06/08/1945

L’arme absolue

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INA : La bombe atomique

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Hiroshima

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Dans le Pacifique, la guerre continue. Le 23 février 1945, les Marines plantent leur drapeau sur le mont Suribashi, le volcan qui domine l’île d’Iwo Jima. La bataille a coûté la vie à 7.000 Américains et 20.000 Japonais. D’Iwo Jima et autres îles du Pacifique, les Boeing B 29 superforteresses peuvent maintenant atteindre le Japon.
9 mars 1945. Tokyo est bombardé. Mieux que le phosphore de Dresde, la science humaine vient d’inventer le Napalm, une essence gélifiée incendiaire. 1700 tonnes sont larguées. Ce raid sur Tokyo fera 100.000 morts et les cinq millions de sans-abris. Mais les militaires au pouvoir dans l’Empire du soleil levant veulent continuer la guerre jusqu’au bout. Le code de l’honneur leur impose de se battre à mort et ils se préparent au débarquement des forces américaines. Les militaires au pouvoir dans l'Empire du soleil levant veulent continuer la guerre jusqu'au bout. Les Etats-Unis choisissent alors d’éviter ce débarquement, qui s’annonce sanglant, en déclenchant l’enfer atomique. Les deux premières bombes nucléaires de l’histoire font, en une seconde, plus de cent mille victimes et permettent enfin à l’Empereur Hiro-Hito de demander la paix, sans perdre la face.
Il a fallu la bombe atomique pour que les soldats et les officiers japonais acceptent de faire ce geste si contraire au Bushido, le code de l’honneur. Mais au moins 10.000 d’entre eux s’y refuseront et s’enfuiront dans la jungle. Le dernier sera fait prisonnier en 1975.
Le 2 septembre 1945, dans la baie de Tokyo, à bord du cuirassé américain Missouri, l’émotion étreint les représentants des nations alliées, Chinois, Anglais, Russes ou Français. Ils ont le privilège d’assister à la reddition japonaise, signée par le ministre japonais des Affaires étrangères Mamoru Shigemitsu et par le général Mac Arthur qui représente les vainqueurs.
C’est la fin de la seconde guerre mondiale.
Cette guerre a fait 50 millions de morts, deux fois plus de victimes civiles que militaires dans ce déchaînement de la violence à l’état pur. Des milliers de malheureux ont souffert, longtemps après, de l’agonie due aux radiations nucléaires, ou du manque atroce des parents ou des enfants, morts dans les camps nazis.

D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C

La réaction de Camus au bombardement d'Hiroshima

Dans son éditorial du journal "Combat" daté du 8 août 1945, Albert Camus est l'une des rares voix qui s'élévent après l'explosion de la bombe atomique sur Hiroshima :


« Le monde est ce qu'il est, c'est-à-dire peu de chose. C'est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d'information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique. On nous apprend, en effet, au milieu d'une foule de commentaires enthousiastes, que n'importe quelle ville d'importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d'un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l'avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Nous nous résumerons en une phrase: la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.
En attendant, il est permis de penser qu'il y a quelque indécence à célébrer ainsi une découverte, qui se met d'abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l'homme ait fait preuve depuis des siècles. Que dans un monde livré à tous les déchirements de la violence, incapable d'aucun contrôle, indifférent à la justice et au simple bonheur des hommes, la science se consacre au meurtre organisé, personne sans doute, à moins d'idéalisme impénitent, ne songera à s'en étonner.
Ces découvertes doivent être enregistrées, commentées selon ce qu'elles sont, annoncées au monde pour que l'homme ait une juste idée de son destin. Mais entourer ces terribles révélations d'une littérature pittoresque ou humoristique, c'est ce qui n'est pas supportable.
Déjà, on ne respirait pas facilement dans ce monde torturé. Voici qu'une angoisse nouvelle nous est proposée, qui a toutes les chances d'être définitive. On offre sans doute à l'humanité sa dernière chance. Et ce peut être après tout le prétexte d'une édition spéciale. Mais ce devrait être plus sûrement le sujet de quelques réflexions et de beaucoup de silence. (...)
Au reste, il est d'autres raisons d'accueillir avec réserve le roman d'anticipation que les journaux nous proposent. Quand on voit le rédacteur diplomatique de l'Agence Reuter annoncer que cette invention rend caducs les traités ou périmées les décisions mêmes de Potsdam, remarquer qu'il est indifférent que les Russes soient à Koenigsberg ou la Turquie aux Dardanelles, on ne peut se défendre de supposer à ce beau concert des intentions assez étrangères au désintéressement scientifique.
Qu'on nous entende bien. Si les Japonais capitulent après la destruction d'Hiroshima et par l'effet de l'intimidation, nous nous en réjouirons. Mais nous nous refusons à tirer d'une aussi grave nouvelle autre chose que la décision de plaider plus énergiquement encore en faveur d'une véritable société internationale où les grandes puissances n'auront pas de droits supérieurs aux petites et aux moyennes nations, où la guerre, fléau devenu définitif par le seul effet de l'intelligence humaine, ne dépendra plus des appétits ou des doctrines de tel ou tel État.
Devant les perspectives terrifiantes qui s'ouvrent à l'humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d'être mené. Ce n'est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l'ordre de choisir définitivement entre l'enfer et la raison. »


Albert Camus, éditorial de « Combat », 8 août 1945

Le président Truman annonce Hiroshima à la Radio


"(...) La bombe atomique permet d'intensifier d'une manière nouvelle et révolutionnaire la destruction du Japon. Sa force relève de la force élémentaire de l'univers, de celle qui alimente le soleil dans sa puissance. Cette force vient d'être lancée contre ceux qui ont déchaîné la guerre en Extrême-Orient.
Nous avons maintenant deux grandes usines et plusieurs établissements se consacrant à la production de la puissance atomique. Le nombre des employés, au plus fort de la construction, a atteint 125 000 et plus de 65 000 personnes sont encore engagées maintenant dans ces usines. Nous avons dépensé deux milliards de dollars et couru le plus grand risque scientifique de l'histoire. Nous avons gagné.
Le fait que nous soyons en mesure de libéré l'énergie atomique inaugure une ère nouvelle dans la compréhension de la nature.
Je vais proposer au Congrès de prendre immédiatement en considération la création d'une commission de contrôle pour la production et l'usage de l'énergie atomique aux Etats-Unis. D'autre part, je vais recommander au Congrès d'examiner dans quelles conditions l'énergie atomique pourrait devenir un instrument puissant du maintien de la paix mondiale.
Normalement, tout ce qui concerne la production de l'énergie atomique sera rendu public. Mais, dans les circonstances actuelles, on n'a pas l'intention de divulguer les procédés de la production, ni son application militaire, pour nous protéger nous-mêmes, et le reste du monde, contre le danger d'une destruction soudaine.
C'était pour épargner au peuple japonais une destruction complète que l'ultimatum du 28 juillet a été publié à Potsdam. Les chefs japonais ont rejeté rapidement cet ultimatum. S'ils n'acceptent pas maintenant nos conditions, ils peuvent s'attendre à une pluie de destructions venant des airs comme on en a jamais vu sur cette terre. Après cette attaque aérienne, les forces navales et terrestres suivront en nombre et en puissance, telles qu'ils n'en ont jamais vu auparavant et avec cette adresse au combat qu'ils connaissent bien."


Extrait du message du président Truman, le 7 août 1945,à la radio américaine.

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