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Alpha Condé

Internationales

Emission du
Dimanche 21 Décembre 2014

Alpha Condé

Président de la République de Guinée, Alpha Condé revient avec nous sur l'épidémie Ebola et ses conséquences politico-économiques. Alpha Condé revient également sur l'intervention française au Mali et salue le rôle de François Hollande en Afrique.

Alpha Condé dans Internationales - Dimanche 21 décembre 2014

L'invité

Alpha Condé, Président de la République de Guinée

Alpha Condé, né le 4 mars 1938 à Boké en Basse-Guinée, est un homme politique guinéen. En 1970, il est victime du régime du président Sékou Touré, qui le condamne à mort par contumace et contraint, comme bon nombre de ses compatriotes intellectuels, de rester hors de son pays. De retour à Conakry le 17 mai 1991, le chef du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) est emprisonné pendant plusieurs mois par le président Lansana Conté. Le 7 novembre 2010, il est élu président de la République de Guinée et prend ses fonctions le 21 décembre suivant.

Alpha Condé part pour la France à l'âge de 15 ans poursuivre des études secondaires et universitaires. Après un passage à la Sorbonne, Alpha Condé obtient un diplôme d'études supérieures (DES) avant de devenir docteur d’État en droit public à la Faculté de droit de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne.

En 1977, dans la foulée de la rencontre tripartite de réconciliation à Monrovia entre les Présidents Sékou Touré, Félix Houphouët-Boigny et Léopold Sédar Senghor, Alpha Condé crée le Mouvement national démocratique (MND) avec le professeur Alfa Ibrahima Sow, Bayo Khalifa et d’autres membres fondateurs. Le MND subira plusieurs mutations de la lutte clandestine à la lutte semi-clandestine et enfin à la lutte légale depuis 1991. Le MND devient d’abord l’UJP (Unité, Justice, Patrie), puis le RPG (Rassemblement des patriotes guinéens) pour enfin être l’actuel RPG (Rassemblement du peuple de Guinée).

Alpha Condé rentre en Guinée, à la suite de l'ouverture démocratique des années 1990 : le multipartisme intégral adopté par le régime du président Conté autorise la présence de plusieurs partis d’opposition en Guinée. Puis, Alpha Condé prend part à la première élection multipartite du pays, en décembre 1993, après trente ans de régime autoritaire. Lors du scrutin, Condé est un des chalengeurs de Lansana Conté, président depuis le coup d'État de 1984. Le général Conté est déclaré vainqueur avec 51,7 % des voix, tandis que les observateurs nationaux et internationaux chargés de la supervision du scrutin dénoncent un fort climat de fraude et que l’opposition conteste unanimement les résultats officiels. Condé demande à ses militants de ne pas prendre le risque d’entraîner une guerre civile et de concentrer leurs efforts sur le scrutin suivant.

Aux élections présidentielles suivantes, en décembre 1998, Alpha Condé se présente de nouveau mais il est arrêté et emprisonné, à la suite d'une tentative d'évasion, avant la fin du scrutin. Alpha Condé est maintenu en prison pendant plus de vingt mois avant que le gouvernement ne constitue une cour spéciale, pour le juger. Cette incarcération sans procès soulève un fort mouvement de protestation international. En France, le Président Jacques Chirac s’implique personnellement. Sa mobilisation vient renforcer les multiples requêtes d’autres chefs d’État en demandant officiellement la relâche rapide d’Alpha Condé. Condé est condamné, en 2000 à cinq ans de prison pour « atteintes à l’autorité de l’État et à l’intégrité du territoire national » au terme d’un procès retentissant décrié dans la presse africaine et internationale. Il est finalement libéré en 2001, faisant l’objet d’une grâce présidentielle.

Depuis la mort de Lansana Conté en décembre 2008 et la prise du pouvoir par la junte militaire de Dadis Camara, Alpha Condé a centré son action politique sur le retour à un pouvoir civil et la tenue d’élections justes, transparentes et inclusives.

En février 2010, il annonce à Conakry la candidature de son parti pour le scrutin présidentiel de juin. Alpha Condé arrive en deuxième position du premier tour le 27 juin, avec 18,25 % des voix, se qualifiant ainsi pour le second tour, face à Cellou Dalein Diallo qui obtient 43,69 % des voix. Le 15 novembre 2010, il est déclaré vainqueur du scrutin du 7 novembre par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) avec 52,52 % des voix face à l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo. Alpha Condé est investi président de la République le 21 décembre 2010 à Conakry, en présence de 13 chefs d'État africains et de délégations gouvernementales d'autres continents. Il promet « une ère nouvelle » et annonce son intention de devenir « le Mandela de la Guinée » en unifiant et développant son pays.
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