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#27 LA MAISON TELLIER

Franche connexion

Emission du
mardi 15 Juillet 2014

#27 LA MAISON TELLIER

Emmenée par une énergie folk rare dans l'hexagone, cette fratrie de cow boys chante, dans la langue de Maupassant, la mélancolie, les turpitudes du monde contemporain. Toutes guitares banjo et contrebasse dehors, les Normands nous invitent à découvrir leur univers de trappeur du nord Ouest de la France.

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    L'ENTRETIEN

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    MUSIQUE : “A rebours“

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15.07.2014Denis Verloes
La Maison Tellier, comme son nom ne l’indique pas forcément, est un groupe qui pratique la folk depuis de nombreuses années (presque 10 ans maintenant). La petite troupe transformée en fratrie artistique a troqué depuis deux albums, un omniprésent anglais d’habitude pop, pour la langue de Maupassant. 

Et je m’étonne encore que le dernier album de la bande n’ait pas eu un plus grand retentissement discographique en francophonie. Qu’importe en fait, pour la bande qui écume cet été tout ce que la France compte de festivals "indé", et accroît en passant sa renommée de groupe qu’il faut avoir vu sur scène. 

Quand Maud, attachée de presse pour le festival Ta Parole ! à Montreuil a usé de tous les moyens avouables pour essayer d’organiser une session sur le site,  il m’est apparu évident que la rencontre devait se faire avec la troupe des cowboys normands, et personne d’autre. Bonne pioche.

Seulement voilà, un festival est un festival  et c’est une petite ruche bourdonnante à quelques heures de l’ouverture des grilles. C’est donc avec un chronomètre vissé à la main et la bienveillance des ingénieurs du son du site, que nous avons réussi à figer le temps festivalier pendant 10 minutes montre en main, le temps d'enregistrer la session avec la petite troupe réunie dans les jardins du festival. 

10 minutes pour que s’exprime, dans un décor façon camp d’orpailleur du grand Ouest, la maestria d’un groupe qui a sorti contrebasse, banjo, trompette, percussions et guitares pour nous recevoir.  

J’ai rongé mes ongles, il ne me reste plus que deux phalanges, mais le résultat est là, capturer au plus près du live, à la « roots » comme disent les britanniques, ce qui fait le sel de la Maison Tellier : la richesse du son, la force des mots qui sont évoquées par le groupe en petites touches de sens qui construisent une ligne narrative plutôt que des histoires pures et simples.

C’est d’ailleurs sur cette manière de composer le français avec une méthode anglo-saxonne que j’ai voulu revenir au cours de l’entretien dans l’arrière-cour de Ta Parole!, du côté des cuisines où se préparaient à la hâte les derniers préparatifs des salades et  de la pâte à crêpe des festivaliers.  C’est ce petit moment de vie, dans les arcanes  d’un festival pré-estival au milieu de la ville, que j’espère que nous arrivons à transmettre dans cet épisode de Franche Connexion. 

Et si dans un proche avenir, la Maison Tellier ne vous évoque plus uniquement le titre d’une nouvelle de Guy de Maupassant mais bien aussi une demeure de plaisirs auditifs emmenés par une bande de trappeurs normands, alors j’aurai l’impression d’avoir correctement fait mon boulot.

Le clip de "un bon français"' évoqué dans l'interview

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