Kezman-Luyindula, le duo-bis Le 02/12/2008 17h53 Barré à la pointe de l'attaque parisienne par le tandem, actuellement inamovible, Hoarau-Giuly, le complémentaire duo Kezman-Luyindula sévit pour l'instant uniquement dans les différentes coupes et sera à nouveau aligné mercredi soir sur la pelouse de Manchester City en Coupe de l'UEFA. Mais les deux compères peuvent-ils réellement espérer autre chose ?
 | | Luyindula-Kezman, une belle complicité. (Reuters) | Peguy Luyindula-Mateja Kezman. Voici un duo d'attaquants remplaçants que l'on n'attendait pas forcément en début de saison du côté de la capitale et qui sera une nouvelle fois aligné mercredi soir à Manchester City. Et si, à l'aube de ce nouvel exercice, Luyindula ne pouvait vraisemblablement pas prétendre à une place de titulaire et constituait même le quatrième choix offensif de Paul Le Guen, Kezman, recruté à la mi-août, pensait quant à lui devenir rapidement un titulaire indiscutable au sein de l'attaque parisienne.
A trois journées de la trêve hivernale, force est de constater que c'est pourtant l'ancien Niortais qui a su tirer son épingle du jeu et se montrer décisif, comme à Marseille en championnat (4-2), face à Nancy en Coupe de la Ligue (2-0) et, plus récemment, face au Racing Santander en Coupe de l'UEFA (2-2), même si le repositionnement de Giuly et sa bonne entente avec le désormais incontournable Hoarau ont renvoyé Luyindula sur le banc depuis la 13e journée et la réception de Lille.
Kezman peine à convaincre
Le Serbe a également pu se montrer, par intermittence, à son avantage. Il a ainsi fait trembler les filets face à Santander et devant les Turcs de Kayserispor, toujours en phase de poules de l'UEFA, démontrant au passage une belle complicité avec le natif de Kinshasa, comme on a pu le voir notamment face au Racing, où, en plus d'ouvrir le score, Kezman avait délivré une passe décisive à son acolyte. Mais individuellement, l'ancien de Fenerbahçe peine à convaincre et se montre parfois plus que quelconque dans le jeu, bien que quelques motifs d'espoir peuvent être décelés dans sa dernière prestation à Rennes (0-1, 16e j. de L1), malgré les occasions manquées. Il avait pourtant ouvert son compteur-buts dès sa première apparition sous le maillot du PSG face à Nantes... sur penalty. Depuis, il ronge son frein sur le banc et se contente de titularisations dans les différentes coupes, lui qui n'a eu les honneurs du onze de départ de Paul Le Guen qu'à deux reprises en onze apparitions dans l'élite, pour 371 minutes sur le terrain.
De son propre aveu, Kezman reconnaît d'ailleurs qu'on n'a vu que "5 à 10% du vrai Mateja" alors qu'il admet également qu'il n'avait "jamais passé plus de quatre matches de rang sur le banc" en treize années d'une carrière bien remplie entre le Partizan Belgrade, le PSV Eindhoven, Chelsea, l'Atletico Madrid et Fenerbahçe. Frustré par ce nouveau statut, il s'en était d'ailleurs fait écho dans la presse, étalant son mal-être dans les quotidiens sportifs avant, chose rare, de s'en excuser auprès des ses coéquipiers.
Luyindula: "Je l'aime beaucoup"
Le Serbe reste toutefois apprécié au sein du groupe parisien, et plus particulièrement par...Peguy Luyindula. Il suffisait de voir la joie communicative de ce dernier après son but inscrit au Vélodrome contre l'OM et surtout le geste qu'il eut envers Kezman, saisissant à pleines mains le visage de son coéquipier pour célébrer conjointement ce but décisif signé d'un "remplaçant". L'ex( ?)-international faisait d'ailleurs récemment référence à ce geste ainsi qu'à l'amitié, réelle, entre ces deux joueurs qu'un seul mois sépare (Luyindula est né le 25 mai 1979, Kezman le 12 avril, ndlr). "Ce geste ne représentait rien, sauf le fait que je l'aime beaucoup, avait-il confié. C'était vraiment spontané mais également une manière de lui dire de continuer à se battre".
Ainsi, les deux compères ont à nouveau sévi face à Santander et devraient être reconduits mercredi sur la pelouse du City of Manchester Stadium, un match face aux Citizens que les Parisiens ne doivent absolument pas perdre s'ils veulent poursuivre leur parcours européen. Quoi qu'il en soit, même si cette association fonctionne pour le moment plutôt bien, elle ne paraît pas encore en mesure de déloger les titulaires habituels (Hoarau-Giuly). Toutefois, la polyvalence de Luyindula lui permet de faire régulièrement sa rentrée sur un côté alors que le registre de Kezman est forcément plus limité. Mais la saison est encore longue et le Serbe aura certainement de nouvelles occasions de prouver sa valeur... Et puis, en cas de maintien, plus que probable, du PSG parmi l'élite, son option d'achat serait automatiquement levée et il deviendrait parisien pour près de 3, 5 millions d'euros. Autant s'y habituer... |