11/05/1940

L’exode

// Vidéo Grandes Batailles : Panique...

Le 14 juin 1940 à l’aube la Wehrmacht entre dans Paris. Les Parisiens ne savent plus où aller, tous les ponts sur la Loire ont sauté, sauf le pont de Gien. Une marée humaine de réfugiés s’y presse, s’y bouscule sous les bombardements des Stukas. De l’autre côté le 2e classe Claude Bellanger et un groupe de soldats français ont la gorge serrée : ils ont reçu l’ordre de faire sauter le pont.

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Vidéo

Grandes Batailles : Panique...

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Les civils des régions placées sur le passage de la Wehrmacht fuient les zones de combat. Les Hollandais, les Belges et les Luxembourgeois qui possèdent des voitures, sont les premiers à partir. Tous sont contrôlés, par peur de ce qu’on appelle alors la Cinquième colonne, les espions au service des nazis. A la Gare du Nord, la Croix Rouge, débordée, transfère les réfugiés belges dans des wagons à bestiaux pour le sud. L’entrée des Allemands dans Liège accentue le mouvement de panique. Devant une telle démonstration de force, il ne reste plus qu’à obéir, ou à fuir.
Avec l'avancée fulgurante des troupes allemandes il ne reste plus qu’à obéir, ou à fuir. Avec l’avancée fulgurante des troupes allemandes, ce ne sont plus seulement les citadins qui paniquent mais aussi les ruraux. Depuis la nuit des temps les paysans sont toujours les derniers à fuir, à abandonner leurs bêtes. A Paris, les autorités tentent de canaliser l’afflux de plus en plus grand des réfugiés. La Belgique et tout le nord de la France se sont déversées sur les collèges, les casernes ou les hôpitaux, très rapidement submergés. Pour eux, le temps des « jeux interdits » commence.
Les voies ferrées sont coupées, la plupart des gens sont à pied et entassent quelques affaires sur des charettes, des brouettes des vélos, pour les plus chanceux.
Paris est déclarée ville ouverte, c’est-à-dire livrée sans combat à l’adversaire, pour ne pas subir le sort de Varsovie ou de Rotterdam. Le gouvernement est parti pour Bordeaux. Les Allemands sont aux portes de la ville. La rumeur enfle : "Ils tuent, ils violent, comme les Prussiens en 1870." Abandonnés, les Parisiens fuient. La France s’enfuit. Une immense débâcle qui portera le nom biblique d’Exode. Six millions de Français convergent vers la Loire, le dernier rempart.
Mais il n’y a pas de rempart contre les Stukas.

D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C

L'exode vu par Antoine de Saint-Exupéry

« ...Je survole donc des routes noires de l'interminable sirop qui n'en finit plus de couler. On évacue dit-on, les populations. Ce n'est déjà plus vrai. Elles s'évacuent d'elles-mêmes. Il est une contagion démente dans cet exode. Car où vont-ils, ces vagabonds ? Ils se mettent en marche vers le Sud, comme s'il était, là-bas, des logements et des aliments, comme s'il était, là-bas, des tendresses pour les accueillir. Mais il n'est, dans le Sud, que des villes pleines à craquer, où l'on couche dans les hangars et dont les provisions s'épuisent. Où les plus généreux se font peu à peu agressifs à cause de l'absurde de cette invasion qui, peu à peu, avec la lenteur d'un fleuve de boue, les engloutit. Une seule province ne peut ni loger ni nourrir la France !... »


Extrait de Pilote de guerre, de Saint-Exupéry, Gallimard.

// Dossiers

LE PROCES DE NUREMBERG ET DE TOKYO

Témoignages poignants et débats se succèdent, les massacres perpétrés par les nazis éclatent au grand jour.

LA DEPORTATION

Chaque conquête du IIIe Reich est suivie de la création de nouveaux camps...

LA RESISTANCE EN FRANCE ET EN EUROPE

Dès 1940, des hommes et des femmes de tous les milieux sociaux et de tous les horizons politiques décident de poursuivre la lutte contre l’occupant.

// Protagonistes

Karl Dönitz

Contre-amiral en 1939, Karl Dönitz commande au début de la Seconde Guerre mondiale l’ensemble de la flotte sous-marine du Reich

Chester Nimitz

Après Pearl Harbor, le président Roosevelt nomme l’amiral Nimitz commandant en chef de la flotte du Pacifique

Heinz Guderian

Heinz Guderian, grand théoricien de la guerre des blindés, est général de panzers et inspecteur des « troupes mobiles »