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France, une grève qui se voit

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Dimanche 22 Juin 2014

France, une grève qui se voit

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LES THÈMES DE L'ACTUALITÉ

Tour d'horizon des grèves, à l'occasion de celle des cheminots en France ;
Guerre du gaz entre la Russie et l'Ukraine,
gros plan sur les dépendances énergétiques ici et là ;
Les fonds vautours attaquent l'Argentine, avec l'aval de la Cour suprême américaine. Un feu vert à ces fonds vautours pour réclamer "la dette odieuse" à d'autres pays fragiles ;
La double semaine espagnole : Felipe 6 est intronisé tandis que la Roja, étoile du foot mondial, est éliminée de la compétition.

La semaine de Dilem

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Les correspondants invités cette semaine

Alexandra Szacka

Canada

Alexandra Szacka est journaliste pour la chaîne de télévision publique et francophone Radio-Canada. Après la Russie, Alexandra Szacka fut correspondante pour l'Europe. Ses reportages lui ont valu plusieurs récompenses internationales

Louis Keumayou

Cameroun

Louis Keumayou est le président du Club de l'information africaine (à découvrir ICI),
après avoir dirigé l'APPA (l'Association de la presse panafricaine) collaboré à Télésud, chaîne généraliste francophone à vocation panafricaine ou au quotidien camerounais Le Messager, premier journal privé camerounais à traiter la vie politique du pays.

Mauricio Latorre

Argentine

Mauricio Latorre fut le correspondant à Paris du groupe de presse Atlantida, l’un des plus importants éditeurs de magazines d’actualité de Buenos Aires, jusque l'arrivée de la crise financière argentine, où les médias ont vu leurs tirages baisser, leurs prix augmenter et leur personnel licencié. Depuis, Mauricio Latorre travaille pour le service Amérique Latine de RFI, Radio France Internationale.

Stefan De Vries

Pays-Bas

Stefan De Vries est le correspondant en France de la chaîne privée néerlandaise RTL Nieuws, qui appartient au groupe de la Radio télévision luxembourgeoise. Il est aussi l'auteur de plusieurs court-métrages de cinéma et a écrit cinq livres, dont un guide de savoir-vivre (Le livre bleu) et un livre sur le Printemps arabeOnder Mijn Zollen ! (Sous mes semelles !)ICI

Renaud Vivien

Belgique

Renaud Vivien est juriste, journaliste et blogueur. Il est un membre actif du CADTM, Comité pour l'annulation de la dette du Tiers-monde, créé en 1990 et basé en Belgique (à découvrir ICI). Ses articles sont repris par la plupart des sites militants qui travaillent sur ces questions, comme Mondialisation ( ) par exemple

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Journée mondiale de la liberté de la presse 2014

DILEM, l'un des 100 héros de l'information dans le monde

L'édito de Julien Brunn

Pour visionner l'édito, c'est ICI


Donc, grève !


Ce mot a rythmé depuis un siècle et demi la vie politique et sociale de la France d’hier, et il a encore rythmé ces dernières semaines celle des Français d’aujourd’hui.

Le mot « grève » est étrange en français, car il est issu d’un spectaculaire malentendu et veut dire originellement le contraire de ce qu’on croit qu’il veut dire.


En Anglais, « strike » est sans équivoque : c’est un coup porté par les salariés contre l’employeur. Depuis Margaret Thatcher, toutefois, pour porter ce coup, après la longue grève des mineurs, il faut que les salariés l’aient décidé par un vote à bulletin secret. On est loin des Assemblées aussi générales que minoritaires, assez souvent, qui décident en France de jour en jour de la poursuite des grèves.


En Français, une grève est un rivage, une plage. Puis ce fut une place à Paris, la place de la plage, ou place de Grève, le premier port de Paris, maintenant place de l’Hôtel de ville : c’est là qu’étaient déchargés les bateaux et où s’assemblaient des ouvriers sans travail qui cherchaient de l’embauche. Sans parler des supplices et de la guillotine.


Lorsqu’au milieu du 19e siècle des ouvriers se sont assemblés – non plus pour chercher du travail, cette fois, mais pour défendre celui qu’ils avaient et en améliorer les conditions, on s’est souvenu de ces rassemblements, dans les siècles d’avant, d’ouvriers désœuvrés qui demandaient à des patrons du travail… en place de Grève. Et l’on a dit de ceux qui s’assemblaient contre leur patron : ils font « grève ». Le contraire donc de ce que faisaient leurs prédécesseurs.

Admirable tête-à-queue des mots, qui se reproduit un peu aujourd’hui, d’ailleurs, à en juger par l’exaspération, et non le soutien, qu’a provoquée la dernière grève des cheminots.

Julien Brunn

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