si elles sont encore 840 millions aujourd'hui. On fait face à un développement de maladies non-transmissibles, cardio-vasculaire, de diabète liés à une mauvaise alimentation."

    CARTE D'IDENTITE

    * Rapporteur spécial de l'ONU pour l'alimentation
    * Spécialiste des droits de l'homme
    * Professeur d'université (UCL et Collège d'Europe)
    * Prix Francqui 2013
    * Né à Bruxelles
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