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  Si la situation des femmes en Afrique est souvent très difficile, celle des Sénégalaises semble la plus enviable. Elles représentent 52% de la population active et sont considérées comme le pilier de la famille.


En effet, et même si l’on compte encore 75% de femmes analphabètes, les Sénégalaises ont une indépendance et une autonomie que nombre de leurs congénères dans les pays industrialisés sont loin d’avoir. Présentes dans tous les domaines économiques (financier grâce à l’imposant système des tontines, agricole avec un dur travail dans les champs, commercial car elles détiennent le monopole du commerce de fruits et légumes, ...), certaines d’entres elles, à force de travail et de persuasion, sont arrivées aux plus hauts postes du pays (députés, ministres, PDG) Séductrices, extraverties, appréciées par tous les Africains, à ce titre, elles entendent bien représenter toutes les femmes africaines dans leurs luttes pour l’amélioration de la vie du continent.

Elles ont même créé une association, l’Afepes (association des femmes pour la promotion de l’entreprise au Sénégal) forte de 4000 femmes d’affaires de 35 à 50 ans, commerçantes et dirigeantes de micro-entreprises dans divers secteurs d’activités. Leur idée : réunir des fonds pour aider les femmes qui se lancent, organiser des formation de gestion de l’entreprise ou décrocher des financements.

Combat pour l’avortement, contre l’excision, contre la polygamie… les femmes font de plus en plus parler d’elles à la télévision nationale la RTS. Et le journal du soir, présenté un jour sur deux par une femme, montre à quel point elles se sont imposées ces dernières années comme citoyennes à part entière. Et pourtant, choisir le métier de journaliste quand on est une femme et que l’on vit en Afrique est loin d’être facile et anodin. Reste que les jeunes Sénégalaises sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers cette profession. Et à l’ISSIC, Institut Supérieur des Sciences de l’Information et de la Communication, de Dakar, le nombre de femmes inscrites à la formation a dépassé pour la première fois cette année le nombre d’hommes. Signe des temps sans doute mais aussi d’une volonté à toute épreuve : " mon destin, c’est d’écrire ; je ne peux pas m’arrêter d’écrire ", déclare l’une d’entre elles, correspondante du magazine Diva. Et une fois la carte de journaliste en poche, il faut continuer à se battre car la tentation est grande de confiner les femmes dans certains sujets dits " strictement féminins ", comme la couverture des inaugurations de maternité, la mode ou la beauté. Mais les choses évoluent petit à petit : " Dire que les femmes journalistes sont mises à l’écart n’est plus d’actualité ", affirme la correspondante de Diva, " aujourd’hui, elles ne sont plus mal vécues par la société, car elles sont de plus en plus nombreuses dans le milieu des médias. C’est une fierté pour la société, qui montre l’évolution des mentalités ".
Et même s’il reste difficile de concilier vie familiale et vie professionnelle – ce qui est le lot de toute femme qui travaille, au Sénégal comme ailleurs -, ces jeunes femmes ne quitteraient le métier " pour rien au monde ".

Les femmes représentent 52% de la population active et 60% de l’électorat au Sénégal. Elle sont 12% dans les instances représentatives du pays et 5% dans les postes de décision. On compte 4 femmes au gouvernement sur 26 ministres et 14 députées sur 120 parlementaires. On compte 6 maires au féminin au Sénégal.
 
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