07/12/1941

Pearl Harbor

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Pearl Harbor

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A bord du porte-avions Zuikaku, les pilotes sont réveillés à quatre heures du matin. Le commandant Mitsuo Fuchida les réunit pour le Saké traditionnel, à la santé de l’Empereur. Fuchida mène l’attaque sur Pearl Harbor, la grande base navale américaine d’Hawai, selon le plan audacieux de l’amiral Yamamoto.
Yamamoto veut frapper un coup décisif : éliminer cet obstacle dans la conquête japonaise du Pacifique.
Fuchida raconte : « Nous sommes partis vers Pearl Harbor. J’ai crié le mot de code de l’attaque : « Tora Tora Tora ! »
La surprise est totale. Sans déclaration de guerre, l’attaque japonaise a fait 2500 morts américains et 1200 blessés. Pour seulement 30 pilotes japonais tués.
Le peuple américain est sous le choc. Il ne sera plus hostile à l’entrée en guerre des Etats-Unis.
Pourtant les Japonais n’ont pas débarqué à Hawai, ni pris Pearl Harbor. Ils ont coulé une partie de la flotte américaine, mais ce sont des cuirassés, dépassés, parce que le porte-avions est devenu l’arme maîtresse de la guerre navale. Or les trois porte-avions américains basés à Pearl Harbor n’étaient pas là, ils étaient tous en mer. Et ils sont intacts. Un vrai miracle.
Le Président des Etats-Unis, Franklin Roosevelt, s’attendait à une attaque, la tension avec le Japon étant à son comble. Mais qui pouvait imaginer que l’aéronavale nipponne puisse frapper à cinq mille kilomètres de ses bases.
Dès le lendemain de l’attaque, Roosevelt s’adresse au Congrès : "Hier, 7 décembre 1941, le jour de l’Infamie, les Etats-Unis d’Amérique ont été soudainement et délibérément attaqués. Peu importe le temps que cela peut nous prendre pour repousser cette invasion préméditée. Le peuple américain, dans son droit, avec sa force ira jusqu’à la victoire absolue."
Les Etats-Unis entrent en guerre.

D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C

Témoignage : une citoyenne américaine d'origine japonaise se souvient.

Dans son roman "Quand l'empereur était un dieu", l'écrivain américaine Julie Otsuka, a choisi d'aborder la douloureuse question des camps d'internement réservés aux citoyens Japonais-Américains pendant la Seconde guerre mondiale.
Extraits de l’interview mené par Claude Leblanc menée le 18 mars 2004 pour www.japonline.com : japonline :


- Question : Il ne semble pas très évident de parler de l'internement des Japonais-Américains pendant la Seconde guerre mondiale aux Etats-Unis. Pour quelles raisons, à votre avis, les Américains sont si réticents à aborder cette question ?
Julie Otsuka : Tout d'abord parce qu'ils ne savent même pas ce qui s'est passé. Ce n'est pas un moment de notre histoire qui est enseigné dans les classes ou qui est mentionné dans les livres d'histoire (et lorsqu'on en parle, on ne lui consacre qu'un petit paragraphe). Je suis surprise du nombre de jeunes auxquels j'ai parlé et qui m'ont dit qu'ils n'avaient jamais entendu parler des camps d'internement avant de lire mon roman ou celui de David Guterson, La Neige tombait sur les cèdres. Ce n'est pas un épisode de notre histoire dont nous sommes fiers. La Seconde guerre mondiale a toujours été montrée comme une "guerre juste", une guerre contre le mal, une guerre menée au nom de la liberté et de la démocratie. Ce qui est arrivé aux Japonais-Américains dans ce pays ne sied guère à l'Amérique, le défenseur du monde libre. Il convient par ailleurs de noter que de nombreux Japonais-Américains ont été sortis des camps pour aller combattre dans des unités ethniques de l'armée américaine. Mais à la différence de l'esclavage et de la ségrégation raciale que l'on a réussi à combattre et à vaincre, la question de l'internement des Japonais-Américains est l'histoire d'un échec sans rachat. Les Japonais-Américains ont eux-mêmes des difficultés à s'exprimer sur cette question. De nombreux anciens internés ont ressenti beaucoup de honte à avoir été accusé (injustement) de déloyauté. Et après la guerre, ils ont choisi de rester silencieux et d'"oublier" cet épisode. Et bien que l'internement des Japonais-Américains fut un événement tragique, il n'a pas été aussi négatif au regard des autres souffrances de l'époque. On ne peut pas le comparer à ce qu'ont vécu les Juifs en Europe durant l'holocauste. C'est aussi une des raisons qui ont conduit les Japonais-Américains à taire leur histoire. Pourquoi attirer l'attention sur soi quand d'autres individus ont connu des destins bien pires que le vôtre ? Cela semble mal venu ou presque.[…]


Voir l'interview en intégralité sur www.japonline.com

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