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Brice Lalonde

Internationales

Emission du
Dimanche 13 Décembre 2015

Brice Lalonde

A l'occasion de la COP21, Internationales reçoit Brice Lalonde, ancien ministre de l'Environnement, conseiller spécial de l'ONU pour le Développement et acteur engagé face au réchauffement climatique. Il commente avec nous les résultats de ce sommet crucial pour l'avenir de la planète.

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  • Brice Lalonde dans Internationales - première partie
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    Brice Lalonde dans Internationales - deuxième partie
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L'invité

Brice Lalonde

Homme politique et militant écologiste français né le 10 février 1946 à Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine, Brice Lalonde est sous-secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, coordonnateur exécutif de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio+20), après des fonctions d'Ambassadeur chargé des négociations internationales sur le changement climatique pour la France de 2007 à 2011. Il fut secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.

Ses parents, Alain-Gauthier Lévy, Français d'origine juive alsacienne, et Fiona Forbes, une Américaine, ont changé leur nom en Lalonde en 1950. Ils s'étaient rencontrés à Londres pendant la guerre. Brice Lalonde naît dans un milieu aisé et sera élevé par son père à Paris, un industriel du textile ; sa mère appartient à la famille Forbes, une riche et ancienne famille bostonienne d'origine écossaise. Elle est la tante de John Kerry, sénateur démocrate du Massachusetts, actuel Secrétaire d'État, candidat à l'élection présidentielle américaine de 2004. La famille Forbes possède un manoir à Saint-Briac-sur-Mer, dont Brice Lalonde a été maire de 1995 à 2008.

Il milite longtemps au PSU, et à l'UNEF à partir de 1963, syndicat étudiant dont il préside l'antenne de la Sorbonne en 1968. Son engagement pour l'écologie date selon lui du premier pas sur la Lune, en 1969. Il rejoint alors l'association Les Amis de la Terre dont la section française a été fondée par Alain Hervé, avec qui il organise la première manifestation à vélo le 22 avril 1972, suivie de manifestations, contre le projet des voies sur berges à Paris. Il préside ensuite cette association et est directeur de campagne du candidat écologiste à l'élection présidentielle française de 1974, René Dumont. En novembre 1976, il est candidat à une élection législative partielle dans le 5e arrondissement de Paris. En 1977, il est porte-parole des listes Paris Écologie lors des élections municipales et s'implique dans les débuts de l'histoire des radios libres, à l'occasion de la création de Radio Verte, dont la première émission est hébergée par Jean-Edern Hallier. Par deux fois en 1973 et 1981, il traverse le Pacifique en voilier pour lutter contre les essais nucléaires de Mururoa. Il se porte lui-même candidat à l'élection présidentielle française de 1981 comme candidat des écologistes après avoir battu lors des primaires Philippe Lebreton, candidat du Mouvement d'écologie politique (MEP), parti qu'il avait refusé de rejoindre à sa fondation. Il obtient 3,87 % des suffrages mais n'appelle pas à voter pour François Mitterrand au second tour. Porte-parole des Amis de la Terre en 1982, il est candidat aux élections municipales à Paris en 1983. L'année suivante, il est en 3e position sur la liste Entente radicale écologiste pour les États-Unis d'Europe avec François Doubin (MRG) et Olivier Stirn (UCR), liste qui n'a pas d'élu mais contribue à empêcher les Verts de passer la barre des 5 %. Opposé à la création d'un parti écologiste, il s'éloigne de la scène politique. En 1987, il devient directeur du bureau de Paris de l'Institut pour une politique européenne de l'environnement (IPEE), think tank soutenu par la Fondation Européenne de la Culture (de droit néerlandais).

En mai 1988, Michel Rocard l'appelle au gouvernement, et Édith Cresson le reconduit dans ses fonctions. Chargé de l'environnement jusqu'en avril 1992, il est successivement secrétaire d'État à l'Environnement, puis ministre délégué à l'Environnement et aux risques naturels et technologiques majeurs (octobre 1990) et enfin ministre de l'Environnement (mai 1991). À ce poste, il impose notamment le pot catalytique aux constructeurs automobiles. En 1990, il fonde Génération écologie. Cela sera un succès puisqu'aux régionales de 1992, Génération Ecologie obtiendra 11% des sièges (devançant les Verts de près de 3 points). Proche d’Alain Madelin, il associe son parti à Démocratie libérale et est élu en mars 1998 sur la liste d'union UDF-RPR-GE de Marie-Thérèse Boisseau dans le département d'Ille-et-Vilaine. Ce qui est considéré comme un basculement à droite entraîne de nombreux départs, dont celui de Noël Mamère.

Il est élu au Conseil régional de Bretagne en 1997. Il est maire de Saint-Briac-sur-Mer (Ille-et-Vilaine) de 1995 à 2008. Ne parvenant pas à récolter suffisamment de parrainages pour les présidentielles de 1995 et de 2002, il prend position en faveur de Jacques Chirac en 1995 (dont il critique néanmoins le choix de reprendre des essais nucléaires) et décide de se retirer de la vie politique en 2002 en quittant la présidence de Génération écologie. Il devient alors consultant et se consacre à des projets de développement en Afrique. Il s’est rendu avec Alain Madelin en Afghanistan soutenir le combat d'Ahmad Shah Massoud contre les talibans - il y a au total effectué six séjours. En février 2007, il préside à l'OCDE une table ronde sur le développement durable, produisant en particulier un rapport sur les agrocarburants. Puis, lors du conseil des ministres du 26 septembre 2007, il est nommé ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique, sur proposition de son ancien camarade de Génération écologie, Jean-Louis Borloo.

Le 2 décembre 2010, il est nommé par le Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon coordonnateur exécutif de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio+20). Le 15 février 2013, le Pacte mondial de l’ONU le nomme au rôle honoraire de Conseiller spécial pour le développement durable.

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