25/05/1940

La bataille de Dunkerque

// Vidéo Les Français tentent de contenir la progression de l’armée allemande

Les Français contiennent les Allemands dans les faubourgs de Dunkerque, au prix de très lourdes pertes. Goering envoie les Stukas de la Luftwaffe et les bombardiers.

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Le coup de faucille

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Les Allemands sont sur la Manche. Le coup de faucille a réussi. Le Corps Expéditionnaire Britannique, l’armée belge, et les armées françaises, sont encerclées.
A Paris, le chef du gouvernement, Paul Reynaud, révoque Gamelin et se trouve un nouveau sauveur : le général Weygand, 72 ans, l’un des artisans de la victoire de 1918. Pour rassurer, Reynaud nomme vice-président une autre gloire, le maréchal Pétain, 84 ans, qui, pourtant, tourne le dos à sa politique. Weygand est obligé, à son tour, d’ordonner le grand repli. Vers Dunkerque.
Hitler laisse faire. Il veut ménager l’Angleterre, il cherche encore une paix séparée et Goering lui affirme que son aviation est capable d’empêcher tout rembarquement.
400.000 hommes désemparés, s’entassent avec un dernier espoir de s’échapper par la mer.
Churchill ordonne d’aller les chercher.
C’est l’opération Dynamo.
Destroyers, dragueurs de mines, chalutiers, remorqueurs, péniches, yachts de plaisance, et même le bateau-pompe de la Tamise, tout ce qui flotte traversent la Manche au secours des assiégés, parmi lesquels les généraux anglais, dont Montgomery.
Les Français contiennent les Allemands dans les faubourgs de Dunkerque, au prix de très lourdes pertes sous les Stukas de la Luftwaffe et les bombardiers.
Le rembarquement réussit pour 215.000 Anglais et 120.000 Français. Les Français seront renvoyés en Bretagne pour tenter une dernière résistance. Les Anglais sont dirigés vers des centres de rééquipement.
Pour toute l’Angleterre, Dunkerque est un exploit, que Churchill relativise. Il dit lucidement : "On ne gagne pas des guerres avec des évacuations". Pourtant c’est là, dans ces premiers jours de juin 1940, que naît "l’Esprit de Dunkerque". L’Angleterre prend conscience de la nature impitoyable de cette guerre et de la puissance mortelle de l’ennemi hitlérien. L’insouciance et l’humour font place à une mobilisation désespérée. Le 4 juin, les Allemands entrent dans Dunkerque. Ils découvrent un butin fabuleux : la plus grande partie du matériel de l’armée anglaise. Sur la plage jonchée d’épaves, Spitfires britanniques et carcasses de navires alliés témoignent de la violence des combats. Hitler proclame : "Dunkerque, c’est la plus grande bataille de tous les temps, et le 4 juin sera désormais la fête nationale allemande."
80.000 Français, les sacrifiés de la défense de Dunkerque, sont faits prisonniers. Une amertume certaine restera longtemps dans les esprits.
Mais Churchill dit : "Pendant ces quatre jours critiques, les Français ont contenu sept divisions allemandes. Ils ont ainsi apporté une splendide contribution au salut de leurs camarades. L’Angleterre n’aurait pas pu continuer la guerre sans eux."

D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C

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