TV5MONDE Dakar : carte postale interactive : reportages photographiques, sons, vidéos, panoramiques 360°, musique et ressources documentaires.

 
A la découverte d'une ville du monde avec TV5MONDE 

  Des cumulo-nimbus qui sortent des pots d’échappement rapiécés des Peugeot des années 70 aux moutons qui stationnent benoîtement sur les routes, en passant par des habitudes de conduite toutes particulières, la circulation à Dakar est une joyeuse pagaille.


On négocie le prix avant de monter
Chaque jour, le nombre de véhicules augmente et malgré les travaux de voiries, les embouteillages se multiplient et s’aggravent. Aux heures de pointe, il n’est pas rare de parcourir un kilomètre en une demi-heure ! Et si un vent bénéfique évite aux dakarois les problèmes respiratoires chroniques en vogue dans d’autres capitales, ce même vent fait la misère des automobilistes qui voient la plupart des routes hors du centre-ville diminuées de moitié… voire les retrouvent complètement ensablées.

L’exode rural fait qu’au Sénégal les transports en commun sont très utilisés et 4 véhicules sur 5 y sont consacrés. Chaque ville, chaque village a sa propre gare routière qui fonctionne 24heures/24, et on estime que dans toute la région de Dakar, ce sont entre 700 000 et 1 000 000 de personnes qui empruntent les transports en commun. Les gares routières sont donc des lieux grouillants de vie toute la journée, des microcosmes cosmopolites où Sénégalais et étrangers arrivent, partent, transitent, dorment, vendent, se promènent, palabrent et surtout… attendent !

Non seulement les voyages sont parfois très longs – un trajet de Dakar à Kedougou ( 702 kilomètres) peut prendre jusqu'à 24 heures -, mais il n’est pas rare pour les voyageurs de devoir pousser les cars rapides qui tombent souvent en panne, ou de devoir attendre que toutes les places soient prises pour que le car parte. En effet, la devise des cars rapides est " toujours plein " : ce qui signifie que quand un voyageur arrive à destination, le car ne repart que quand la place de celui qui est descendu se retrouve à nouveau occupée. Ce qui est particulièrement sympathique quand un voyageur descend à 2 heures du matin dans son village de 65 habitants… il y a en effet peu de chance qu’à cette heure un autre habitant de ce village ait la bonne idée de partir vers la destination du car ! Mais il paraît que tout finit par s’arranger au prix de quelques cris et de palabres…
Autre moyen pour circuler, les fameux taxis noirs et jaunes, spécialisés dans le transport des personnes au centre des villes sénégalaises. Leurs cousins, les taxi-brousse, sont eux spécialisés dans les transport à l’intérieur du pays, de village en village. Douze personnes peuvent y prendre place, au prix cependant de contorsions peu agréables.

Le transport à dos d’animal est également encore utilisé dans les campagnes mais aussi dans les banlieues de Dakar. Là où l’eau est rare, les habitants ne sont pas mécontents de compter sur les ânes ou les chevaux pour aider à transporter le précieux liquide.

Promenade en calèche
Reste un autre moyen de transport, le plus écologique du Sénégal, la pirogue. Si elles servent essentiellement aux pêcheurs, il n’est pas rare de les voir utilisées par des villages entiers qui ne sont reliés à leurs champs et au reste du pays que par les pirogues.
Pirogues prêtes à embarquer

Crédits photo : Laurent Gerrer
Copyright © 2001 TV5MONDE
Retour haut de page